La Fête de la musique, une spécialité française

La Fête de la musique, une spécialité française

Chaque année, le 21 juin, jour le plus long de l’année, la France célèbre la Fête de la Musique, une spécialité française où tout le pays se transforme en immense scène musicale.
Créée en 1982 à l’initiative du ministère de la Culture, villes et villages battent le rythme des tous les styles musicaux à travers des concerts gratuits organisés ou improvisés, et la participation spontanée du public.

Cette fête s’inspire d’anciennes traditions des feux de la Saint-Jean ou des veillées champêtres, et incarne surtout l’esprit convivial français. Elle s’est rapidement exportée : moins de trente ans après sa création, l’événement est repris dans plus de 110 pays ! Voyons quelles sont les manifestations de la Fête de la Musique sur le territoire français et comment bien en profiter lorsqu’on découvre la France un 21 juin… 

Naissance de la Fête de la Musique

Solstice et pratique musicale : 1982

L’idée de la Fête de la Musique remonte aux années 1970. En 1976, le musicien Joël Cohen imagine des « Saturnales de la musique » pour célébrer le 21 juin, jour du solstice d’été, sur France Musique. 

Un sondage de 1982 montre que 5 millions de Français jouent d’un instrument, signe de l’importance de la musique dans la vie culturelle nationale. Forts de ce constat, le Ministre de la Culture Jack Lang et le compositeur Maurice Fleuret reprennent l’idée des ‘Saturnales’ et lancent la toute première édition de la Fête de la Musique le 21 juin 1982 afin de mobiliser les Français musiciens amateurs et aguerris. L’opération est un succès immédiat, rassemblant plus d’un million de personnes à travers la France et générant des milliers d’initiatives spontanées et une participation massive dans les rues, les places et les espaces publics du pays. Cette affluence a marqué le début d’une tradition populaire qui s’est ensuite étendue bien au-delà des frontières françaises.

fenetre ouverte sur Paris

Retentissements à l’international

À partir de 1985, à l’occasion de l’Année européenne de la Musique, la Fête de la musique version française a commencé à s’exporter hors de l’Hexagone, d’abord en Europe puis dans le reste du monde. Cet événement populaire  a inspiré de nombreuses initiatives similaires, parfois appelées World Music Day ou Make Music Day. Si elle n’est pas officiellement labellisée par l’UNESCO, elle s’inscrit dans les valeurs promues par l’organisation — telles que le dialogue entre les cultures, la démocratisation de l’accès à la culture, et la reconnaissance de la musique comme vecteur de paix et de coopération entre les peuples. La Journée internationale de la musique, officielle, est fixée au 1er octobre, instaurée par l’UNESCO en 1975 à l’initiative de Yehudi Menuhin et du Conseil international de la musique.

Les manifestations de la Fête de la Musique en France

La Fête de la musique en France, c’est avant tout un événement populaire entièrement gratuit, où s’exprime toute la diversité des styles musicaux au sein de l’espace public. Une chance pour ceux qui viennent découvrir la France à cette période-là : pour le premier jour de l’été, c’est un grand spectacle musical éclectique qui s’offre à eux.

groupe-etudiantes FLE

Des concerts en plein air et dans les rues

Des centaines de concerts gratuits sont organisés dans les rues, sur les places, dans les parcs et sur les quais, aussi bien dans les grandes villes que dans les petites communes : il n’y a pas d’exception, tout le territoire est investi, pas de différence entre les villes et les  campagnes.
Le public défile dans les quartiers, muni d’un programme listant les concerts du jour : métro, stations abandonnées, quais de gare ou pelouses de parc peuvent ainsi devenir des scènes éphémères. À Paris, des bals et DJ sets animent la nuit sur les quais de Seine ou dans les stations de métro transformées de La Motte-Picquet ou des Arts et Métiers. Par exemple, cette année 2025, un concert exceptionnel du brass band de l’Armée de l’Air et de l’Espace est prévu à bord des Bateaux-Mouches.
Dans les petites localités, on voit des harmonies municipales sortir leurs cuivres, des duos guitare-accordéon improviser dans une cour d’école, ou simplement deux amis chanteurs accompagnés d’une guitare sur la place de la mairie. 

De même, tous les styles musicaux sont représentés : rock, pop, électro, jazz, musique classique, rap, musiques traditionnelles, gospel, funk,… La Fête de la Musique met à l’honneur aussi bien les musiciens amateurs que les artistes confirmés, favorisant la participation spontanée et la diversité des pratiques musicales.

Les têtes d’affiches investissent les scènes emblématiques ou insolites

Des concerts officiels sont organisés dans des lieux prestigieux ou insolites comme dans des musées (Archives Nationales, Palais de la Découverte), des églises ou des institutions publiques (Assemblée nationale), des monuments historiques…. Des scènes s’installent exceptionnellement sur des places emblématiques comme la place Pigalle, la Bastille, ou devant la Pyramide du Louvre. Une façon de découvrir ou d’apprécier une musique dans un cadre patrimonial unique. 

 

A la découverte des nouveaux talents  !

Certains musiciens perçoivent la Fête de la Musique comme un tremplin gratuit : ils jouent devant un public qu’ils n’auraient pas atteint autrement et peuvent se faire “découvrir” comme nouveaux talents ! Cet événement populaire n’instaure aucune hiérarchie ni style dominant, tout le monde a droit de se produire publiquement, permettant aux talents indépendants d’émerger (les labels, radios et programmateurs veillent ce soir-là avec l’œil et l’oreille grand ouverts !).

Fête de la Musique façon FLE 

La musique pourrait-elle être un thème de séjour linguistique en France ? 

De ce point de vue, la Fête de la Musique représente une expérience culturelle exceptionnelle et originale. Les apprenants en voyage peuvent s’appuyer sur l’événement comme support d’apprentissage vivant et comme point de départ d’une exploration de la chanson francophone et du lexique musical. Écouter et analyser les paroles des chansons constitue un exercice très favorable à la compréhension orale et au développement d’un vocabulaire spécifique et idiomatique. On dit bien Jouer d’un instrument… comme en anglais (play an instrument), mais à la différence de l’italien (suonare uno strumento) ou de l’espagnol (tocar un instrumento)… C’est l’occasion de se lancer dans l’écriture de paroles en français et de se produire publiquement en chantant ses propres compositions ! 

La fête de la musique, un modèle français adopté dans le monde

Aujourd’hui célébrée dans plus de 110 pays, la Fête de la Musique a su s’exporter : du Japon à la Colombie, de Berlin à Bamako, elle s’inspire du modèle français. Concerts gratuits, scènes en plein air, participation populaire : l’état d’esprit est conservé mais les pays ou structures organisatrices y apportent leurs touches locales… 

Portée par les réseaux culturels francophones (Alliances françaises, Instituts français) ou intégrée aux programmations locales, la fête devient tour à tour vitrine de la francophonie, levier de diplomatie culturelle ou tremplin pour la création musicale locale. L’adoption du nom français dans de nombreuses villes du monde témoigne de l’influence du concept français : « Fête de la Musique » est désormais une expression comprise dans de nombreuses langues.

La Fête de la Musique, née en France, est aujourd’hui partagée dans le monde entier. Pour les apprenants en séjour linguistique, elle offre une occasion concrète de pratiquer le français autrement, dans un cadre culturel vivant. C’est aussi une manière simple de découvrir la place que la musique occupe dans la société française.

Fêter Pâques en France : traditions & chocolat !

Fêter Pâques en France : traditions & chocolat !

Pâques rime souvent avec printemps… En avril, les journées sont plus longues, le soleil s’affirme après les dernières gelées et les giboulées de mars. Fêter Pâques, c’est célébrer l’installation de la belle saison, en famille et en plein air, avec beaucoup de chocolat !

Entre traditions religieuses et folklore populaire, Pâques est empreinte de spiritualité et de gourmandise, et fait pleinement partie de la culture française. Entre le festin du dimanche, les cloches retentissantes et la chasse aux œufs dans les jardins, ce sont des festivités pleines de générosité que les voyageurs étrangers découvrent et dégustent avec plaisir. 

Les origines des fêtes de Pâques

L’histoire de Pâques, bien que profondément associée au christianisme, remonte à l’Antiquité, où les peuples célébraient le réveil de la nature après les rigueurs de l’hiver. Les Romains, les Perses, les Celtes honoraient la fertilité et la renaissance du monde végétal en s’échangeant des œufs, symboles de vie et d’abondance.

Cette fête païenne fait désormais partie du calendrier liturgique et constitue un événement majeur de la religion chrétienne. Pâques commémore la Résurrection du Christ, survenue, le troisième jour après sa crucifixion. Les croyants se préparent à cet événement au cours de la Semaine Sainte,  marquée en trois temps par le Jeudi Saint (associé à la Cène), le Vendredi Saint (évoquant la Passion du Christ) et enfin le dimanche de Pâques. De coutume chrétienne, les familles célèbrent ce dimanche avec beaucoup de ferveur et de joie, des messes solennelles, des processions, et des repas… généreux célébrant la fin du Carême.  

Et cette histoire de cloche alors ?

vacances patates au champ

Parmi les récits traditionnels de Pâques, on raconte que les cloches des églises, silencieuses depuis le Vendredi Saint en signe de deuil, partiraient en pèlerinage à Rome, avant de revenir dans la nuit du samedi au dimanche. Carillonnantes et chargée d’œufs en chocolat, elles annoncent la résurrection et déversent sur leur passage des œufs et des friandises dans les jardins et les cours des maisons… Et voilà l’origine de la chasse aux œufs dans les chaumières françaises.

Rituels et Symboles : Comment fête-t-on Pâques en France ?

La chasse aux oeufs : ce n’est pas que pour les enfants…

patates et cepes

C’est dimanche, les cloches ont retenti et ont dissimulé des surprises gourmandes dans les jardins : dans le creux de l’écorce d’un arbre ou parmi les petits cailloux d’une allée, sous un buisson fleuri ou au pied d’un rosier épineux… toutes les cachettes sont bonnes pour provoquer une chasse aux “œufs” effrénée. Les chocolats et sucreries attisent curiosité et gourmandise, et pas que chez les enfants. C’est le moment pour toute la famille et les amis de se réunir et de partager les récoltes !

Il n’est pas rare dans certaines villes et région, comme à Paris, Strasbourg ou dans les Châteaux de la Loire, que d’immenses chasses aux œufs soient organisées dans les grands parcs publics ou même dans des monuments historiques. C’est le moment de découvrir le patrimoine dans un moment divertissant et de faire un peu d’histoire tout en dégustant du chocolat. En cette année 2025, c’est le cas au Château de la Reine Margot (brunch et chasse aux œufs !) ou encore au Château Vaux-le-Vicomte (voir les idées de sorties de Sortir à Paris)

Les processions et célébrations religieuses encore présentes dans certaines villes

Si Pâques en France est une fête de joie et de partage, elle est aussi empreinte d’une ferveur religieuse, particulièrement marquée dans certaines régions. 

  • En Corse, dans les villages, on pratique encore les processions nocturnes éclairées au flambeau ou à la torche. Ces événements à la fois religieux et folkloriques très populaires rassemblent beaucoup de fidèles et de curieux, dans une atmosphère mystique.
  •  À Perpignan dans les Pyrénées Orientales, La Procession de la Sanch à Perpignan est un événement majeur. Elle se déroule chaque Vendredi Saint, où des pénitents vêtus de noir défilent dans les rues de la ville, tandis que les participants portent des « misteris », lourdes statues représentant les scènes de la Passion du Christ. Cette procession attire plus de 10 000 spectateurs chaque année ! De quoi impressionner des visiteurs étrangers venus découvrir les rituels de Pâques encore bien présents dans certaines régions de France.
paris cimetiere pere lachaise

Le festin de Pâques à la française, selon les régions…

L’agneau pascal

auvers sur oise cimetiere van gogh

Dès le Moyen Âge, l’agneau s’impose comme le mets traditionnel de Pâques en France. Héritier des traditions juives et chrétiennes, il symbolise à la fois le sacrifice et le renouveau. A chaque famille sa version et sa recette : soit le gigot d’agneau rôti, soit le navarin avec les petits légumes nouveaux du printemps, soit le carré d’agneau en croûte d’herbes…. 

Et pour ceux qui n’aiment pas la viande, on peut tricher ! 

En Alsace, on déguste le Lamala, un petit agneau pascal… en biscuit moelleux ! Saupoudré de sucre glace, avec un bon chocolat chaud…

Les brioches pascales

En France, on aime les brioches de Pâques sous diverses formes selon les régions : 

  • Du côté de Limoges et de l’Aveyron : on fabrique la Cornue, en forme de tripode, ou la Fouace, parfumées à la fleur d’oranger. 
  • Du côté de l’Isère, on mange la Pogne de Romans, en forme de couronne parfumée à la fleur d’oranger. 
  • En Vendée, on déguste l’alise pacaude, brioche plate parfumée à… la fleur d’oranger !
  • En Corse, la brioche pascale (la Cacavellu) est à l’anis, décorée d’œufs durs.
cimetiere americain normandie
cimetiere americain normandie
cimetiere americain normandie

D’autres gourmandises régionales :

Dans le Poitou, Pâques est l’occasion de déguster le tourteau fromagé, un gâteau à base de fromage de chèvre frais et noirci sur le dessus (un peu “cramé” dirait-on, mais c’est très bon !). 

En Occitanie, c’est la Croustade de Pâques qui fait son show : un gâteau feuilleté et généreusement garnie de pommes caramélisées à l’Armagnac… 

Sète tombe de Paul Valéry
port de Sète

Et les chocolats, sans modération

Attention à la crise de foie, car le chocolat est désormais la star des fêtes pascales. Que serait Pâques sans les chocolats, noir, blanc, au lait, praliné, en forme d’œufs, de cloches, ou de lapins ? À moins que vous ne préfériez les “fritures”, petits chocolats en forme de poissons et crustacés ? 

À chacun ses favoris : Pâques est un moment de partage (équitable !) des trésors récoltés lors de la chasse aux œufs, et de bons plats en famille et entre amis. 

Pâques en France et en Europe : quelques similitudes

Si la France célèbre les cloches voyageuses, d’autres pays d’Europe ont développé leurs propres récits et traditions.

En Allemagne et en Autriche, ce ne sont pas les cloches mais le lièvre pascal, Osterhase, qui dépose les œufs en chocolat dans les jardins. Cette figure, importée aux États-Unis, a donné naissance au célèbre Easter Bunny.

En Espagne, la Semana Santa constitue une célébration religieuse majeure, marquée par d’impressionnantes processions où des confréries défilent dans les rues, portant des « pasos » (sculptures religieuses) sur leurs épaules, au rythme des tambours et des chants traditionnels comme les saetas.

En Italie, le lundi de Pâques, on fait la « Pasquetta » : entre amis, on aime à se retrouver autour d’un pique-nique champêtre, où l’on déguste la Colomba di Pasqua, une brioche moelleuse très gourmande en forme de colombe, parfois recouverte de fruits confits ou fourrée de crème de pistache.

Les bonnes raisons de voyager en France à Pâques ?

Pâques en France, c’est le moment du retour des beaux jours et de la nature en fleurs. Le printemps s’installe, et toutes les destinations françaises sont agréables à vivre, avec le soleil et des jardins qui s’étoffent : les visites culturelles, les rallyes photos, les jeux de piste et la chasse aux œufs ont toute leur place en cette belle saison ! 

Pâques en France, c’est l’occasion de savourer des spécificités culinaires et de consommer une grande quantité de brioche et de chocolats en toute impunité ! Toutes les familles respectent la tradition…

Enfin, Pâques est un moment de partage dans tous les sens du terme, autour de la gastronomie, du folklore et des rites religieux. Cela en fait une expérience particulièrement riche pour des apprenants du français langue étrangère pour interagir avec les natifs (au marché, avec les commerçants, en ateliers FLE, ou mieux, en famille d’accueil), et pour s’immerger dans la culture et les traditions françaises.

Comment réussir sa visite à Paris pendant les Jeux Olympiques 2024

Comment réussir sa visite à Paris pendant les Jeux Olympiques 2024

2024, c’est l’année de Paris, l’année du plus grand événement sportif international : les Jeux Olympiques. Quelle effervescence en perspective ! Plus de 15 millions de visiteurs sont attendus dans la capitale française sur cette période qui débutera officiellement le 26 juillet avec la cérémonie d’ouverture. Sécurité, déplacement, accessibilité… mais comment profiter de sa visite à Paris dans un tel bouillonnement d’activités ? Voici le guide pratique de Vacances Actives Linguistiques, du bon usage de Paris pendant les JO.

Anticiper son séjour à Paris pendant les JO 

Anticipez ! Préparez votre voyage, vos déplacements et vos réservations : ce n’est pas notre agence de voyage qui vous dira le contraire, car c’est notre métier… et la clé d’un voyage réussi. Voici les bonnes références, les chiffres clés et les astuces pour organiser votre visite à Paris pendant les JO. 

Le Programme des Jeux Olympiques 2024

Les Jeux Olympiques de Paris se dérouleront du 26 juillet au 11 août 2024, avec plus de 300 épreuves impliquant 10 500 athlètes répartis sur 35 sites olympiques. Retrouvez le programme détaillé jour par jour sur ce site : https://olympics.com/fr/paris-2024/calendrier

Se déplacer à Paris pendant les Jeux Olympiques

Evitez la voiture !

La circulation n’était déjà pas chose facile à Paris… Les Jeux Olympiques vont la rendre labyrinthique ! Affluence, fermeture de rues et de lignes de métros, le trafic en voiture comme en transports en commun sera fortement perturbé. 

La meilleure option de déplacement pour visiter Paris ? La marche à pied bien sûr. La déambulation, rien de tel pour flâner et découvrir les beautés de la capitale le nez au vent… 

La deuxième meilleure option : le vélo ou la trottinette (privée, car les trottinettes en libre service ont été expulsées du centre de Paris). Ce sont les moyens de transport qui généreront le moins de nuisances et permettront de vous faufiler à travers les zones de sécurité.

Préférez les transports en commun

Le métro, le RER, les bus et les tramways seront la meilleure alternative à la voiture pour les longues distances. Il faudra toutefois anticiper la fermeture de certaines stations de métro notamment. 

  • prendre le Métro et le RER : la fréquence des rames sera augmentée pour répondre à la demande accrue. Mieux vaut consulter les informations de mobilité en temps réel sur les horaires et les perturbations.
  • Prendre le Bus ou le Tramway : ces services seront également renforcés mais certaines lignes de bus seront redirigées en fonction des événements.
  • Profiter des pass spéciaux, tels que le « Pass JO 2024 », pour profiter de déplacements illimités à Paris et en Île-de-France. Attention, passé le 20 juillet, le tarif des tickets et des pass augmente ! Tous les tarifs sont disponibles ici !

Utilisez la carte interactive pour vos déplacements

Incontournable, une carte interactive de la mobilité a été créée, à disposition des usagers, pour anticiper tous leurs déplacements – tous transports confondus – en Ile de France. Un site à garder dans vos favoris pendant votre visite à Paris !

Et les taxis volants à Paris ? 

Non, on ne délire pas : des taxis survoleront bien Paris pendant les Jeux olympiques, sous forme de transport expérimental ! Ces taxis volants, également connus sous le nom de véhicules aériens à décollage et atterrissage vertical (VTOL), sont des solutions hybrides entre l’hélicoptère et le drone, et peuvent transporter un chauffeur et un passager. Le taxi parisien du futur ? 

Sécurité et gestion de l’affluence 

La préfecture de police de Paris met en place plusieurs périmètres de sécurité autour des sites olympiques, restreignant l’accès aux véhicules sans justificatif. Il existe plusieurs niveaux de sécurité : les zones rouges, bleues et grises. Ces zones servent à réguler la circulation, mais aussi le flux de spectateurs et sont accessibles avec un laissez-passer. 

Le périmètre noir – SILT (Sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme)

Ce périmètre est très exclusif : Il s’agit du périmètre des sites de compétition et celui de la cérémonie d’ouverture. Il concerne les spectateurs avec billets et des personnes accréditées par Paris 2024, l’organisateur de l’événement. La cérémonie d’ouverture du 26 juillet est accessible uniquement aux spectateurs munis d’un billet ou sur invitation.

Le périmètre rouge : circulation motorisée interdite

Interdiction aux voitures, bus, et tout moyen de transport motorisé. Il comprend les abords immédiats des sites de compétition, des parcours du marathon olympique et paralympique, des compétitions de cyclisme et le long de la Seine pendant la cérémonie d’ouverture (et plusieurs jours avant). Il est mis en place 2h30 avant le début de la première épreuve, et désactivé 1h après la fin de la dernière épreuve. Les piétons et cyclistes sont les bienvenus ! Aucune restriction pour eux. 

Le périmètre bleu : circulation motorisée réglementée

Le périmètre bleu s’étend au-delà du périmètre rouge avec les mêmes conditions de circulation et d’activation que le périmètre rouge.  

Laissez-passer, justificatif, QR : toutes les explications et solutions de déplacements dans les périmètres de sécurité sont détaillées sur cette plateforme : https://www.pass-jeux.gouv.fr/ 

Gestion de l’affluence 

Quelle astuce pratique pour visiter Paris dans les meilleures conditions pendant ces Jeux Olympiques !! Le site Affluences.com met à disposition une plateforme indiquant l’affluence en temps réel ou prévisionnelle de l’ensemble de l’offre culturelle et touristique pendant cette période cruciale. Certains sites emblématiques de Paris seront pris d’assaut par les touristes. Pour éviter l’affluence dans ces lieux, mieux vaut se trouver vers les sites moins connus mais tout aussi attrayants de Paris. Les musées moins fréquentés, les parcs moins célèbres et les quartiers pittoresques offrent une expérience et une découverte de Paris bien plus agréables !

 

Visiter les musées et sites culturels

Des expos inédites pour l’occasion

Oui, les musées de Paris et ses sites emblématiques seront bien ouverts pendant le Jeux Olympiques…. mais le prix des billets sera plus cher, et les temps d’attente augmentés. 

Des expositions associées au thème de l’olympique, de l’art et du sport sont proposées pendant l’été dans toute la capitale. 

  • Au Louvre : à l’occasion des Jeux olympiques et jusqu’au 16 septembre, la galerie Richelieu du Musée du Louvre accueille une exposition baptisée “L’Olympisme, une invention moderne, un héritage antique« . 
  • Des œuvres d’art dédiées à l’événement olympique sont installées dans divers sites touristiques de Paris comme les sculptures de Laurent Perbos devant l’Assemblée nationale; les 4 Cardinales du Sport de Gad Weil et Alexandra Castaing au Belvédère Claude-Gérard Marcus, sur le canal Saint-Martin,…

Les lieux emblématiques accueillent les médaillés

Et la Tour Eiffel alors ? 

La Dame de Fer reste ouverte pendant les JO ! Avec un petit supplément à l’entrée…  Sinon, ce sera tout réjouissant de rester les pieds sur terre, précisément sur le Champ-de-Mars, l’un des sites choisis pour accueillir une compétition olympique. Son stade éphémère accueille les épreuves de beach-volley puis de cécifoot lors des Jeux paralympiques. Le Parc des Champions au pied de la Tour Eiffel, place du Trocadéro verra les médaillés de la veille défiler au plus près des visiteurs.  

Le Jardin des Tuileries

Il accueille la flamme olympique pour toute la durée des Jeux. Ce jardin offre un cadre idyllique pour une promenade avec ses allées ombragées, ses fontaines et ses sculptures. Le lieu parfait pour se reposer en s’installant sur l’une des chaises vertes iconiques et s’imprégner de l’ambiance olympique tout en savourant la beauté historique de Paris.

Le Parc de la Villette

Il est au centre de toute l’attention : sa Grande Halle accueille le Club France et les fédérations sportives françaises. Le Village Olympique, quant à lui, est installé sur les berges de la Seine, à cheval sur les villes de Saint-Denis, Saint-Ouen-Sur-Seine et L’Île-Saint-Denis.

Pour éviter de faire de votre visite à Paris un parcours du combattant olympique, mieux vaut anticiper et prendre les chemins de traverse pour éviter la foule et les surcoûts.

Paris restera alors tout aussi belle et fascinante, l’adrénaline sportive et l’ambiance festive en plus !

Visiter la France sous le signe des Jeux Olympiques de Paris 2024

Visiter la France sous le signe des Jeux Olympiques de Paris 2024

“Allier le muscle à l’esprit ! ” disait Pierre de Coubertin. On pourrait y ajouter le patrimoine, tant les jeux olympiques de Paris génèrent d’evenements culturels dans tout la France ! 

Au-delà des compétitions sportives réparties sur le territoire, comment les villes de France métropolitaine et d’outre mer vont célébrer la culture et l’olympisme ? Quels événements autour du patrimoine vont permettre aux voyageurs de visiter la France sous le signe des Jeux Olympiques de Paris 2024 ? 

C’est parti pour un Tour de France olympique…

Les JO dans plusieurs villes de France et d’Outre Mer

Paris se transforme en arènes sportives pour ces jeux ! Les exploits sportifs seront d’autant plus spectaculaires qu’ils auront lieu dans des lieux mythiques, parmi les plus beaux monuments de Paris et de France. 

Les sports collectifs par exemple mettent à l’honneur plusieurs grandes villes de France : le tournoi de football a lieu dans les grands stades de Bordeaux, Nantes, Lyon, Saint-Etienne, Nice, Marseille. Les phases finales des tournois masculin et féminin de handball se disputent sur la Métropole Européenne de Lille.

Côté sport aquatique, la compétition de voile se jouera sur la Mer Méditerranée, à Marseille, et les champions de surf devront défier l’une des plus belles vagues du monde sur le site ultramarin de Teahupo’o à Tahiti… 

Versailles en mode olympique

Chef d’œuvre du patrimoine français, l’iconique Château de Versailles reçoit les compétitions d’équitation lors des JO Paris 2024.

Le plus emblématique des châteaux français accueille les compétitions équestres, para-équestres et de pentathlon. Tout cela est bien logique car le cheval a tissé un lien étroit avec l’histoire du lieu depuis la construction du site en 1623 sous l’égide du Roi Soleil.  L’animal était omniprésent dans la vie de la famille royale et au service des courtisans, comme en témoigne la composition du domaine de Versailles : la Grande et la Petite Écurie, la Galerie des Carrosses… 

Imaginez les épreuves du concours complet, de dressage et de saut d’obstacles dans le Jardins et le Parc, au niveau de l’Étoile Royale, aménagés pour préserver le patrimoine et mettre en valeur les épreuves dans un écrin royal unique ! 

Dans cette atmosphère d’émulation sportive, les visiteurs ne sont pas mis au ban… ni sur la touche ! Ils pourront toujours accéder au château de Versailles, au Domaine de Trianon et aux Jardins pendant toute la durée des Jeux Olympiques et Paralympiques.

Et l’on pourra apprécier une programmation culturelle inédite avec notamment des visites guidées thématiques originales : Versailles, des jeux et du sport ; Danser à la cour ; Des dieux et des héros ; Versailles, à cheval ou en carrosse ; le cheval dans l’art et la visite du Grand Parc Versailles à bicyclette. ..

Des événements culturels au rythme des JO partout en France

La flamme olympique va réveiller les âmes sportives endormies sur tout son parcours à travers la France et l’outremer. Elle sera allumée à Olympie le 16 avril et débutera son parcours en France le 8 mai à Marseille. Elle sillonnera 65 départements avant de rejoindre Paris, le 26 juillet et sera accueillie par plusieurs villes et villages de France, lesquels organisent pour l’occasion des festivités sous le signe de l’olympisme. En voici quelques exemples… 

A Castelnaudary : Un concours de photos sur le thème du sport

À Castelnaudary, douce ville d’Occitanie et du département de l’Aude, la flamme olympique passe le 16 mai 2024. Pour l’occasion, la cité organise un concours photo sur le thème « La beauté du sport à Castelnaudary ». Le défi ? Présenter des photos d’un ou plusieurs sportifs en action dans la ville de Castelnaudary. L’exposition sera dévoilée le 16 mai au moment du passage de la flamme… 

La flamme d’Olympie à Marseille

La flamme olympique débarquera sur le territoire français à Marseille le 08 mai 2024, en arrivant par le Vieux-Port à bord du Belem, le majestueux trois-mâts…! En provenance d’Olympie en Grèce, le vieux grément fera un circuit dans la rade de Marseille, suivi d’une armada de bateaux.
Le porteur de la flamme, comme marchant sur l’eau, rejoindra la terre ferme sur une fausse piste d’athlétisme flottante de 100 mètres, face à la Canebière. 

Le relais de la flamme traversera ensuite 7 communes : Cassis, Miramas, Aix-en-Provence, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Istres, Eygalieres et Arles.

Place au Carnaval olympique !

La Fête du Citron de Menton (dont nous avons parlé dans notre dernier article sur les Carnavals de Provence) mise tout sur l’olympisme cette année ! En effet, les Jeux, modernes et antiques, sont au cœur des corsos (défilés) du Carnaval citronné de Menton. Une dizaine de chars ont sillonné les rues et le bord de mer de la cité provençale, avec pour star de la cérémonie : John Lemon, mascotte de la fête du Citron, aux côtés de Phryge, mascotte des JO de Paris !

La flamme olympique de Brest aux Antilles

Aucune compétition olympique n’est organisée en Bretagne, mais la flamme fera honneur à ce territoire si apprécié des voyageurs. Elle traversera l’Ille-et-Vilaine, le Morbihan et le Finistère et le relais terminera sa course sur terre le 07 juin : la flamme prendra alors la mer, à bord du maxi-trimaran d’Armel Le Cléac’h… en direction des Antilles !

La flamme traversera l’Atlantique en 7 jours (ou 8 selon le vent!), pour rejoindre les côtes de la Guadeloupe, puis celles de la Martinique. Il va falloir surveiller la flamme de près durant la traversée, pour la protéger des embruns et du vent !

Dans toute la France : la grande randonnée vers Paris

Et pour terminer ce tour de France des événements sportifs et culturels sous le signe des JO, un grand défi sportif national est lancé : la Fédération française de randonnée (FFR) organise une randonnée hors normes, reliant Paris aux quatre coins de la France !​​ Pour cela, sept grands itinéraires ont été pensés en France métropolitaine et en Outre-Mer, pour rejoindre Paris et célébrer cette Grande randonnée lors d’un week-end festif les 11 et 12 mai 2024. 

En quoi consiste le challenge ? Sept grands itinéraires ouverts à tous, reliant 560 étapes de 20 à 25 kilomètres chacune ont été tracés. Les marcheurs amateurs peuvent donc entamer leur périple dès le 13 janvier, et suivre les 10 000 km de randonnée jusqu’à la ligne d’arrivée à Paris, le weekend du 10 mai. Voici les 7 parcours proposés, empruntant des GR® soigneusement balisés par les bénévoles de la FFRandonnée :

  1. plaines et forêts secrètes des Hauts de France
  2. le Grand Est, terre de batailles
  3. fortifications Vauban, de Nice à Paris, en passant par Grenoble, Besançon…
  4. culture et oenologie en Bourgogne
  5. des sources de la Loire à la Seine
  6. des châteaux cathares aux châteaux de la Loire
  7. des marées bretonnes aux Méandres de la Seine
Institut des Frères Lumière à Lyon

La FFRandonnée est labellisée Terre de Jeux 2024. Ce label marque son engagement dans l’aventure des Jeux et l’envie de transmettre ses valeurs, les bienfaits du sport et son importance dans le quotidien des citoyens.

Institut des Frères Lumière à Lyon

A tous les voyageurs qui envisagent de visiter la France en cette année olympique 2024 : Paris sera le centre névralgique de la compétition, mais toute la France des régions et des villages se prépare à célébrer l’olympisme. Fêtes culturelles, sites patrimoniaux, événements collectifs vont porter haut et fort les valeurs des Jeux olympiques et mettre en lumière la beauté du territoire français. Il faut venir en profiter !

Les Carnavals de Provence 

Les Carnavals de Provence 

Direction le Sud français, à la découverte de trois carnavals emblématiques de la Provence : le Carnaval de Nice, la Fête du Citron de Menton et la Fête du Mimosa de Mandelieu. Ces trois festivals annuels ont des histoires, des déroulés et des saveurs 100% locales, aux couleurs acidulées, adoucies par le soleil hivernal de la Méditerranée. 

On se déguise, on s’amuse, on s’immerge dans un océan de fleurs et d’agrumes, sur fond de ciel azur… : départ immédiat pour la Côte d’Azur, très prisée par nos voyageurs FLE du monde entier !

Le Carnaval de Nice, une féerie très colorée

Histoire du Carnaval de Nice, patrimoine de l’UNESCO

1294 : c’est la date de la première mention du Carnaval de Nice dans les écrits. Alors, Charles d’Anjou, Comte de Provence, évoque son passage dans la cité niçoise pour célébrer les « jours joyeux de Carnaval ».
Au XVIe siècle, les festivités sont très réglementées et organisées en fonction des classes sociales des participants : 4 bals (nobles, marchands, artisans et ouvriers) étaient célébrés dans la cité niçoise, contrôlés par les “abbés des fous”.
En 1830 : le Carnaval de Nice adopte son organisation moderne, comme on le connaît aujourd’hui. La cité est reconnue “capitale de la villégiature hivernale », et ce sont les notables niçois qui gèrent le déroulement des festivités.
En 1873, un « Comité des fêtes » est fondé et les festivités prennent de l’ampleur ! Les cortèges de chars, les ymagiers ou illustrateurs, les tribunes payantes, les grandes mises en scène d’Alexis Mossa… le Carnaval de Nice fait grand retentissement. Les confettis en plâtre dit confettis italiens parsèment les allées des défilés. Les premières batailles de fleurs font leur apparition en 1876 sous l’impulsion du poète et jardinier Alphonse Karr.

Le Carnaval a son vocabulaire niçois

Les personnages emblématiques

Le Carnaval de Nice, c’est d’abord une famille de personnages que les visiteurs retrouvent chaque année sous des allures et des ambiances différentes, au gré du thème choisi. Le Roi, la Reine, et Carnavalon, le dauphin, ouvrent le cortège majestueux des défilés.
Parmi les figures emblématiques du Carnaval de Nice, on compte cet étrange pantin, Lou Paillassou (“le bonhomme de paille”) : il s’agit d’un grand mannequin bourré de paille, que l’on envoie l’air depuis une toile bien tendue. Ce geste symbolique aurait plusieurs significations… La plus populaire est la suivante : le pantin de paille contient en lui tous les soucis et les malheurs de l’année écoulée. En le faisant voltiger, on envoie dans les airs tous nos tourments et on se libère pour l’avenir. Un vrai ménage de printemps !

Et des caricatures !

Cela fait partie du folklore et de l’âme du Carnaval de Nice : les chars sont aussi là pour faire rire et tourner en dérision certains grands de ce monde, personnalités du sport, de la politique ou encore de la mode. De Jacques Chirac à Karl Lagerfeld, en passant par Trump ou Depardieu, ces VIP à la tête plus grosse que le corps, sont facilement reconnaissables grâce au travail exceptionnel des ymagiers et des carnavaliers.

Les grands événements du Carnaval

La cérémonie d’ouverture est grandiose, réunissant les protagonistes de Carnaval, des chars fleuris, des hérauts et porte-drapeaux, des troupes musicales et des danseurs, et un spectacle son et lumière. Ces cortèges sont traditionnellement appelés les “corsos”, défilant sur la Promenade des Anglais et paradant dans toute la cité niçoise. Les chars exceptionnels qui composent les corsos sont préalablement sélectionnés parmi des centaines de dessins, par l’Office de Tourisme. Pour mieux les admirer, la Ville les expose près de la Place Masséna, avant même le grand défilé. 

La cité niçoise est en effervescence pendant plusieurs jours car le Carnaval est synonyme d’arts de la rue, d’animations artistiques pour tous : c’est là l’essence même du Carnaval de Nice. Des troupes d’artistes locaux comme internationaux rythment la fête et les corsos, et se mettent en scène à divers endroits de la ville pour le plaisir des petits et grands. 

Enfin, comme le veut la tradition, Carnaval est brûlé à la fin des festivités !

Après le feu vient l’eau…. Clou du spectacle, le traditionnel Bain du carnaval encourage les plus vigoureux à se baigner dans la Baie des Anges, défi collectif dans une eau proche des 12 degrés en moyenne en ce mois de février…

La bataille de fleurs 

Moment le plus poétique et charmant du carnaval de Nice, la Bataille de Fleurs est un émerveillement pour tous. Lors d’un défilé unique au monde, des chars couverts de fleurs mettent en lumière les essences locales puisque 80% des fleurs sont produites dans la région. Des comédiennes portant des costumes aussi originaux que splendides, distribuent à grande brassée des mimosas, des gerberas et autres lys au public ! Ces fleurs sont récupérées plus tard par les visiteurs ravis de pouvoir composer des bouquets en souvenir ! 

La Fête du Citron de Menton : Un carnaval vitaminé

Les origines de la Fête du Citron de Menton 

Pourquoi donc fêter le citron dans cette jolie cité de Menton ? Car c’est la capitale européenne de l’agrume jaune ! Et l’attractivité de cet événement est impressionnante : plus de 200 000 personnes chaque année se pressent dans les rues de Menton pour assister à ces festivités uniques au monde. 

Tout commence en 1875, lorsque les hôteliers de Menton imaginent l’animation d’une nouvelle fête pour les divertir et attirer davantage de clientèle venue passer l’hiver en villégiature sur la Côte d’Azur. Grand succès ! Défilés, costumes et masques, spectacle musical et dansant : dès sa première édition, ce carnaval a séduit les locaux et les riches vacanciers hivernants. Les princes, les artistes et même les rois affluent dans les palaces de Menton et sur tout le littoral !

Dans les années 20, Menton devient le premier producteur de citron en Europe. En 1936, la première exposition d’agrumes et de fleurs est lancée dans les jardins Biovès, puis citrons et oranges viennent orner les chars des corsos de la grande fête de février. 

Aujourd’hui encore, les spectateurs affluent des quatre coins du monde pour assister à la Fête du Citron de Menton, inscrite en 2019 à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel français.

Les temps forts de la Fête du Citron

Comme à Nice, on retrouve les traditionnels corsos, les défilés de chars éblouissants. Ceux de Menton sont tout aussi hauts en couleurs, acidulés car entièrement revêtus d’agrumes ! Les défilés ont lieu les jeudis et les dimanches, y compris la nuit : les corsos sont illuminés et accompagnés de fanfares et de danses folkloriques. Un travail minutieux caractérise la création de ces chars décorés avec beaucoup de maîtrise et d’inventivité, en respectant le thème de l’année. 

Le Corso des Fruits d’Or est le plus célèbre et le plus attendu, véritable institution de la Fête du Citron, symbole de la beauté et de la fraîcheur des agrumes de Provence. Les festivités durent plus de 15 jours permettant à tous d’admirer les créations citronnées, lors des défilés ou en se rendant dans les jardins de Biovès où sont exposées les structures d’agrumes.

La Fête du Mimosa à Mandelieu

Un carnaval parfumé

Au mois de février, la Côte d’Azur ne cesse d’éblouir par des explosions de couleurs et de parfums… A Mandelieu, elle révèle son plus précieux trésor hivernal : le mimosa ! Ces petites boules jaunes cotonneuses sont d’une grande douceur et embaument l’air hivernal d’un parfum très réconfortant… 

La Fête du Mimosa, véritable emblème de la ville, a lieu à la mi-février : un corso (défilé) s’étire sur 1.2 km, dans les quartiers du Capitou ou de La Napoule le long du littoral. Défilés splendides, parades lumineuses et fleuries : chaque rue, marché, et place de Mandelieu se métamorphosent en un véritable jardin de mimosa. Nous aimons proposer aussi à nos voyageurs de suivre un parcours de randonnée pour rejoindre le Tanneron, la plus grande forêt de mimosa d’Europe. 

Institut des Frères Lumière à Lyon<br />

Ça donne envie de passer les vacances de février en Provence non ? Ces grands Carnavals, fleuris ou citronnés, sont l’occasion de découvrir la richesse des productions locales et le cadre idyllique de la côte méditerranéenne. 

Cette période de fin d’hiver, si agréable dans la région, rend très favorable les séjours linguistiques et l’apprentissage du français avec un petit accent du Sud très charmant ! 

C’est pour nous l’occasion (et la chance !) d’organiser pour nos voyageurs et apprenants FLE des séjours bien remplis, entre nature et culture : visites de musées et lieux artistiques, découverte des bords de mer comme de l’arrière-pays, ateliers de cuisine ou de parfumerie, etc.

Fête des Lumières de Lyon : le guide du visiteur

Fête des Lumières de Lyon : le guide du visiteur

Le 08 décembre à Lyon se tient la Fête des Lumières, événement majeur de la vie lyonnaise, qui rassemble des milliers de visiteurs chaque année. La capitale des Gaules s’illumine de milliers de bougies, offrant aux habitants et visiteurs, un spectacle enchanteur… Voilà une occasion spéciale d’explorer la ville, dans une ambiance nocturne et féérique. Nous vous confions nos connaissances et astuces pour profiter pleinement de la Fête des Lumières de Lyon, 4e plus grande fête populaire du monde !

La Fête des Lumières en chiffres clés

  • 20 kilomètres :

C’est la distance de l’itinéraire qui relie la première installation (généralement à la cathédrale Saint-Jean) jusqu’à la dernière (souvent à l’hôpital Saint-Joseph Saint-Luc), qui permet de découvrir toutes les illuminations. Un véritable parcours du combattant avec la foule de visiteurs qui encombrent les rues. Patience !

  • 2 millions de visiteurs

Le nombre de visiteurs est habituellement compris entre 1,8 et 2 millions sur les quatre jours selon la Ville, dont 50% venus de la Région du Rhône), et 100 000 touristes internationaux. Ce qui représente une moyenne d’environ 500.000 personnes par jour qui déambulent dans les rues de Lyon.

  • Des millions de lumignons

Chaque année la fête des lumières bat de nombreux records :

    • 8 millions de lumignons ont été vendus sur le territoire du Grand Lyon en 2014,
    • 12 millions ont été utilisés sur la seule œuvre les Lumignons du Coeur en 2022 !
  • 4e Fête populaire du monde

La Fête des lumières est aujourd’hui considérée comme le 4e événement le plus festif au monde, en termes de visiteurs ! En 2007, la Fête des Lumières est récompensée par le trophée du « meilleur événement Grand Public ».

L’histoire à l’origine de la Fête des Lumières

Une tradition du XIXe siècle.

Tout commence au XVIIe siècle, au 8 septembre 1643, alors que la peste arrive au sud de la France, les conseillers municipaux lyonnais décident de prier la Vierge Marie à Fourvière, afin qu’elle épargne Lyon de l’épidémie. Parce que leurs prières sont exaucées, le pèlerinage continue d’avoir lieu chaque 8 septembre en signe de reconnaissance.

Le 8 septembre 1852, à l’occasion de ce pèlerinage, la Ville doit inaugurer la statue du sculpteur Joseph Fabisch au sommet de Fourvière. Mais la crue de la Saône chamboule l’actualité et reporte  l’événement au… 08 décembre. Ce jour-là, le temps fait des siennes et perturbe à nouveau l’inauguration. Mais la météo finit par s’apaiser et les Lyonnais disposent des bougies à leurs fenêtres pour célébrer le moment. L’Église imite l’initiative des habitants, et illumine Fourvière toute la nuit, devant les yeux ébahis de tous les Lyonnais. Feux de Bengale, feux d’artifice et bougies : ainsi est née la Fête des lumières.

Une part du patrimoine culturel lyonnais

D’un geste de foi, la fête des lumières est devenue la fête officielle de la ville de Lyon.

Depuis 1852, la tradition d’allumer des bougies sur le rebord de sa fenêtre le soir du 08 décembre se perpétue dans toutes les familles, toutes religions confondues.

Depuis 1989, sous l’impulsion du maire de la ville, Michel Noir (c’est un comble!), les sites emblématiques de Lyon sont habillés de lumières et des installations artistiques mettent la ville en éveil. Et depuis 1999, la fête dure 4 jours, entièrement consacrés aux festivités et à l’accueil de millions de visiteurs.

Lyon et la lumière : toute une histoire !

Cet événement était fait pour exister à Lyon !  Il s’inscrit parfaitement dans l’histoire de la ville. Lumières, sons, couleurs, …. Cela ne vous rappelle pas le cinéma ? Et les frères Auguste et Louis Lumière qui ont inventé le cinématographe en 1896 à Lyon ? De même, Auguste invente également l’autochrome, premier procédé de développement des photos couleurs. 

Et enfin, André-Marie Ampère, autre génie lyonnais, s’est fait connaître pour ses expériences avec le télégraphe électrique. Il a d’ailleurs laissé son nom à l’unité de courant électrique, l’ampère.

Institut des Frères Lumière à Lyon<br />

Une fête à dimension internationale 

La Fête des Lumières revêt une dimension internationale pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’elle met à l’honneur des artistes – lyonnais en majorité – mais aussi des artistes étrangers (11 sur 37 en 2022), pour la plupart venus du continent européen. 

Sa renommée est mondiale, elle attire des visiteurs par millions venus des quatre coins du globe, pour admirer les spectacles interactifs. 

Et enfin, les créations artistiques, lumineuses et sonores, s’exportent dans le monde. La Fête des Lumières constitue un véritable laboratoire et offre une excellente vitrine à tous les artistes avant-gardistes, innovants et créatifs du spectacle lumineux. Désormais, d’autres grandes villes du monde entier ont emprunté le pas de la Ville de Lyon et ont créé leur propre Fête des Lumières, comme Dubaï, Turin, Montréal ou Rio de Janeiro.

Fêtes des Lumières : Guide de survie pour visiteur venu d’ailleurs

Parler local : c’est quoi un lumignon?

Ce sont eux qui font la magie simple de la fête. Il s’agit de petits verres garnis d’une bougie, appelés « lumignons » ou « lampions ». Dès le mois de novembre, les magasins foisonnent de sacs de ces fameuses bougies, courtes et cannelées comme des gâteaux, et d’assortiments de verres. Le 8 décembre au soir, les Lyonnais et visiteurs allument les bougies et les placent sur le bord des fenêtres ou sur les places publiques.

Bien s’équiper 

L’hiver est rude à Lyon, surtout avec l’humidité des rives de la Saône et du Rhône… Alors mieux vaut prévoir la tenue adéquate…. Rappelons que Lyon est toute proche de la montagne, donc on peut oser la combinaison de ski… ou le pull moche, la bonne doudoune flashy, pour errer dans la  ville toute la nuit sans craindre le froid !

Siroter un vin chaud

C’est la boisson réconfortante et traditionnelle de la Fête, dont il ne faut pas abuser bien sûr… Vin rouge chaud sucré et infusé d’oranges, de gingembre, de cannelle, de vanille et de badiane… ça fleure bon les épices et la gourmandise ! A accompagner de bretzels ou d’une bonne brioche aux pralines en marchant, pour prendre des calories et affronter le froid !

Les lieux clés de la Fête des Lumières

Pendant 4 jours, la capitale des Gaules (en savoir plus sur le patrimoine de Lyon) est entièrement truffée d’œuvres et de spectacles. Entre la Saône et le Rhône, en se faufilant par les traboules des Pentes de la Croix-Rousse, ce sont 20 kilomètres de parcours à travers la cité qui permettent de découvrir toutes les oeuvres et de s’imprégner de l’atmosphère féérique des rues illuminées par les millions de lumignons. 

Les monuments et les places sont transformés en scènes de spectacles ou supports de vidéo mapping, comme sur la place Bellecour, la place des Terreaux, les places des Jacobins, de la République et des Célestins, la cathédrale Saint-Jean, la gare Saint-Paul, ou encore le parc de la Tête d’or. Du quartier renaissance à la Confluence, tout point de la ville offre des scénographies et des spectacles de lumière, parfois traditionnels, parfois innovants et surprenants. Et pour accéder au point culminant de la Fête des Lumières ? Rendez-vous sur la colline de Fourvière pour contempler Lyon depuis la Basilique…

La grandeur de la fête tient au travail des services de la ville et des artistes et concepteurs nationaux et internationaux qui créent des spectacles inédits mettant en valeur le patrimoine architectural. Le panorama nocturne de la ville est un émerveillement pour les petits et grands ! La Fête des Lumières est une événement particulier où des visiteurs venus du monde entier se rassemblent et envahissent littéralement la capitale des Gaules ! Ce n’est pas le moment le plus aisé pour visiter la cité, mais c’est un lieu de ferveur internationale et une mise en scène unique des quartiers et du patrimoine de Lyon !