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Le rallye photo : un défi pour apprendre le français !

Le rallye photo : un défi pour apprendre le français !

Organiser un rallye-photo (ou photo-challenge) lors d’un séjour linguistique : une excellente activité pour mettre au défi les apprenants du français langue étrangère ! Testé et approuvé !

Dans un arrondissement de Paris, dans le centre-ville de Nice ou encore à Strasbourg, ce jeu offre mille et une vertus pour stimuler la prise de parole et l’apprentissage du français. 

C’est une méthode pour enseigner le FLE en dehors des classes et de manière ludique qui a convaincu notre équipe et nos jeunes voyageurs, pour de multiples raisons : voici notre retour d’expérience.

Le rallye-photo : en quoi ça consiste ? 

L’organisation d‘un photo-challenge ou rallye-photo lors d‘un voyage linguistique ne demande pas trop d’investissement ni de préparatifs. Cette activité s’adapte à toutes les destinations et à toutes les météos, et à un nombre de participants variable.

Les règles du jeu

Le principe du rallye-photo est le suivant : les joueurs ont une série de questions et énigmes auxquelles ils doivent répondre par des photos, prises instantanément dans plusieurs lieux de la ville. Une fois l’intégralité des réponses en images obtenues, le vainqueur est désigné en fonction du temps réalisé et du nombre de bonnes réponses. Pour s’assurer que le jeu ne s’éternise pas et que les élèves s’investissent à fond, le temps du rallye-photo est limité (1h, 2h…selon l’âge et les lieux). 

Le challenge s’effectue en binôme ou par équipes. Mieux vaut associer les joueurs au moins deux, pour rendre l’exercice plus ludique et stimuler la participation orale.

L’organisation du rallye

Pour les organisateurs, il s’agit de mettre en place un parcours à énigmes, qui pousse les participants à interagir avec les commerçants, les habitants ou les passants, et à observer précisément leur environnement. 
Exemples de questions dans deux destinations différentes  :

A Paris : Cette boulangerie du Marais a remporté le prix de la meilleure baguette de France. Prenez un client en photo devant la vitrine (et profitez-en pour goûter les croissants de la boulangerie !).

A Nice : Le Marché aux Fleurs de Nice est célèbre dans le monde entier. C’est la saison des pivoines… donnez-en la preuve en images avec l’aide d’un fleuriste !

Le rallye-photo reste un défi ludique, ce n’est pas un concours du plus beau cliché. Les participants doivent se débrouiller avec leurs smartphones, car ils envoient les photos à l’animateur du jeu, simplement et rapidement. De ce fait, ce challenge ne s’adresse qu’à des jeunes apprenants ayant un minimum d’autonomie, d’aisance à l’oral, capables de déambuler dans une ville ou un quartier, de se repérer grâce à une carte ou un GPS, et de disposer de leur propre téléphone (au moins 1 par équipe).

Les avantages du rallye-photo pour apprendre le français 

Stimuler l’apprentissage actif de la langue

Le rallye-photo génère une réelle motivation chez les participants qui se prennent au jeu et s’approprient les énigmes et les challenges sans effort. C’est une façon ludique et dynamique d’encourager les apprenants à aller à la rencontre des gens pour les interroger, leur demander une information, une anecdote ou une photo tout simplement. Source d’interactions et de communication interculturelle, cet exercice offre une excellente occasion de renforcer les compétences linguistiques des apprenants, en termes d’expression et de compréhension orale. Les énigmes amènent à réfléchir à des sujets spécifiques, font appel à du vocabulaire thématique, et demandent à communiquer efficacement pour obtenir certaines réponses. Les participants doivent associer des mots, des expressions idiomatiques parfois, à des images concrètes, favorisant l’association visuelle et la mémorisation.

Encourager l’esprit d’équipe et la sociabilité

Le rallye-photo se joue par équipes, de 2 ou plus, pour développer l’échange et la réflexion à haute voix, et l’esprit d’équipe ! Déchiffrer les énigmes, se repérer dans l’itinéraire, négocier et prendre des décisions collectives… autant de situations qui renforcent les qualités interpersonnelles des élèves, tout en pratiquant la langue française.

Explorer la culture francophone

Appareil photo (ou smartphone) à la main, les participants parcourent un quartier ou une ville à l’affût de détails architecturaux ou paysagers et d’informations historiques et culturelles. A la guise de l’organisateur, il est possible d’orienter le questionnaire sur une thématique précise de la culture locale, comme la gastronomie, l’architecture moderne, les monuments historiques,… Par exemple, le thème de la cuisine provençale à Nice, la vie des artisans à Lyon, ou encore l’histoire médiévale à Strasbourg. 

Quelques conseils pratiques pour réussir un rallye-photo en français

  1. Déterminer les objectifs pédagogiques et linguistiques au préalable : apprentissage de tel thème de vocabulaire, utilisation de structures grammaticales spécifiques ou découverte d’un aspect historique ou culturel de la ville.
  2. Définir un thème pertinent et stimulant pour les étudiants. Gastronomie, nature, architecture, histoire, arts, … et prévoir éventuellement une liste de vocabulaire et expressions idiomatiques.
  3. Préparer le questionnaire (20 questions maximum) et tester l’itinéraire et le timing préalablement. S’assurer qu’il n‘y ait pas d’obstacles, de fermetures des lieux étapes, … et vérifier la faisabilité du parcours. 
  4. Diviser le groupe de participants en petites équipes, au moins par 2.
  5. Attribuer à chaque équipe l’itinéraire, mais avec un point de démarrage différent, pour éviter l’afflux d’élèves au même endroit et la triche !
  6. Prévoir des petits téléphones ou appareils photos en supplément, pour pallier le manque ou les pannes éventuelles. 
  7. Définir un chronomètre pour la réalisation du rallye-photo afin de maintenir l’enthousiasme et l’engagement des étudiants.
  8. Prévoir une récompense pour les vainqueurs !
  9. Enfin : animer un cours de français consacré à la réponse aux énigmes, qui renforcera la mémorisation du vocabulaire et des connaissances culturelles.

Le rallye-photo fait l’unanimité chez les élèves et les professeurs. Il leur permet de s’approprier une ville ou un quartier, et d’interagir directement avec les locaux. Entrer en contact avec les natifs n’est pas chose facile surtout en français langue étrangère. Grâce à ce jeu, les élèves osent se challenger, s’amusent tout en apprenant. Pour les organisateurs, cette activité nécessite peu de matériel et implique la préparation d’un itinéraire qui pourra être réutiliser ! Créativité, interactivité, sociabilité et apprentissage : c’est l’effet Tout en 1 du rallye-photo FLE !

Partir en colonie de vacances pour apprendre le français

Partir en colonie de vacances pour apprendre le français

Et si les vacances d’été pouvaient être la meilleure période pour apprendre le français ? Rien de mieux qu’une colonie de vacances à Paris ou dans une autre région française pour découvrir le pays, s’amuser avec des jeunes du même âge, et développer son French accent à la perfection ! 

On vous donne tous les arguments pour initier votre enfant aux colos d’été.

5 bonnes raisons de partir en colonie de vacances pour apprendre le français

Chers parents, cher(e)s professeur(e)s de français langue étrangère,

Non, les colo’ ne sont pas old school et encore moins traumatisantes ! Les colonies de vacances à l’étranger offrent une expérience mémorable pour toute la vie. Et pour de bonnes raisons…

1. Vacances, j’oublie tout, sauf mon français

Les colonies de vacances sont presque aussi vieilles que l’école. Ce concept a largement fait ses preuves. Encore très populaires, elles sont gages d’aventure, de divertissement et d’effet de groupe. Une solution sûre et efficace pour les périodes de congés où il faut bien trouver de quoi s’occuper ! Cette longue phase estivale est propice à l’apprentissage d’une langue car les esprits sont libérés des obligations quotidiennes, de la routine, et s’ouvrent à de nouvelles choses. 

On apprend mieux lorsque cela n’est pas ressenti comme une contrainte. Les professeurs de français langue étrangère adaptent leurs cours de manière ludique, interactive et vivante, pour rompre avec le rythme académique et studieux des classes habituelles. Les colonies de vacances linguistiques sont aussi faites pour s’amuser et oublier l’école classique !

2. Profiter des plus belles destinations françaises

Partir en colonie de vacances en France, c’est le choix de l’équilibre parfait : culture, soleil, grands paysages, loisirs… et cours de français frais le matin ! Dans un cadre de détente, les jeunes progressent significativement dans leur niveau de français, tout en découvrant la France sous son meilleur jour. 

Paris ? Nice ? La Rochelle ? Bretagne ou Normandie ? Les destinations des colonies estivales de Vacances Actives Linguistiques sont choisies pour que les voyageurs profitent des paysages ensoleillés, des baignades et des sports nautiques pendant les temps libres.

Notre top des destinations de Junior Summer Camp :

  1. Nice, La Côte d’Azur et la Provence : pour une forte dose de soleil
  2. Bretagne et Normandie : pour allier nature, histoire et culture française
  3. Paris et sa région (Versailles, … ) : la capitale en été est encore plus belle !

3. Une immersion culturelle 100% française

Dormir chez l’habitant et se retrouver avec la famille d’accueil pour un petit déjeuner à la française. Ou bien loger dans un campus scolaire et retrouver des élèves français pour partager des activités sportives et ludiques l’après-midi… 

C’est la définition de l’immersion culturelle : vivre au contact des locaux, entendre et vivre français au quotidien pendant 1, 2 3 semaines… Sans effort, les jeunes perfectionnent leur compréhension du français et saisissent les codes culturels du pays.

4. Se faire des amis venus du monde entier 

Le principe d’une colonie de vacances à l’étranger est de réunir des jeunes voyageurs du monde entier et de faciliter leur vivre ensemble. Créer de l’interaction, générer de l’échange et de la complicité par les jeux et les activités collectives : voilà l’enjeu ! Tout doit être mis en place pour mettre l’enfant à l’aise dans le groupe et qu’il profite pleinement de son voyage avec ses acolytes : jeux de rôles, sports d’équipe, cours de français théâtralisés… 

Les colonies de vacances sont souvent gages de souvenirs impérissables pour les jeunes. Et dans un environnement étranger, on y fait des rencontres insolites, et on tisse des liens uniques avec d’autres voyageurs. Tous sont confrontés aux mêmes difficultés de communication et d’apprentissage du français, tous sont sur un pied d’égalité : cela rapproche et crée des liens. De ce summer camps naissent des amitiés hors du commun, que certains entretiennent sur le long terme.

5. Une aventure qui fait grandir

En choisissant d’envoyer votre enfant en vacances linguistiques à l’étranger, vous lui lancez un défi ! A vous aussi, car pour les parents, voir partir son enfant dans un autre pays est toujours source de stress et d’inquiétude ! 

Pas de panique, vous retrouverez votre enfant grandi, ragaillardi par une expérience hors de sa zone de confort. La rencontre avec d’autres nationalités, d’autres cultures, et un quotidien radicalement différent, constitue un vrai challenge. Les voyages forment la jeunesse, oui, car ils participent à son ouverture d’esprit et à l’apprentissage du vivre ensemble

Par ailleurs, en vivant dans une famille d’accueil ou au sein d’un campus scolaire, loin de leurs parents, les jeunes ont tendance à naturellement être plus autonomes et responsables. Reste à espérer qu’ils gardent certains bons réflexes à leur retour au pays !

Encore des hésitations ? Levons vos doutes sur les colonies de vacances à l’étranger : 

Mon enfant risque de se sentir seul 

Vous avez l’impression que les colonies de vacances sont une jungle et que votre enfant va se sentir isolé face aux enfants ‘dominants’ ? 
Erreur. 
En colo, tous les enfants sont logés à la même enseigne et doivent surmonter les mêmes obstacles. Se faire comprendre auprès d’une famille d’accueil, s’intégrer et interagir en cours ou en groupe,, comprendre la culture des autres… : autant de situations complexes, communes à tous les voyageurs.

Et le mal du pays ? 

Nostalgie du soir ? Bonsoir. 

Oui, il arrive que le dépaysement pèse sur les esprits surtout lorsqu’arrive la fin de journée, cumulée à la fatigue. Mais les enfants trouvent toujours un soutien, un complice, auprès du personnel encadrant, des familles d’accueil, d’un jeune du même âge ou de la même nationalité. 

Et les activités linguistiques, ludiques ou culturelles sont conçues de sorte que chacun trouve sa place et soit à son aise. Chacun se crée de nouveaux repères et la communication n’est jamais rompue avec les adultes accompagnants. Votre enfant oubliera vite son cocon familial et n’aura pas le temps d’avoir le mal du pays !

Et si mon enfant n’a pas le niveau ? 

Vous êtes en droit de craindre que votre enfant soit distancé par son niveau de français langue étrangère et qu’il ne parvienne pas à profiter pleinement de ses vacances et des activités. 

Pour éviter ces cas de figure, les colonies linguistiques sont organisées par âge et par niveau : par exemple, nos partenaires font passer des tests aux participants pour identifier leur niveau et les orienter vers une classe adaptée. En partant sur de bonnes bases, ils passeront un cap à la fin de leur voyage, avec une progression remarquable au niveau de la compréhension et de l’expression.

Chez Vacances Actives Linguistiques, nous adorons cette période de l’année où le voyage bat son plein et la mobilité des jeunes est facilitée. Recevoir de nouveaux apprenants du français est une chance ! Et nous privilégions l’été pour mettre à profit des strutures d’hébergement de qualité, des familles d’accueil disponibles et des activités toujours plus variées. Nous réservons les meilleures conditions de séjour et d’apprentissage aux jeunes qui viennent découvrir la France pour la première fois !

Comment aborder les régionalismes en cours de FLE ?

Comment aborder les régionalismes en cours de FLE ?

La question du traitement des régionalismes dans l’apprentissage du français langue étrangère a surgi en regardant les photos de nos étudiants en séjour linguistique à Paris, en train de déguster de délicieuses viennoiseries françaises : des pains au chocolat. A moins que ce ne soit des chocolatines ?

On ne refera pas le débat. La bataille a eu un retentissement international ! Et l’on ne mettra personne d’accord au final.

Les Français perpétuent et défendent certains mots de vocabulaire propres à leur région d’origine, tout comme comme les Italiens ou les Espagnols par exemple. C’est un signe d’appartenance et une fierté d’affirmer son identité régionale par ce biais. Mais quel casse-tête pour les apprenants du FLE ! Ces variations linguistiques leur donnent du fil à retordre et demandent une certaine capacité d’adaptation… parfois source de situations comiques ! 

Alors, comment les apprenants et les professeurs gèrent-ils les régionalismes dans l’apprentissage du FLE ? Comment sont-ils pris en compte ? Sont-ils un frein à l’intégration ? 

Définir les régionalismes de la langue française

Les régionalismes linguistiques constituent de véritables perturbateurs à l’apprentissage de la langue française. Comment les définir ? Il s’agit de variations de vocabulaire, d’expression, de syntaxe, de prononciation même, qui sont propres à une région française ou une communauté. 

Il ne faut pas confondre avec les langues ou les dialectes régionaux tels que le breton, le basque, ou encore le créole. Ici nous parlons de particularismes de la langue nationale, qui la diversifient et l’enrichissent de tournures et de termes spécifiques. 

En cours de FLE, les professeurs évoquent plus fréquemment les différences avec le français parlé au Québec ou au Luxembourg par exemple, et plus rarement des variations entre les régions françaises.

La typologie des régionalismes

Les régionalismes se perçoivent surtout à l’oral, dans le français parlé, et s’expriment beaucoup moins à l’écrit, avec l’usage d’un français plus soutenu et plus “conventionnel”. Ces variations peuvent être classées en 3 types : 

1. Les variantes de vocabulaire 

C’est l’expression la plus flagrante des régionalismes de la langue française. Il faut presque un petit dictionnaire à part entière pour les saisir ! 

“Peux-tu me passer le pichet s’il te plait” ? 

  • Ici on dit “carafe” – répondrait un toulousain.
  • Ici on dit “brodo”, répondrait un francilien.
  • Ici on dit “cruche”, répondrait un alsacien.
  • Ici on dit “pot d’eau” répondrait un lyonnais. 

Pas simple !

2. Les variantes de prononciation et de phonétique

Si l’on écrit “persil” ou “sourcil” : pas de doute, tous les Français écriront et comprendront la même chose. En revanche, la prononciation diffère. Dans le centre de la France, on ne prononce pas le L final !

Autre exemple : la phonétique autour de la lettre O est un critère discriminant en France… Prononcez les mots rose et jaune , et vous révélerez à vos interlocuteurs votre région d’origine à coup sûr ! Un son [o] vous rattache plutôt aux régions du nord, tandis qu’un son [ɔ] vous relie plutôt à la France méridionale. Voilà un petit jeu qui prête à sourire et suscite beaucoup de sympathie et de musicalité dans les dialogues ! 

3. Les variantes grammaticales

Plus complexes à aborder, les différences de syntaxe peuvent parfois choquer, et être assimilées à des fautes de grammaire proprement dites.

Prenons l’exemple frappant de l’emploi – dans certaines régions – du “y” dans de nombreuses tournures de phrases telles que “c’est-y pas sympa cette soirée ?”, ou encore “je vais y faire ” (traduction : je vais le faire, je vais m’en occuper). Cette tournure peut surprendre si vous sortez du grand Est français, car elle est fréquemment usitée autour de Lyon, de la Bourgogne, de la Savoie, du Dauphiné, etc. Voilà une tournure syntaxique à faire pâlir les ayatollahs de la grammaire française !

Cette complexité a fait l’objet de cartographies pour identifier les limites (approximatives) des régionalismes.

L’intérêt de connaître ‘le parler local’

Apprendre les nuances linguistiques régionales n’est pas primordial pour l’apprenant, mais c’est une plus-value ! Tout particulièrement lorsqu’il voyage, étudie ou travaille sur le territoire français : la connaissance du “langage local” peut faciliter son intégration, son immersion sociale et professionnelle. C’est un petit coup de pouce qui lui permettra d’attirer l’attention des natifs, agréablement surpris par sa maîtrise des subtilités régionales. Sans cette connaissance préalable, il faudra s’adapter et apprendre par l’expérience, sur le terrain, quitte à se faire corriger ! 

Comment les professeurs abordent-ils les régionalismes en classe de FLE ?

Tout dépend de la sensibilité des professeurs à cette problématique, du niveau et des objectifs des apprenants du FLE. Les professeurs peuvent se prêter au jeu et commencer par sensibiliser les élèves débutants aux variations phonétiques et de prononciation. Puis, ils traitent les variantes lexicales et grammaticales avec les apprenants plus avancés. 

C’est une façon de mieux préparer les apprenants à un éventuel stage, emploi ou séjour linguistique dans une région française spécifique. Ces aspects linguistiques s’intègrent dans une approche culturelle de la langue française, comme on aborde les spécialités gastronomiques qui ont leur propre vocabulaire aussi.

La sensibilisation des régionalismes n’est pas une priorité dans l’enseignement FLE. Elle peut être abordée lorsque l’occasion se présente par exemple. Ce rôle revient au professeur mais aussi aux guides ou aux hôtes français qui reçoivent les apprenants. C’est ce que nous nous efforçons de faire au cours de nos séjours linguistiques, lorsque nous accueillons étudiants ou adultes dans différentes villes et régions de France. La “traduction des régionalismes” fait partie de l’intégration et de l’immersion linguistique de nos élèves voyageurs. Cet exercice révèle la différence entre ce que les manuels présentent et la réalité linguistique quotidienne !

Et pour les apprenants, comment gérer les particularismes linguistiques ?

Il faut commencer par tendre l’oreille et avoir une bonne écoute. La compréhension orale et l’entraînement sont indispensables pour saisir les nuances linguistiques et les interpréter correctement. Les radios locales, certains podcasts peuvent aider à mieux appréhender les accents et les lexiques régionaux. 

En France, au contact des natifs, les apprenants peuvent se tourner vers leur guide ou leur professeur accompagnant pour lever le mystère sur certaines prononciations incongrues ou des mots de vocabulaire inconnus. En situation, il ne faut pas hésiter à interroger les locaux eux-mêmes, qui seront ravis d’expliciter les particularismes de leur langue et d’en évoquer l’histoire. 

Les régionalismes sont plus qu’une curiosité : ils participent du patrimoine et de la richesse de la langue française. Plus présents à l’oral qu’à l’écrit, ils sont révélateurs du dynamisme et de la vitalité de cette langue. Ils montrent combien la langue française est variée et se distingue de celle présentée dans les manuels pédagogiques. Les régionalismes interpellent et perturbent les apprenants du FLE, notamment lorsqu’ils deviennent une barrière pour bien communiquer et interagir avec les natifs. Mais ils sont aussi sources de situations comiques, d’échanges et d’enrichissements culturels ! 

L’accueil des étudiants étrangers en France : Bienvenue en France!

L’accueil des étudiants étrangers en France : Bienvenue en France!

L’accueil des étudiants étrangers en France est devenu un véritable challenge avec un contexte international si chaotique : la pandémie et la fermeture des frontières, le Brexit, la guerre… Rien n’est fait pour favoriser la mobilité étudiante qui pourtant connaît une large croissance avant 2020.

Toutefois, les signaux sont au vert, et les chiffres parlent d’eux-mêmes : les étudiants poursuivent leurs rêves et leurs envies d’ailleurs et continuent de voyager pour leur apprentissage. La France, comme d’autres pays, a développé des outils pour être plus attractive à leurs yeux. 

Découvrons le profil de ces étudiants qui ont choisi la France, et quels sont les villes et établissements qu’ils ont choisis. 

La France accueille plus d’étudiants étrangers qu’avant la pandémie

6 millions d’étudiants ont gravité autour du monde sur l’année 2020-2021 : et l’Europe est la destination N°1 !

Et où se positionne la France ? En accueillant 365000 étudiants étrangers, la France est 

  • le 7e pays d’accueil des étudiants internationaux, derrière les États-Unis (1er), l’Australie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Russie et le Canada. 
  • et donc 3e pays d’accueil en Europe !

Grâce à des efforts notamment en matière administrative (numérisation de visa, etc.), la France a observé un rebond de la demande de visas pour études en 2021, soit +3% par rapport à 2019, et +18% par rapport à 2016 !

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Source : Campus France – Chiffres clés 2022

Origine des étudiants étrangers en France

En 2020-2021, les nationalités les plus représentées parmi ces 365 000 étudiants sont :

  1. le Maroc,
  2. l’Algérie, 
  3. la Chine, 
  4. l’Italie, 
  5. et le Sénégal. 
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Source : Campus France – Chiffres clés 2022

Les cursus qui accueillent le plus d’étudiants étrangers en France

Prioritairement les étudiants étrangers en France se dirigent vers les universités. Voici leur répartition par cursus : 

  • Université pour les deux tiers d’entre eux
  • écoles de commerce (13%), 
  • écoles d’ingénieurs (8%) 
  • et formations en lycée et classes prépas notamment (5%). 

    Les étudiants internationaux représentent 13% des étudiants en France ! et même 40% parmi les doctorants. 

    Les écoles de commerce, les écoles d’art et d’architecture se sont fortement internationalisées : leur attractivité est démontrée par une large croissance des inscriptions d’étudiants étrangers.

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    Source : Campus France – Chiffres clés 2022

    Trois régions françaises ont la faveur des étudiants étrangers

    Qui l’emporte? La capitale, la cité des Lumières? La capitale gastronomique, ville des gones? Le sud, et le chant des cigales ? 

    Les étudiants étrangers dirigent leurs pas vers l’Île-de-France en premier! Paris – et ses nombreuses universités – est la ville la plus prisée par la mobilité étudiante. 

    Puis c’est Lyon et la région Auvergne-Rhône-Alpes qui attirent le plus d’étudiants voyageurs! Etudier sur les bords de Rhône et de Saône a des avantages indéniables ! 

    Enfin, l’Occitanie (Toulouse) juste devant le Grand Est (Strasbourg – Metz) se positionne dans le trio de tête des régions accueillant le plus d’étudiants mobiles. 

    Les régions Sud (Nice, Aix-Marseille) et Grand Est (Strasbourg-Metz) connaissent une belle progression ces 5 dernières années, (respectivement +35% et +28% en 5 ans). Une attractivité encourageante pour ces régions françaises!

    Bienvenue en France, une stratégie pour faciliter l’accueil des étudiants étrangers en France

    La stratégie « Bienvenue en France » lancée en 2018 par le Gouvernement, a déjà permis à plus d’une centaine d’établissements de bénéficier d’une aide pour améliorer l’accueil des étudiants mobiles. 

    138 établissements en France sont à ce jour labellisés Bienvenue en France et remplissent des critères de qualité d’accueil des étudiants internationaux. 

    Quels  sont les indicateurs et les actions concrètes mises en place d’un établissement Bienvenue en France ?

    La qualité d’accueil des étudiants étrangers se traduit par :

    1. une bonne accessibilité de l’information avec par exemple : 
      • un site plurilingue
      • une dématérialisation des procédures de candidature et d’administration tout au long du séjour (indicateur Welcome Package)
      • une accessibilité des outils numériques : réseau wifi , solutions de numérisation et d’impression, …
      • etc.
    1. une bonne accessibilité des dispositifs d’accueil, proposant notamment:
      • un guichet multiservice d’accueil 
      • un livret d’accueil traduit au moins en anglais et envoyé à l’étudiant avant son départ ou à son arrivée en France.
      • des événements de rentrée et d’inclusion
    1. Un accompagnement des enseignements, facilité par :
      • une offre de cours en anglais
      • une offre de formations de Français langue étrangère,
      • etc.
      1. Un logement et une qualité de vie de campus, qui peut se traduire par :
        • une offre de logements grâce à des partenaires locaux (bailleurs publics et privés, associations, régies…).
        • une valorisation des étudiants étrangers, en aidant par exemple la mise en relation entre ses étudiants et les nouveaux arrivants, le « buddy system », les actions d’accueil et de parrainage
      1. L’accompagnement vers l’entreprenariat et le suivi post-étude

      …et bien d’autres critères de suivi et d’aide des étudiants dans leurs démarches et leur bien-être au sein de leur cursus d’apprentissage, avant et après diplôme en France.

      Faisons de la France une des meilleures destinations d’accueil des étudiants internationaux!
      Vacances Actives participe à cet accueil en développant des séjours culturels et linguistiques partout en France, et des partenariats avec les établissements d’enseignement du Français Langue Étrangère, pour offrir les meilleures conditions d’intégration et de découverte de ce beau pays !

      Comment bien choisir son hébergement en voyage linguistique ?

      Comment bien choisir son hébergement en voyage linguistique ?

      Pas facile de bien choisir son hébergement en voyage linguistique, entre les différentes options de logement, et les offres multiples. Chaque profil de voyageur a ses priorités et son mode de voyager.  Confort, immersion, sociabilité, économie, durée, en solo ou en groupe,… autant de critères qui interviennent dans le choix de l’hébergement.

      Voici un article bien utile dans lequel votre agent de voyage spécialisé VAL vous donne les clés pour choisir le toit qui vous va!

      L’hébergement en séjour linguistique le plus immersif : la famille d’accueil

      La meilleure option pour une immersion linguistique

      château fort Blandy-les-Tours

      Rien de tel que de vivre avec une famille française pour accélérer son apprentissage de la langue de Molière ! L’hébergement en famille d’accueil est l’option à privilégier pour s’imprégner de la langue du quotidien, des us et coutumes des natifs, du matin au soir.

      C’est le principe de l’immersion linguistique qui se joue : elle a pour but de recréer les conditions d’apprentissage d’une langue maternelle. Dès le lever, le voyageur apprenant est conditionné dans un environnement francophone. Finis les réflexes de traduction mentale (“je pense en anglais, je traduis en français”) : il pense directement en français et adapte spontanément son expression orale en mobilisant le vocabulaire dont il dispose. Un excellent exercice pour prendre confiance et acquérir de bons réflexes linguistiques en français. 

      En quoi consiste l’hébergement en famille d’accueil?

      Une famille d’accueil pour voyageurs étrangers doit être un partenaire fiable, sélectionné selon de nombreux critères : la sécurité, le confort, l’hygiène mais aussi la disponibilité et le capital sympathie!

      Tous les critères de recrutement des familles d’accueil sont détaillés sur notre page dédiée.

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      chateau-vaux-le-vicomte-dome

      Une famille accueille généralement 2 voire 3 voyageurs en fonction de la taille de leur habitation. Il s’agit souvent de parents dont les enfants ont quitté le logement familial et laissent leur chambre libre. Les voyageurs disposent donc d’un lit par personne, réunis par 2 ou 3 par chambre.
      Pour les voyageurs adultes, les familles proposent aussi des chambres individuelles, car elles ont à cœur de préserver l’intimité et le confort des voyageurs plus âgés, moyennant un coût un peu plus élevé.

      La famille est tenue d’assurer le petit déjeuner et le dîner a minima toute la semaine. Ces moments de partage constituent des occasions privilégiées pour les voyageurs d’échanger, de parler du quotidien avec les natifs français. En immersion, ils peuvent découvrir les habitudes de vie, les coutumes françaises (sociales, gastronomiques) et les expressions idiomatiques des locaux ! 

      Un hébergement pour voyageurs jeunes ou adultes, et séjours longue durée

      L’hébergement linguistique en famille d’accueil constitue l’option la plus adaptée aux jeunes comme aux adultes qui veulent un apprentissage efficace et rapide. L’immersion linguistique représente la meilleure solution pour améliorer l’expression et la compréhension orale de la langue française. Qui plus est, les liens avec la famille d’accueil peuvent devenir pérennes : une excellente façon d’entretenir un contact de qualité sur le long terme avec des personnes francophones. 

      Cette solution d’hébergement n’est certes pas la plus économique, en comparaison avec l’auberge de jeunesse par exemple. Mais pour un adulte comme pour un enfant, cette option garantit un enrichissement personnel unique. Elle est aussi adaptée aux séjours linguistiques ou culturels de longue durée : les familles s’engagent à accueillir les voyageurs parfois pour plusieurs semaines d’affilée.

      L’hébergement en séjour linguistique le plus confortable et indépendant : l’hôtel

      Un hébergement plutôt destiné aux voyageurs adultes

      En tant que voyageur adulte, il est naturel de désirer un minimum de liberté et d’indépendance dans les heures de repas, de sorties etc. C’est pourquoi l’option de l’hôtel paraît plus adaptée aux adultes souhaitant avoir toute liberté de mouvement et de choix dans leur emploi du temps. Cette solution de logement offre aussi l’intimité et la tranquillité recherchées par les personnes voyageant au sein d’un groupe. Chacun regagne son hôtel après une journée active et bien remplie passée auprès d’un groupe d’apprenants et de guides.

      Du confort et de l’indépendance avant tout

      En séjour linguistique, l’hébergement en hôtel peut être réservé en chambre single ou double, twin ou classique, en demi-pension ou simple petit déjeuner inclus. Chacun est donc autonome et libre de gérer les repas et les heures de sortie à sa guise. 

      Il est important de bien choisir son hôtel aussi en fonction de sa localisation géographique par rapport aux centres-villes, aux lieux de visite et de sortie, pour limiter la durée de transport et les freins à la vie sociale. 

      L’équipe de VAL travaille prioritairement avec des prestataires hôteliers 3 ou 4 étoiles, dont la qualité de service est contrôlée régulièrement. 

      L’hôtel : Un coût d’hébergement supérieur

      En choisissant un hébergement à l’hôtel, il faut prendre en compte les frais que cela implique, soit un tarif 20 à 30% supérieur par rapport à un hébergement en famille d’accueil par exemple. 

      Cette solution de logement est donc bien plus adaptée à un public adulte et plus aisé. 

      Toutefois, si le logement en hôtel offre un maximum de liberté, il n’est pas le plus optimal pour l’apprentissage de la langue. En étant coupé du groupe de voyageurs et des professeurs, l’apprenant retourne dans son monde, et rompt avec l’immersion linguistique de la journée. C’est un repos pour le cerveau mais aussi une perte d’opportunité pour être en interaction permanente avec les francophones. C’est alors à lui de se motiver pour créer du lien social avec les natifs et parler spontanément la langue française en dehors des cours et des activités culturelles organisés avec le groupe FLE. 

      L’hébergement en séjour linguistique le plus économique : l’auberge de jeunesse

      La solution la moins chère

      Voici une solution d’hébergement parfaitement adaptée aux petits budgets ! Les auberges de jeunesse sont conçues pour accueillir des groupes de voyageurs en dortoirs avec des salles de bain et des toilettes partagées. Cette solution convient parfaitement aux groupes scolaires ou étudiants par exemple, autant pour des voyages de courte ou de longue durée.

      Partager un logement, partager les cultures

      L’auberge de jeunesse est l’exemple parfait de solution de partage, car elles sont ouvertes sur le monde en accueillant des voyageurs venus du monde entier. C’est l’occasion pour les résidents de faire la rencontre de nouvelles cultures. En parlant le français ou une toute autre langue, c’est l’occasion d’échanger et de partager des expériences culturelles et sociales insolites. L’auberge devient melting pot.  

      Toutefois, partage ne veut pas dire inconfort. Il est nécessaire de vérifier que les auberges de jeunesse (telles que sélectionnées par VAL) garantissent une qualité en termes d’équipements, de situation géographique centrale, et de capacité d’hébergement. Par exemple, il est préférable que les chambres partagées ne dépassent pas 6 lits. 

      Une alternative plus confortable : la résidence hôtelière

      L’hébergement en résidence hôtelière est une alternative judicieuse pour les groupes de jeunes collégiens ou lycéens. Mais cet hébergement s’adresse à un public de voyageurs spécifique, de groupes scolaires ou étudiants, ayant droit à accéder aux résidences et internats dédiés. Les équipements sont généralement parfaitement adaptés aux besoins des jeunes voyageurs étrangers, où ils retrouvent leur repères comme au campus! Pour pouvoir bénéficier d’un hébergement de ce type, mieux vaut faire appel à un agent de voyage qui aura tissé des partenariats avec les structures et institutions ad hoc.

      Bien choisir son hébergement en voyage linguistique est indispensable : il est même garant d’un séjour réussi ! A chaque profil de voyageur correspond un logement adapté, en fonction de ses priorités. Voyager à moindre coût ou consacrer son budget aux activités et sorties? Privilégier le confort et la liberté ? Viser l’immersion à 100% et l’encadrement d’une famille d’accueil?
      L’équipe de VAL reste votre meilleure conseillère pour organiser votre séjour linguistique FLE du départ à l’arrivée !

      Raconter ses vacances en français

      Raconter ses vacances en français

      Drrriiiiiiing!!! 

      C’est la rentrée qui sonne, les élèves et apprenants du français reprennent le chemin des cours! 

      Comment redémarrer les cerveaux tout en douceur ? Raconter ses vacances en français est un excellent exercice de rentrée pour garder l’esprit en congés encore un peu.

      Vacances Actives Linguistiques vous donne les bonnes astuces pour faire de la rentrée un moment agréable qui rafraîchit les acquis FLE et stimule les échanges !

      Raconter ses vacances : un exercice linguistique complet

      Les vacances, un bon sujet pour créer de l’échange et s’intégrer

      château fort Blandy-les-Tours

      À la rentrée, les premiers cours de l’année peuvent impressionner les élèves et il est important de faciliter le dialogue entre eux. Qu’un apprenant soit timide ou pas, la prise de parole n’est jamais un exercice aisé dans un nouveau groupe dont on ne connaît pas les membres. Et la tâche revient au professeur de stimuler les élèves et de les inciter à parler. Raconter ses vacances en français constitue un excellent “ice breaker” : à tour de rôle, ou dans le cadre d’un dialogue en binôme, les élèves partagent leur expérience et décrivent leur destination de vacances. Voyage, sport, loisirs, géographie : autant de sujets qui permettent aux élèves comme aux professeurs de se trouver des points communs et des sujets de conversation parfaits pour faciliter leur intégration. 

      Un récit qui mobilise de nombreux acquis de Français Langue Etrangère

      “En juillet, je partis à Nice et j’ai allé à la mer”. 

      Le retour de vacances peut être difficile pour le cerveau de l’apprenant. On ne lui en tiendra pas rigueur, ces erreurs sont des plus communes!

      Tout d’abord, faire le récit de ses vacances nécessite d’utiliser la concordance des temps du passé. Voilà une occasion de travailler la conjugaison et l’emploi du passé composé, passé simple et imparfait. Cet exercice n’est pas à la portée de tous les niveaux linguistiques, mais il peut être adapté avec une version simplifiée, employant uniquement le passé composé. Voilà une bonne introduction pour découvrir ce temps grammatical, s’il est au programme de l’année.  

      Aussi, raconter ses vacances c’est l’occasion d’exprimer ses préférences, ses sentiments, ses émotions. ‘J’ai aimé, j’ai préféré, j’ai adoré, j’ai regretté, j’ai détesté….” : autant de formules personnelles pour témoigner d’un moment ou d’une activité plaisante ou non. Cet exercice ouvre beaucoup de possibilités d’échanges. Et pour ceux qui n’ont pas eu la chance de partir en voyage, l’échange peut être orienté vers le souhait, le désir futur de découvrir une destination, ou de faire une activité particulière. 

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      Décrire ses vacances : un large panel de vocabulaire

      L’exercice de la description constitue un moyen efficace pour mobiliser beaucoup de mots de vocabulaire français. De nombreux champs lexicaux peuvent être utilisés, en fonction des activités et de la destination en question. Il est judicieux de mettre à disposition des étudiants des fiches de vocabulaire pour les accompagner dans la description de leurs vacances. La mer, la montagne, la campagne, le sport, les loisirs, les transports, les hébergements, la météo, la géographie, etc. font partie des principaux thèmes qui peuvent être exploités pour cet exercice. 

      On trouvera notamment des supports de vocabulaire très denses sur le site : https://www.lepointdufle.net/penseigner/lexique_vacances-fiches-pedagogiques.htm#h

      Les supports d’exercice pour raconter ses vacances en français

      A l’oral : une trame de questions relative aux vacances

      En binôme ou sous forme d’un forum de groupe, l’exercice qui consiste à raconter ses vacances peut être mis en place facilement avec un jeu de questions. Il est vrai qu’à la reprise des cours, les apprenants ont généralement des difficultés à trouver leurs mots et à développer un discours face aux autres. Il revient au professeur de les guider par une trame de dialogue: 

      • Es-tu parti(e) en vacances cet été ? 
      • Où es-tu parti(e)? 
      • À quelle période? Combien de temps ? 
      • Avec qui es-tu parti(e)? 
      • Comment as-tu occupé ton temps? Quelles activités? Quelles visites as-tu faites? 
      • As-tu fait des rencontres? (une question ouverte à plusieurs interprétations !)
      • Est-ce que tu as parlé français pendant les vacances? 
      • Que prévois-tu de faire pour les prochaines vacances ? 

      Si la prise de parole est encore trop timorée et que les élèves restent peu prolixes sur le sujet, alors un exercice ultime peut les aider. Il s’agit de leur demander d’identifier quel est l’étudiant du groupe qui a passé des vacances ressemblant le plus aux siennes ! De ce fait, les élèves interrogent les autres sous forme d’un jeu et découvrent un maximum de points communs. Un bon moyen pour délier les langues. 

      A l’écrit : la rédaction ou le carnet de voyage

      Pour les niveaux de FLE plus élevés, il est intéressant de travailler l’expression écrite sur cette question. A l’écrit, dans le cadre d’une rédaction par exemple, le récit des vacances peut être développé davantage mais l’exercice perdra son côté interactif et ludique. 

      En revanche, pour raconter leurs vacances, les étudiants peuvent s’appuyer sur leur carnet de voyage. Celui-ci peut faire office de “devoirs d’été”. Le carnet de voyage est une activité très efficace pour travailler l’expression écrite et la créativité des élèves. Nous lui avons consacré un article généreux en astuces et suggestions : Créer son carnet de voyage linguistique. Certains professeurs vont jusqu’à organiser des concours au sein de la classe !

      L’exercice de la carte postale

      Écrire une carte postale est une tradition qui se perd… c’est l’occasion de la raviver et de proposer aux élèves de raconter leurs vacances en français sur un format réduit. Quelques minutes suffisent pour que les apprenants adressent la carte postale à la personne de leur choix.  Cette approche convient bien aux premiers niveaux de FLE : il permet aux étudiants de faire un récit synthétique de leurs aventures. En empruntant le style télégraphique ou avec un ton plus littéraire, ils utilisent quelques mots bien choisis pour décrire rapidement la destination et donner leurs impressions. 

      Le professeur peut jouer le jeu jusqu’au bout en imprimant une jolie photo au format adapté pour illustrer les destinations des vacances de ses élèves, ou mettre à disposition un lot de cartes postales prêtes à l’emploi !

      Raconter ses holiday stories sur Instagram!

      Pourquoi ne pas faire cet exercice sur les réseaux sociaux ? Professeurs, vous pouvez créer un compte Instagram dédié à votre classe, et lancez l’exercice. Les élèves doivent choisir et publier une photo puis écrire une description claire. Destination, anecdotes, visites passionnantes… Le résultat final : un tableau esthétique et complet illustrant les vacances de toute la classe de FLE, à montrer et à partager !

       

      Les pérégrinations estivales sont un excellent sujet de conversation et de récit pour mobiliser les acquis et développer le vocabulaire français. 

      L’exercice peut très bien s’appliquer au retour d’un séjour linguistique, où chacun des apprenants partagera une anecdote ou un avis sur le voyage effectué. 

      Autant de bonnes idées pour encourager les voyages et l’apprentissage du français !