5 lieux inattendus à découvrir autour de Paris en moins de 1h30

 5 lieux inattendus à découvrir autour de Paris en moins de 1h30

Paris et sa région regorgent de surprises pour qui cherche à s’évader hors des sentiers battus. Parmi ces lieux inattendus autour de la capitale, certains dépaysent totalement les visiteurs par leur architecture insolite ou leurs paysages exotiques, en contraste avec l’Île-de-France traditionnelle. Voici une sélection de cinq pépites méconnues, accessibles en train ou en car en environ 1h30 depuis Paris, qui transporteront vos élèves dans des univers inattendus sans exploser le budget. Dépaysement garanti !

Champs de lavande en Eure-et-Loir – un air de Provence près de Paris

Une parenthèse colorée à la Ferté-Villeneuil

À la Ferté-Villeneuil, en Eure-et-Loir, s’étendent de vastes champs de lavande qui semblent tout droit sortis de Provence. Incroyable mais vrai : ce champ de lavandin a pris racine à 1h30 de Paris seulement, offrant un décor de carte postale violet et parfumé. En été, les épis mauves s’épanouissent à perte de vue, rappelant les paysages de la Drôme ou de Grasse. Ce petit coin de paradis bucolique, cultivé par un agriculteur passionné depuis 2016, embaume l’air de ses effluves méridionales.

Une sortie simple, sensorielle et peu coûteuse

Accessible facilement en train depuis Paris, cette escapade champêtre est idéale pour un groupe scolaire : le billet de TER est abordable, et l’entrée dans les champs est libre. Pour profiter du spectacle au meilleur moment, prévoyez votre visite fin juin à mi-juillet, au pic de la floraison lorsque le violet est le plus intense. Sur place, on se promène entre les rangées de fleurs en bourdonnant avec les abeilles, on apprend la différence entre lavande et lavandin, et on prend de superbes photos de groupe dans un décor provençal inattendu en plein cœur de la Beauce. Une leçon de vocabulaire olfactif et visuel garantie !

Le Château de Monte-Cristo – la demeure exotique d’Alexandre Dumas

Une fantaisie architecturale à Port-Marly

Perché sur la colline de Port-Marly à l’ouest de Paris, le Château de Monte-Cristo est un petit bijou architectural qui détonne par son excentricité romantique. Construit en 1846 par Alexandre Dumas au faîte de sa gloire littéraire, ce château de style Renaissance néogothique se niche au cœur d’un parc à l’anglaise truffé de grottes et de rocailles. L’écrivain des Trois Mousquetaires et du Comte de Monte-Cristo y a créé son paradis terrestre, reflétant son imagination débordante.

Une immersion littéraire et accessible

Classé monument historique, l’édifice dévoile à l’intérieur les trésors de Dumas : portraits, lettres, bibliothèque… et surtout un splendide salon mauresque aux arabesques finement sculptées, orné des bustes de Dante, Shakespeare et Molière, ses auteurs fétiches. Juste en face du château principal, on découvre le Château d’If, un minuscule pavillon gothique entouré d’eau qui servait de cabinet de travail à Dumas – sa fantaisie ultime ! Amusez-vous à chercher sur ses façades les 88 titres des romans de l’écrivain, tous gravés dans la pierre.

Le Domaine de Courances – un château féérique et ses jardins d’eau

Le charme d’un château entouré de sources

Niché en Essonne, à environ 1 heure au sud de Paris, le Château de Courances transporte ses visiteurs dans un conte de fées à la Louis XIII. Ce château du XVIIᵉ siècle, avec ses façades de briques rouges et son élégant escalier en fer-à-cheval, est entouré d’eau de toutes parts. En effet, le domaine doit son nom aux nombreuses eaux courantes qui le traversent : une rivière (la Courance), 14 sources naturelles jaillissant du sol et pas moins de 17 pièces d’eau (canaux, bassins, miroirs) qui scintillent autour du parc. Ce réseau hydraulique exceptionnel crée un paysage verdoyant et rafraîchissant, tout à fait inattendu en Île-de-France.

Des jardins aux influences multiples

Les jardins de Courances figurent parmi les plus beaux de France, mélangeant un classique jardin à la française impeccablement dessiné et un surprenant jardin japonais plein de poésie, qui se pare de couleurs changeantes au fil des saisons. Les élèves pourront y admirer des carpes koï dans les bassins, traverser de petits ponts rouge vermillon et comprendre l’influence des jardins d’Orient en plein cœur du Gâtinais. Le cadre a d’ailleurs séduit le cinéma : certaines scènes du Comte de Monte-Cristo y ont été tournées, ce qui pourra faire un clin d’œil à la visite du château de Dumas évoquée plus haut.

Crécy-la-Chapelle – la « Venise briarde » médiévale

Un village d’eau et de pierre

Bien loin de l’agitation parisienne, le village de Crécy-la-Chapelle (Seine-et-Marne) charme les visiteurs avec ses canaux romantiques et son riche patrimoine médiéval. Surnommée la « Venise briarde » en raison des bras du Grand Morin qui la traversent, cette petite cité de caractère offre une escapade bucolique à moins d’une heure de Paris

Une immersion entre patrimoine et paysages

Dès l’arrivée, le dépaysement est total : rivières bordées de saules, lavoirs anciens toujours en place, ruelles fleuries et maisons à colombages… Une promenade le long des berges champêtres du Grand Morin révèle d’adorables petits ponts de pierre, vestiges d’antan, et conduit jusqu’au vieux beffroi qui surveille la vallée. Au cœur du village se dresse la collégiale Notre-Dame-de-l’Assomption, un joyau gothique du début du XIIIᵉ siècle remarquablement conservé. Visitable certains jours, cette église de huit siècles d’histoire impressionne par ses vitraux et sa haute nef, offrant une occasion d’évoquer l’architecture religieuse médiévale en cours de FLE.

 

Une sortie entre art, nature et gourmandises

Crécy-la-Chapelle a également inspiré de grands peintres impressionnistes – Corot y a vécu, Toulouse-Lautrec et d’autres y ont séjourné – ce qui peut donner lieu à un atelier dessin ou photographie pour les élèves sur les pas de ces artistes. Le midi, on peut pique-niquer sur la grande prairie en bord de rivière, équipée de tables, ou goûter aux spécialités briardes dans l’une des boulangeries du bourg (le fromage de Brie n’est pas loin !). Cette Venise briarde facile d’accès et gratuite à visiter constitue une sortie pédagogique idéale, mêlant nature, histoire et culture artistique, le tout dans un décor inattendu digne d’un conte moyenâgeux.

La « mer de sable » de Fontainebleau – un désert au cœur de la forêt

Une plage de silence à deux pas de Paris

Vous rêvez d’emmener vos élèves au désert sans quitter l’Île-de-France ? Direction la forêt de Fontainebleau, au sud-est de Paris, où se cache une curiosité géologique unique : une véritable « mer de sable » au milieu des pins ! Surnommée poétiquement les Sables du Cul-du-Chien, cette étendue de dunes blondes entourée de rochers émerge au détour d’un sentier dans le massif des Trois-Pignons. Le paysage y est si insolite qu’on se croirait transporté dans le Sahara le temps d’une randonnée.

Une leçon de géologie grandeur nature

Les élèves pourront enlever leurs chaussures pour marcher pieds nus dans ce sable fin extraordinairement blanc et doux, produit d’une histoire vieille de 30 millions d’années. En effet, cette plage naturelle est le vestige d’un ancien océan tropical qui recouvrait la région à l’ère oligocène – le sable de Fontainebleau, riche en silice, provient de la lente érosion de fonds marins préhistoriques. De quoi donner une leçon de géologie grandeur nature aux apprentis explorateurs !

Une sortie gratuite et bien organisée

Pour accéder à cette mer de sable depuis Paris sans voiture, on prendra le train jusqu’à Fontainebleau-Avon (40 min de Gare de Lyon, inclus dans le pass Navigo zones 1-5) puis un bus local ou un car de groupe jusqu’au parking de la Roche aux Sabots, près de Noisy-sur-École. De là, une courte marche de 15-20 minutes à travers la forêt mène aux dunes. L’excursion peut être complétée par la découverte des impressionnants rochers de grès alentours – un terrain de jeu idéal pour l’initiation à l’escalade ou une chasse au trésor nature…

Ces cinq lieux insolites autour de Paris prouvent qu’il n’est pas nécessaire de parcourir des centaines de kilomètres pour vivre un dépaysement complet. Que ce soit pour admirer des lavandes provençales, un château exotique, un jardin d’eau féérique, un village médiéval sur l’eau ou un désert caché, nos apprenants ont l’impression de voyager aux quatre coins de la France en à peine une journée. Toutes ces escapades sont réalisables en transport collectif (train, RER ou autocar), adaptées aux contraintes des sorties scolaires et des budgets serrés.

Carnet de voyage : cinq jours en Belgique francophone

Carnet de voyage : cinq jours en Belgique francophone

Et si le français s’apprenait entre deux gaufres, quelques marches et une poignée de conversations inattendues ?

Emily, 16 ans, étudiante anglaise curieuse et un brin rêveuse, partage son séjour linguistique en Belgique francophone. De Louvain-la-Neuve à Bruxelles, en passant par Namur et Liège, elle raconte — en français, bien sûr — ses découvertes, ses progrès, ses maladresses… 

Jour 1 : Louvain-la-Neuve, ville suspendue au-dessus du bitume

Première impression : un décor sans voitures

À peine descendue du car, j’ai eu l’étrange impression d’atterrir dans une maquette géante. Une ville en miniature, sans voitures, sans bruit, posée sur une dalle.
Louvain-la-Neuve, comme son nom l’indique, est récente. Trop récente pour avoir ses fantômes, mais assez vivante pour donner envie d’y poser son sac. On y circule à pied, librement. Les voitures passent sous la ville, comme un secret bien gardé.

Les bâtiments, eux, racontent une autre histoire : celle d’une Belgique divisée en deux langues, où les étudiants francophones ont dû inventer leur propre ville après leur départ forcé de Louvain. Résultat : une ville universitaire construite pour le français, par le français, autour du français.
Et aujourd’hui, on y apprend le français en se croisant sur les places, entre deux affiches d’expo ou un banc partagé.

Sur le campus : un rythme à réinventer

Le campus où nous logeons ressemble à une résidence étudiante en sommeil, mais derrière les portes, tout s’anime.
Nos cours de FLE se déroulent dans des salles baignées de lumière, avec vue sur les arbres et les toits plats. Nos profs, deux femmes enthousiastes et un assistant un peu rêveur, nous font jouer, débattre, raconter. Tout en français, évidemment.

Et même entre nous, jeunes venus d’Espagne, d’Italie, des Pays-Bas ou de Flandre, le français est devenu la langue du quotidien. Pas par obligation. Par curiosité. Et peut-être aussi par défi.

Une ville où l’on respire

Le soir, nous marchons jusqu’à la Grand-Place. Rien à voir avec celle de Bruxelles. Celle-ci est discrète, un peu brute, mais les terrasses débordent d’étudiants qui parlent fort et rient en plusieurs accents.
On partage une gaufre, bien croustillante, bien beurrée, et je me surprends à comprendre toutes les conversations autour de moi. Ce n’est pas tant la grammaire qui me revient. C’est la musique de la langue, sa façon de se glisser partout.

Jour 2 : Namur, une citadelle entre deux rivières

Sur les hauteurs : la ville vue d’en haut

Namur ne cherche pas à impressionner. Elle se laisse découvrir comme un carnet qu’on ouvre lentement.
Au sommet de la citadelle, le vent s’invite dans les cheveux et le regard s’étire jusqu’à l’horizon. La Meuse et la Sambre s’y rejoignent comme deux lignes d’encre, et tout en bas, la ville déplie ses ruelles et ses toits gris.

On écoute notre guide, accent doux, gestes précis, nous raconter les batailles, les souterrains, les garnisons d’antan. Je regarde mes camarades silencieux. Il y a des lieux qui imposent le calme sans rien exiger.

Un déjeuner sur les quais

Après la descente, la promenade nous mène au bord de l’eau. Sur une petite place, les serveurs connaissent les prénoms des habitués.
Je commande timidement, en français, un plat inconnu au nom trop long. Il arrive fumant, nappé d’une sauce brune sucrée-salée, avec une pile de frites bien dorées.
Personne ne m’explique vraiment ce que c’est, mais c’est bon. Vraiment bon.

Un commerçant m’aborde à la sortie : “Vous n’êtes pas d’ici ?” Je hoche la tête. Il me répond en souriant, lentement, comme si chaque mot devait m’aider à mieux comprendre ce pays. C’est là que j’ai senti que je progressais.

Jour 3 : Liège, escaliers, bouillons et accent qui chante

La Montagne de Bueren

Liège est tout l’inverse de Namur. Elle vibre. Elle grimace. Elle rit fort.
Et elle grimpe.
Nous attaquons les 374 marches de la Montagne de Bueren comme des soldats en mission.

Un passant nous salue, dans un français roulé de voyelles longues. Son accent est chantant, presque italien. Il nous recommande une adresse où manger “les vrais boulets”. Nous obéissons.

Pause au comptoir

La taverne est sombre, mais les assiettes brillent. J’y découvre ce fameux plat local : des boulettes de viande, sauce aux oignons et sirop de Liège.
La serveuse me glisse discrètement un petit mot : “C’est sucré, mais c’est comme ça qu’on aime ici.”
Je hoche la tête, la bouche pleine, incapable de répondre.

Jour 4 : Bruxelles, entre institutions et éclats de sucre

La Grand-Place en technicolor

Bruxelles n’a pas volé sa réputation. La Grand-Place surgit comme un décor d’opéra : dorures, colonnes, écussons. C’est presque trop. Mais j’y prends goût, comme à une pâtisserie trop chargée qu’on finirait quand même.

Notre guide nous promène entre les façades baroques et les pavés usés. Nous croisons le Manneken-Pis, vêtu ce jour-là d’un costume improbable. Il fait le malin, ce petit bonhomme. Et il résume bien l’esprit bruxellois : insolent, mais jamais prétentieux.

Une langue, mille usages

L’après-midi, changement d’ambiance. Direction le Parlement européen.
Audioguides, casques, institutions. Tout paraît très sérieux — jusqu’à ce qu’un camarade néerlandais me glisse, en français, qu’il ne comprend rien au système politique belge. Je ris. Moi non plus.

Bruxelles est officiellement bilingue. Mais en réalité, c’est le français qui mène la danse dans les rues, les magasins, les bouches.
Et dans une boutique de chocolat, je tiens bon : je commande mes pralines en français, jusqu’au bout. Le vendeur me félicite. Ou peut-être salue-t-il mon accent anglais. Je décide que c’est la première option.

Jour 5 : Louvain-la-Neuve, nature et mots en liberté

Matinée de jeux de rôle et débats

Pour notre dernier matin sur le campus, le cours de FLE avait des airs de théâtre : chacun devait défendre une opinion sur un sujet tiré au hasard, en improvisant, bien sûr. C’était un exercice à haut risque lexical, mais riche en éclats de rire. J’ai hérité du sujet « défendre les frites contre les pâtes ». Mon vocabulaire culinaire n’a jamais été aussi mobilisé.

Puis, nous avons imaginé des scénarios quotidiens : commander à la boulangerie, demander son chemin, réagir à un malentendu. En groupe, en français, avec gestes et mimiques. Une prof nous filmait. On s’est trouvés ridicules. Et un peu fiers aussi.

Après-midi entre nature et musée

Le déjeuner avalé sur le pouce (un sandwich au fromage de Chimay, relevé d’une moutarde sucrée étonnante), nous avons quitté le campus pour une longue balade dans le bois de Lauzelle. C’est une réserve naturelle qui borde la ville. On y marche sur des sentiers de terre, on croise des joggeurs, des écureuils roux, et surtout… du silence.

Au retour, nous avons visité un lieu que je n’attendais pas : le Musée L, installé dans l’ancien bâtiment de la bibliothèque universitaire. C’est un musée interdisciplinaire, où les œuvres d’art dialoguent avec des objets scientifiques. Un microscope voisinait un tableau, une citation de Rimbaud était calligraphiée à côté d’un fossile.

Derniers pas et chocolat chaud

En fin de journée, nous avions quartier libre. Avec quelques camarades, nous avons retrouvé notre banc favori, place de l’Université. Un accordéon jouait au loin. J’ai commandé un chocolat chaud dans un café voisin, et la serveuse m’a demandé d’où venait mon accent. J’ai répondu en français, sans hésiter.

Avant de rentrer, j’ai acheté un petit carnet bleu à la papeterie de la rue des Wallons. Il est resté vide pour l’instant, mais j’ai l’intuition qu’il va vite se remplir.

Grâce à cette semaine de voyage linguistique, j’ai appris à penser un peu en français, à oser, à ne pas tout comprendre du premier coup — et à aimer ça.
J’ai découvert des villes qui parlent plusieurs langues, parfois sans le dire, et des habitants qui vous accueillent avec une gaufre à la main.
Et surtout, j’ai compris que parler une langue, c’est un peu comme habiter une ville : il faut se perdre un peu, poser des questions, faire des détours.

Carnet de voyage linguistique en Suisse francophone

Carnet de voyage linguistique en Suisse francophone

Prenons un peu d’altitude avec ce carnet de voyage linguistique en Suisse romande, du côté de Lausanne,Matilda, élève de FLE à Munich, a passé une belle semaine de vacances studieuses. Avec ses camarades, ils ont suivi des cours de français le matin, et apprécié les particularismes de cette région francophone, ses paysages, sa gastronomie, et… son phrasé un peu spécial !

Suivez la guide Matilda dans cette découverte des paysages et traditions de Romandie.

Bienvenue en Romandie

Nous voici en Suisse romande pour effectuer notre séjour FLE. Mais qu’est-ce que la Romandie et pourquoi cette destination pour perfectionner notre français ? La Suisse romande est une région helvétique réunissant plusieurs cantons : Vaud, Genève, Neuchâtel, Valais, … où le français est la langue prédominante, mais avec des nuances locales charmantes ! 

Lausanne médiévale et chocolat chaud

Lausanne était notre port d’attache : nous y avons passé plusieurs jours, le temps d’explorer la ville en détails et de suivre nos cours de FLE le matin. Cette jolie cité helvétique se niche entre le Lac Léman et les Alpes : quel décor aquatique apaisant. 

Dès notre arrivée, nous avons arpenté les pavés de la vieille ville : les maisons médiévales à colombages y sont nombreuses et très bien conservées. Après avoir déambulé dans les rues étroites du Vieux Lausanne, nous avons goûté au meilleur chocolat chaud de la ville dans un petit café près de la place Palud.

La cathédrale de Lausanne

Direction la majestueuse cathédrale gothique de Lausanne ! 

Perchée sur les hauteurs de Lausanne, cette église du XIIIe siècle offre une vue panoramique sur la ville et le Lac Léman… Rien que pour ça, cela valait la peine de grimper ! On dit à Lausanne que les femmes ont les plus belles jambes du monde…à cause des ascensions quotidiennes !

Passé le joli portail peint (plutôt rare !), nous avons découvert les nombreuses statues ultra réalistes des personnages bibliques qui habitent l’intérieur de la cathédrale. Puis les vitraux, le beffroi vertigineux : tout impressionne. 

Le guide nous partage alors une étonnante tradition vieille de 600 ans : chaque nuit, de 22h à 2h du matin, le Guet crie l’heure pile aux Lausannois de sa belle voix rauque !!! Drôle de coucou …

L’Olympisme à Lausanne

Lausanne est la capitale de l’olympisme : elle accueille le siège du CIO (Comité international olympique) ainsi que le Musée de l’Olympisme. Une visite incontournable ! Très moderne et intéractif, cette exposition nous a beaucoup appris sur l’histoire des JO, sur les grands noms du sport et leur impact social ou politique. Films, photos d’archives, équipements : la visite est complète et passionnante.
A la fin de la visite, je me suis lancée un petit challenge (au final, aussi amusant que ridicule…).  Je me suis mesurée à la performance d’Usain Bolt sur un 100 mètres simulé ! J’avais à peine démarré ma course que le voyant rouge s’allumait : Usain Bolt avait franchi la ligne d’arrivée…

Profiter du Lac Léman

C’est ce que j’ai préféré de ce séjour linguistique en Suisse : le Lac Léman avec toutes ses variations de couleurs, du matin au soir, et fonction du ciel : le zen absolu ! Et la présence des voiliers et des cygnes, élégants et calmes, ne faisait que rendre l’endroit encore plus séduisant. Nous y avons fait des balades sur les rives, et des activités nautiques (il y a beaucoup de choix, les Suisses sont très friands des sports nautiques sur le lac). Après un pique-nique sur les plages de Vidy, nous avons tenté le paddle ! Au milieu de ce lac immense avec les Alpes en toile de fond, l’expérience a conquis tout le monde.

Deux jours plus tard, nous avons eu la chance de faire un tour en bateau et d’explorer les différents paysages sur le pourtour du lac, et notamment les vignes étagées du Canton de Vaud…

Gruyères et sa Maison

Après Lausanne, nous avons pris le train pour Gruyères, un village connu par son château médiéval, et bien sûr, son célèbre fromage. Avec ou sans trous ? La réponse est bien détaillée à la Maison du gruyère, où nous avons pu visiter les caves d’affinage (qui peuvent abriter 7000 meules !) et découvrir le métier des maîtres fromagers. Tout un art ! Cette belle étape s’est conclue par une excellente dégustation de gruyère, d’autant plus savoureuse qu’elle a eu lieu au beau milieu des verts pâturages suisses !

Cailler et la chocolaterie

Après le fromage…. le dessert ! Tout près du Château de Gruyères, nous avons rejoint la Maison Cailler, une chocolaterie historique où nous avons suivi un parcours intéractif présentant l’histoire et la confection du chocolat (des chocolats) !
Les origines du cacao, le savoir-faire de préparation du chocolat, des différents arômes et façon de le déguster, la conservation et les bonnes recettes pour l’apprécier… De quoi être incollable sur le sujet. Et cette visite ne pouvait se terminer autrement que par une dégustation exquise ! Nous avons prolongé l’expérience par un atelier de confection de chocolats et de pralinés : chacun est reparti avec une petite boîte individuelle (rapidement dévorée).

Voyage dans le temps à Montreux

La découverte de Montreux est comme un court voyage dans le temps : le village est absolument charmant, avec ses ruelles pavées et ses maisons vigneronnes du XIIIe siècle. Et ça grimpe ! Pire qu’à Lausanne ! Nombreux sont les personnages célèbres qui ont arpenté les rues et les studios de Montreux : les compositeurs Tchaïkovski , Stravinski, les écrivains Tolstoï ou Hemingway, ou encore le fameux Freddie Mercury. 

En se promenant sur les quais du Lac Léman, bleu turquoise en ce jour ensoleillé, nous avons admiré les élégantes maisons de maître qui faisaient face à l’eau. Villas et hôtels particuliers de style Belle Epoque se succèdent sur de longues séquences jalonnés par des palmiers et d’autres arbres remarquables. 

Puis nous avons pris le chemin du Château de Chillon, emblème de la région de Montreux, installé fièrement sur une petite île rocheuse au milieu du Lac Léman. Cette forteresse est le résultat de constructions et adjonctions successives, depuis le XIIe siècle. Au centre, on y trouve un superbe donon très préservé, cerné de corps de logis reliés par un chemin de ronde. Chillon est un exemple rare de château d’eau, relié à la terre par un pont (autrefois pont-levis dont on peut encore voir les restes de poulies qui l’actionnaient).

La fondue, une expérience de saison !

Malgré la chaleur du mois de juin, nous avons goûté à la spécialité locale : la fondue ! 

La gourmandise l’emporte toujours… surtout lorsqu’on se réunit autour d’un caquelon fumant rempli de fromage onctueux et fondant…  Nous avons fait le plein de calories et d’énergie pour la suite de la journée. Et collectivement nous avons respecté la tradition : au moment de tremper le pain dans le fromage, gare à celui qui le laisse tomber au fond du bol de fondue ! Celui qui perd son morceau écope d’un gage, autour des mots et expressions de la langue française bien sûr… Un vrai moment de convivialité !

Genève et les…Schtroumpfs

En allant à Genève, nous étions nombreux à faire la confusion : non, ce n’est pas la capitale de la Suisse ! C’est bien Berne qui assume ce rôle.  Genève est une métropole internationale certes, mais elle reste tellement suisse !


Un quartier à Genève fait mouche. Très original, il se distingue par son architecture : c’est le quartier de Grottes, aussi surnommé le quartier des Schtroumpfs. Composé de petites habitations à l’architecture tarabiscotée et extrêmement colorée, il était autrefois peuplé d’artisans; aujourd’hui, les artistes y sont désormais majoritaires. On y voit des habitations ondulantes, des balcons en forme de papillon ou des poteaux-champignons le long de la rue ! Par moments, cela m’a rappelé les folies de Gaudì à Barcelone avec sa Casa Mila !

Les particularismes linguistiques des Suisses de Romandie

Chaque matin nous avions deux heures de cours de FLE pour perfectionner notre français. Et notre compréhension de la langue était véritablement mise à l’œuvre lors de nos activités et interactions avec les Suisses romands le reste de la journée. En effet, dans cette région francophone, les Suisses romands ont un accent et un vocabulaire bien à eux... Ils utilisent des expressions locales, idiomatiques, qui nous ont beaucoup surpris, et fait parfois sourire… En Romandie, on dit « septante » pour 70 et « nonante » pour 90… Ce qui m’a semblé étrange au début, mais tellement logique par la suite. On dit aussi « pédzer » (coller) ou encore « il roille » (il pleut à torrent). Nous avons transformé ces spécificités linguistiques en jeux, en défis de compréhension pour mieux s’intégrer et s’immerger dans la culture locale.

Après avoir visité Paris et Marseille, j’étais ravie de découvrir avec mes amis étudiants cette région francophone qu’est la Suisse romande. J’y ai apprécié les grands paysages et la sérénité du Lac Léman, et surtout la rencontre d’une toute autre culture, autour du sport de plein air, de la montagne et d’une gastronomie très riche (dans tous les sens du terme). Ma pratique du français s’est améliorée, enrichie même, mais je suis restée vigilante : je n’ai pas pris l’accent suisse !

Carnet de voyage FLE en Normandie, de Cherbourg à Rouen.

Carnet de voyage FLE en Normandie, de Cherbourg à Rouen.

La Normandie, de Cherbourg à Rouen : une terre généreuse et incontournable de l’histoire française.

Pour cette nouvelle page de carnet de vacances linguistiques, nous retournons en Normandie, entre mer et arrière-pays, à la découverte de deux villes mythiques : Cherbourg et Rouen. Nous suivons l’itinéraire d’une professeure de Français Langue Etrangère, Mia, qui accompagne son groupe d’élèves italiens et nous fait le récit de son séjour. Séduite par la richesse gastronomique et historique de la région, elle nous partage ses coups de cœur. 

Cherbourg : Première escale normande surprenante

Cherbourg-en-Cotentin a surpris tout le monde par son histoire maritime et ses infrastructures immenses. Cette cité est ravissante et je garde un joli souvenir de notre balade dans le quartier médiéval : les boëls, ces petites rues étroites, se découvrent comme des passages secrets, dissimulés dans le centre-ville. Et l’on change complètement de décor lorsque l’on arrive sur la rade, avec des points de vue splendides sur la Presqu’Île du Cotentin.

Visite de La Cité de la Mer de Cherbourg

La Cité de la Mer de Cherbourg abrite une ancienne gare maritime transatlantique – de style art déco – magnifiquement restaurée. Ce lieu a vu des millions de passagers embarquer vers le Nouveau Monde au fil du XXe siècle, et l’espace retrace leurs vies et leurs épopées. Les élèves sont restés bouche bée devant le sous-marin nucléaire Le Redoutable et l’espace « Titanic, retour à Cherbourg » retraçant l’histoire du passage du fameux paquebot dans la ville. 

Pique-nique au Parc Emmanuel Liais

Sous le soleil de juin, nous avons flâné et pique-niqué dans le Parc Emmanuel Liais, portant le nom d’un explorateur, botaniste et géographe français né et mort à Cherbourg.. Ce jardin botanique, avec ses plantes exotiques et locales, a permis à tous de se rafraîchir et de découvrir des collections de plantes rares et d’explorer les serres tropicales. Il faut dire que Cherbourg ne manque pas d’exotisme : la ville compte près de 1000 palmiers, importées notamment par les explorateurs au cours du XIXe siècle. Ils s’y épanouissent grâce à la douceur du climat de la ville.

Le Fort du Roule et le Musée de la Libération

Dans le Fort du Roule, perché sur une colline surplombant Cherbourg, nous avons rejoint le Musée de la Libération, avec une vue imprenable sur la ville. Ce musée retrace avec détails, images et vidéos, les événements de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération de Cherbourg. On apprend comment le port de Cherbourg a vu d’incessants dépôts de véhicules et de matériel de guerre, débarqués chaque jour. Les récits et les médias sont poignants !

La Manufacture des Parapluies de Cherbourg et le cinéma

Grand coup de cœur pour la visite de la Manufacture des Parapluies de Cherbourg ! Cet objet est culte depuis la réalisation du film de Jacques Demy, avec la grande Catherine Deneuve. On y découvre le savoir-faire artisanal pour fabriquer ces parapluies en observant les méthodes traditionnelles directement dans l’atelier de confection. Chaque parapluie est fabriqué à la main avec une précision méticuleuse ! Voilà un très très beau cadeau Made in France à ramener soigneusement dans sa valise !

Rouen : Capitale historique, de Jeanne d’Arc à Maupassant. 

Rouen, avec ses ruelles pavées et ses monuments historiques, est une véritable perle de la Normandie. Nous avons découvert ses trésors à travers plusieurs étapes.

Rouen, La ville des clochers

Rouen est une ville étourdissante quand on voit le nombre de clochers et de monuments de grande hauteur qu’elle abrite. A commencer par la Cathédrale Notre-Dame, impressionnante par son architecture gothique et sa flèche – plus récente – culminant à 151 m, faisant de la cathédrale de Rouen la plus haute église de France et la 3e d’Europe ! Elle a beaucoup plu aux élèves, émerveillés par la grandeur, la précision des détails et les vitraux merveilleux… mais elle ne plaisait pas à tout le monde. Maupassant, qui est un enfant de Normandie, l’a décrite comme étant une « surprenante aiguille de bronze, laide, étrange et démesurée ». 

Nous avons vu également l’église Saint-Maclou, un joyau du gothique flamboyant, et l’abbatiale Saint-Ouen, tout aussi immense et majestueuse.

La Place du Vieux-Marché et la mémoire de Jeanne-d’Arc

Nous avons poursuivi notre visite vers la Place du Vieux-Marché, lieu de l’exécution de Jeanne d’Arc. C’est ici que nous avons pu rappeler l’histoire de cette figure mythique de l’histoire française. Jeanne, jeune bergère très pieuse, déclare entendre des voix, lui demandant de libérer la France de l’Occupation anglaise. Elle s’empare de cette destinée, et rejoint le futur Roi Charles VII en Touraine, en pleine Guerre de Cent ans, vêtue comme un homme, et les cheveux coupés très courts. Elle va jusqu’à combattre les Anglais à Orléans, et en sort victorieuse. Grâce à ce succès, Charles VII est couronné Roi à la cathédrale de Reims en 1429. Mais à Paris, elle connaît son premier échec de guerre, et elle est faite prisonnière, vendue aux Anglais, puis enfermée à Rouen, dans leur quartier général. Elle est finalement jugée pour hérésie, et condamnée au bûcher ! Le 30 mai 1431, elle est brûlée vive Place du Vieux Marché de Rouen. Une tragédie, une injustice, qui imprègne la place rouennaise et qui a marqué les esprits des élèves.

Le Jardin des Plantes de Rouen

Pause pique-nique au Jardin des Plantes ! Après avoir acheté de quoi nous sustenter au Vieux Marché de Rouen, nous nous sommes posés dans ce havre de paix qui conserve des espèces végétales en provenance des cinq continents. La serre centrale a plus de 170 ans ! Les plantes carnivores ont particulièrement attiré l’attention des élèves, évidemment…. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut s’amuser à voir des plantes déguster lentement des petits insectes. Ce lieu a quelque chose de magique, on aurait pu y rester des heures ! Entre les volières remplies de perruches, de perroquets, de cailles de Chine, et les paons et les tortues d’eau qui se baladent en liberté au bord du canal, c’était un vrai moment de détente pour tout le monde dans un univers botanique très riche !

Balade dans les rues de Rouen, sur les pas de Guy de Maupassant

Rouen est l’une des villes les plus grandes et les plus opulentes de l’Europe médiévale. Au Moyen Âge, Rouen était le siège de l’Échiquier de Normandie (sorte de parlement réunissant tous les notables de la province). La ville a connu une formidable croissance économique à partir du XIIIe siècle, principalement grâce à l’essor des usines de textile et au trafic fluvial.

En déambulant dans les rues pavées de Rouen, le long des quais ou dans les recoins enchanteurs de la ville, nous avons évoqué l’œuvre de Guy de Maupassant. Certains des élèves connaissaient certains de ses romans, comme Une Vie, Boule de Suif, ou Le Horla. L’auteur est né dans les terres normandes et s’est beaucoup inspiré du décor urbain et fluvial de Rouen pour camper ses histoires. Ce grand écrivain et voyageur a témoigné beaucoup d’admiration et d’affection pour sa région natale, et pour la ville de Rouen. 

“Nous avons accompli en quatre jours un voyage que bien peu de Français ont fait, un voyage plein d’accidents, d’émotions, même de dangers, un voyage délicieux à travers le plus adorable pays du monde et le plus propre aux descriptions. (…) Nous avons simplement descendu la Seine, la belle et calme rivière, de Paris à Rouen, dans un de ces petits bateaux à deux personnes qu’on nomme des yoles.(…) Et voici Rouen, Rouen l’opulente, la ville aux clochers, aux merveilleux monuments, aux vieilles rues tortueuses. On ne la peut décrire. Il la faut connaître”. 

Guy de Maupassant

de Paris à Rouen, Notes de deux navigateurs trouvées dans une bouteille, au fil de l’eau.

L’art de bien manger à la normande… 

Quel plaisir de visiter cette partie de la Normandie avec des élèves aussi gourmands et curieux de nouvelles saveurs ! Ils n’étaient pas déçus en découvrant tous les plats et les produits typiques que nous avons rencontrés sur les marchés et chez les producteurs entre Cherbourg et Rouen. Du littoral à la campagne, nous avons fait savourer les fruits de mer frais de la Manche, la crème onctueuse des vaches pastorales et les délicieuses pommes des vergers du Pays d’Auge.

Un plat favori ? La Dieppoise Marmite ! Ce mélange de mollusques, crustacés et poissons, cuit dans une soupe crémeuse et salée à base de beurre, de cidre et de crème fraîche. Un régal !

Un dessert à retenir ? La Teurgoule ! Un nom qui ne sonne pas très ragoûtant…. Ni l’aspect d’ailleurs… et pourtant c’est un délice ! La teurgoule est une sorte de riz au lait caramélisé cuit lentement dans un ramequin en terre cuite avec du sucre, du lait, et saupoudré de noix de muscade et de cannelle.

Point final du voyage :  dégustation dans une fromagerie normande

Dernière étape de notre séjour linguistique normand : l’atelier dégustation dans une fromagerie normande ! Un grand moment ! Dans cette grande ferme, qui nous a accueillis à bras ouverts, les élèves ont découvert le niveau d’exigence très élevé de la réalisation de ces fromages dits AOP, Appellation d’Origine Protégée de Normandie. A base de lait de vache, les animaux doivent avoir une alimentation locale, basée sur l’herbe et le pâturage. La dégustation a réveillé les papilles de tout le monde, même les plus aguerris! Les Italiens ont des fromages sacrément goûtus eux aussi, mais ils sont moins habitués aux fromages de vache : le Neufchâtel (le plus vieux des fromages normands !), le Livarot, le Pont-L’Evêque, et l’incontournable Camembert ! Ravie d’avoir partagé ce moment au cœur des traditions de fabrication locale avec mes élèves, je leur ai toutefois déconseillé d’en ramener un de ses fromages dans leur valise… 

Le voyage de Mia en Normandie, de Cherbourg à Rouen constitue un des itinéraires culturels favoris que Vacances Actives Linguistiques propose pour ses séjours FLE en France. Mais le voyage en Normandie ne s’arrête pas là ! À seulement une courte distance en car, le chemin se prolonge vers l’inénarrable Mont Saint Michel bien sûr,  et vers Giverny et les jardins de Claude Monet, ou encore vers la magique Baie de Somme. Tous nos carnets de voyage sont disponibles sur notre blog et sont autant d’inspirations pour vos séjours linguistiques en France.

Carnet de voyage en Aquitaine : du Périgord à Arcachon

Carnet de voyage en Aquitaine : du Périgord à Arcachon

Bordeaux est une destination qui remporte un grand succès auprès de nos voyageurs apprenant le français. Nous y avons consacré tout un article pour découvrir cette métropole capitale du vin et de la vigne. Mais il ne faut pas s’arrêter seulement à la ville ! Autour d’elle gravitent de merveilleux sites et destinations dans un rayon de 2h de trajet.

Suivons les pas de Taylor, étudiante littéraire américaine et apprenante du FLE, qui nous partage son carnet de voyage (linguistique) en région Nouvelle Aquitaine … entre Gironde et Dordogne, entre dunes, vignes, forêts et châteaux forts !

Sur les pas d’Aliénor d’Aquitaine

Nous quittons la “Belle Endormie” qu’est Bordeaux pour suivre les pas d’une reine, femme majeure dans l’Histoire de France : Aliénor d’Aquitaine. Quelle reine rebelle ! Reine de France, puis Reine d’Angleterre, cette femme de pouvoir était remarquablement moderne et indépendante pour son époque (le 12e siècle). Nous avons suivi une partie de son itinéraire et de sa vie, puisqu’ Aliénor a marqué, par son passage et ses actions, de grands sites emblématiques de l’Aquitaine. Elle est née près de Bordeaux, et a fait don d’une belle fortune pour construire la nef de la cathédrale Saint André, que nous avons explorée au début de notre séjour. Elle y a célébré son premier mariage avant de se séparer et d’épouser en 1137, l’héritier de la couronne anglaise Henri II Plantagenêt.

La citadelle de Blaye

Nous avons suivi les traces d’Aliénor d’Aquitaine jusqu’à Blaye, où elle demeura plusieurs années. Cette citadelle réalisée par Vauban (bien après la vie d’Aliénor!), est extraordinaire : géométrique, en forme d’étoile, elle représente une architecture défensive impressionnante en bord de rivière. Nous avons rencontré des artisans qui travaillent à l’intérieur de la citadelle, qui nous ont expliqué la vocation stratégique de cette structure, faite pour surveiller le trafic et le passage d’ennemis entre le fleuve et l’océan Atlantique. Passionnant !

La Dordogne et ses 1001 châteaux

Après Blaye, nous avons gagné le Périgord, une région très nature, avec des forêts, des rivières…. et des châteaux !  Des châteaux-forts du Moyen Âge aux châteaux Renaissance, il y a trop de choix ! Direction le village de Beynac au bord de la rivière Dordogne. Nous retrouvons ici l’histoire d’Aliénor : après son mariage avec le futur Roi d’Angleterre, une partie du territoire est passée aux mains des Anglais. La rivière de la Dordogne symbolisait alors la frontière entre les deux royaumes ennemis. Le château de Beynac côté français se dressait face à la forteresse anglaise de Castelnaud… C’est ce que nous avons découvert en visitant ces deux châteaux impressionnants, perchés sur les hauteurs dominant la vallée. 

Les grottes préhistoriques de Lascaux

Après le Moyen Âge, nous avons remonté le temps jusqu’à la Préhistoire : C’est parti pour la visite guidée des Grottes de Lascaux ! Enfin…. pas les grottes d’origine ! Il s’agit d’une imitation parfaite puisque les grottes originelles sont fermées et préservées de l’accès du public. 

Cette grotte connue partout dans le monde est unique, comme l’histoire de sa découverte d’ailleurs… Elle a été révélée en 1940 par 4 adolescents et leur chien ! J’aurais tellement aimé être à leur place… 

Aidés par notre guide, nous avons admiré les incroyables peintures rupestres réalisées il y a plus de 17 000 ans par les hommes préhistoriques : des chevaux, des ours, des taureaux, des oiseaux et des hommes…. Ils utilisaient des pigments de couleurs et jouaient avec les formes du mur pour rendre plus vivants et réalistes leurs dessins.

Du Périgord à la Gironde :
Saint Emilion et le charme des vignes

Notre cours de français matinal nous a appris les mots essentiels pour comprendre la visite des châteaux viticoles de la région. Direction Saint Emilion, une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui nous raconte une histoire de plus de 2000 ans… Ce village perché, avec ses tours et ses églises, trône au milieu des vignes : fascinant ! Ce site a une histoire très attachante : c’est un moine breton, Aemilian, qui est l’origine de la fondation de la cité au VIIIe siècle. Venu se retirer en ermite dans une grotte (que nous avons visitée !), loin du monde, il soigna plusieurs malades et prodigua des soins presque miraculeux à de nombreux habitants de la région. A sa mort, les religieux ont voulu lui rendre hommage en érigeant une église en son nom : l’église monolithe de Saint-Emilion. Celle-ci est entièrement creusée dans la roche, taillée dans un unique bloc de calcaire. Après avoir visité l’extraordinaire partie souterraine de l’église, nous avons gravi les 200 marches pour gagner le clocher et admirer tout le vignoble. 

Puis la visite s’est poursuivie au Cloître des Cordeliers et ses galeries souterraines où l’on fabrique et conserve du vin pétillant.

Enfin, en repartant vers Bordeaux, notre bus a traversé d’immenses vignobles, rectilignes, étagés, en passant devant des châteaux parmi les plus renommés au monde comme l’Angélus, ou le Prince Noir !

Cap vers la Dune du Pyla et le Bassin d’Arcachon

Changement de décor : des vignes au sable fin des dunes !

Nous voilà face à la plus haute dune d’Europe… le Pilat. Elle a de sacrées dimensions : elle mesure plus de 100 mètres de haut et 3 km de long… Sa formation a débuté il y a plus de 4000 ans ! 

La Dune du Pyla est bordée par une sombre forêt de pins, malheureusement ravagée par un grave incendie qui a duré plusieurs semaines en 2022.  Exotique et majestueuse à la fois, la Dune s’impose vraiment devant nous : pas le choix, il faut la franchir, pour découvrir l’océan. 

L’ascension de la dune est une rude épreuve : nous ne sommes plus à la plage mais bien à la montagne ! Difficile de grimper les pieds dans le sable fin et mou. Mais une fois arrivés en haut, le spectacle offert est une très belle récompense. L’océan s’étend à perte de vue…

Tout près, nous apercevons le Banc D’Arguin, une réserve naturelle riche d’une faune protégée qu’il vaut mieux laisser en paix… 

Là-haut, au sommet de la dune du Pilat, on se sent revigorés, prêts à dévaler la dune pour rejoindre le Cap Ferret. 

Institut des Frères Lumière à Lyon
Institut des Frères Lumière à Lyon
Institut des Frères Lumière à Lyon
Institut des Frères Lumière à Lyon

Traversée jusqu’au Cap Ferret 

Le Cap Ferret est très connu pour ses belles villas (de stars !), ses cabanes à huîtres typiques, et son Île aux Oiseaux. Celle-ci est très protégée, et accessible uniquement en bateau. On utilise traditionnellement les pinasses, petites embarcations typiques du Bassin d’Arcachon : elles sont en bois et à fond plat. On reconnait bien l’île aux Oiseaux grâce aux cabanes tchanquées, cabanes d’ostréiculteurs sur pilotis, jolies et colorées, comme des échassiers dans l’eau. Autour d’elles, on peut observer une multitude d’espèces d’oiseaux et de migrateurs protégés.

 

Nous avons commencé par visiter le Cap Ferret côté bassin, avec ses quartiers ostréicoles aux noms originaux (L’Herbe, le Canon…) où s’entremêlent les cabanes à huîtres toutes colorées et de guingois. C’est parti pour la dégustation ! Impossible de faire l’impasse sur la spécialité locale : l’huître. Avec ou sans eau de mer ? Avec ou sans citron ? Avec ou sans tartine de beurre ? J’ai adoré, malgré son aspect un peu rebutant…

Puis nous avons rejoint le côté océan Atlantique. En marchant sur le littoral, on compte les nombreux blockhaus qui constituaient le Mur de l’Atlantique de la Seconde Guerre mondiale. Cela nous rappelle qu’en 1940, les Allemands ont occupé le Bassin d’Arcachon, et ont ordonné la construction de ces structures en béton, aujourd’hui à moitié enfouies dans le sable… 

Pour bien clôturer la journée, au village du Ferret, un goûter nous attendait ! Les “dunes blanches” sont une spécialité très gourmande inventée par un pâtissier local : il s’agit de petits choux farcies de crème légère et vanillée …. un délice !

Institut des Frères Lumière à Lyon

Quelle semaine en Aquitaine ! Nous avons traversé tant d’époques de l’Histoire de France en découvrant des paysages, des monuments et des grands personnages comme Aliénor d’Aquitaine. 

Grâce à notre guide et à nos cours de FLE, nous avons beaucoup appris en termes de vocabulaire et de culture française. Un vrai coup de cœur en France après avoir découvert Paris !

Carnet de voyage FLE en Alsace

Carnet de voyage FLE en Alsace

Vacances Actives Linguistiques a exploré l’Alsace cet été, et vous partage ses 7 visites et activités coups de cœur dans le cadre d’un séjour linguistique en Alsace organisées par nos apprenants FLE.

Voici un itinéraire à la fois géographique qui s’étire du Nord au Sud, et chronologique, qui traverse les époques, Moyen Âge, Renaissance, et révolution industrielle. A l’arrivée de l’automne, les couleurs chatoyantes de l’Alsace en font l’une de nos destinations préférées : des maisons à colombages, des châteaux forts jalonnant les routes de crêtes et les collines viticoles, des panoramas étourdissants sur les Ballons des Vosges, et des gourmandises réconfortantes riches en énergie ! 

1 : le Musée Lalique du Hochberg

Découverte passionnante que ce musée Lalique dédié à l’art du verre et du cristal. De pièce en pièce, l’exposition nous révèle toute la minutie et le prestige du savoir-faire des maîtres verriers. 

Le musée tient son nom d’une grande famille de créateurs et plus précisément de René Lalique, qui installa sa verrerie en 1922 sur le site du Hochberg. Le musée présente à la fois des bijoux d’une grande finesse, des flacons de parfums pour des marques luxueuses, des lustres et objets du quotidien ou de décoration tout aussi élégamment travaillés.

On peut regarder, on peut toucher aussi ! Grâce à des vidéos et des ateliers sensoriels permettant de toucher la matière à chaque étape de la création, les élèves saisissent le savoir-faire prodigieux de la tradition verrière. 

2 : Strasbourg et l’atelier gourmand de flammkush.

Strasbourg est un passage obligé de ce que voyage linguistique en Alsace, et la ville et le quartier européen méritent une semaine complète (à lire : notre premier carnet de voyage à Strasbourg.)

Après une balade dans le quartier de la Petite France, une visite et une ascension de la cathédrale pour rendre visite aux gargouilles, les élèves ont suivi un atelier de cuisine dédié à la tarte flambée.

Plat traditionnel local, la flammekueche, cuite dans un four à bois, a une recette et des ingrédients simples et précis : lardons fumés, oignon et crème. Une fois les tabliers et les toques reposés et les plans de travail bien farinés, l’atelier s’est transformé en une dégustation collective et l’élection de la meilleure flammeche !

3 : Visite du Château du Haut-Koenigsbourg

Direction le Château du Haut-Koenigsbourg, à l’assaut d’une des forteresses médiévales les plus préservées et emblématiques d’Alsace. Perché à 750 m d’altitude sur un éperon rocheux, le château donne en un clin d’œil l’impression de faire un saut de plusieurs siècles dans le passé. Ces murailles irrégulières épousent la forme de la montagne, depuis laquelle on peut observer les sommets arrondis des Vosges, la Forêt Noire, et si le temps le permet, les Alpes ! Une pause géographie bien nécessaire pour remettre les boussoles au nord !

La visite de la forteresse nous a permis d’initier notre groupe d’apprenants au vocabulaire de l’architecture médiévale : donjon et pont-levis, chemin de ronde et mâchicoulis,… Des salles d’armes au donjon, en passant par de belles pièces du quotidien aménagées et meublées, le Château du Haut-Koenigsbourg décrit la vie du Moyen Âge et l’évolution des armes et de l’art de la guerre.

4. La Bibliothèque Humaniste de Sélestat

Quittons le Moyen Âge pour entrer dans la Renaissance en suivant les mémoires de l’humaniste Beatus Rhenanus, né à Sélestat, ville alsacienne à qui il légua une fantastique bibliothèque, aujourd’hui inscrite au Registre Mémoire du monde de l’UNESCO. 

En feuilletant ses livres, manuscrits, feuillets et même cahiers d’écolier numérisés, nous parcourons à travers eux la vie des grands humanistes et voyageurs comme Beatus Rhenanus ou son ami, le célèbre Erasme. La découverte des mondes inexplorés, la rencontre avec des cultures nouvelles, le développement de la science et des techniques, la réflexion de la place de l’homme dans l’univers… Cette visite à la Bibliothèque Humaniste offre un miroir précieux à nos apprenants du français langue étrangère et jeunes voyageurs en herbe.

5 : La Volerie des Aigles au château de Kintzheim

Comment se découvrir une fascination pour les rapaces ? Rendez-vous à la Volerie des Aigles de Kintzheim, spectacle impressionnant garanti !

Nous avons accompagné nos apprenants FLE pour cette sortie nature riche en émotions. En observant l’aigle ravisseur, la chouette à lunettes ou encore le harfang des neiges (qui a fait l’unanimité chez les fans d’Harry Potter en y reconnaissant les traits d’Hedwige), l’admiration et la surprise dominent.

On y découvre près de 30 espèces de rapaces, tous aussi vifs, ingénieux et remarquables les uns que les autres. Un atelier pédagogique accompagnait notre visite pour comprendre comment les aigles sont nés ici en captivité et évoluent comme dans leur environnement naturel.

6 : Le charme des villages alsaciens : Ribeauvillé, Colmar, Eguisheim…

Il fallait bien consacrer une journée à la visite des beaux villages alsaciens, au caractère bien affirmé et romantiques à souhait. Habitués à découvrir ces villages en période de Fêtes, pour profiter pleinement de la magie des marchés de noël, ces sites sont tout aussi appréciables pour la flânerie et la dégustation de bons produits locaux ! Sur la Route des Vins, les charcuteries, bretzels et autres choucroutes se vendent à foison ! 

Ribeauvillé illustre bien le style architectural de ces beaux villages alsaciens, aux maisons à colombages colorées et chatoyantes. Nos élèves ont choisi parmi les plus belles l’Auberge de l’Éléphant, ainsi que la Maison des Ménétriers (autrement dit, des musiciens) située au début de la Grand-Rue, avec sa façade joliment décorée datant de 1683. Et pour ne pas manquer d’énergie, nous avons rendu visite à une chocolaterie alsacienne familiale !

A Eguisheim, nous avons organisé un mini jeu de piste : nos jeunes voyageurs sont partis à la découverte de ce village en ruelles en colimaçon, et à la rencontre des habitants et des touristes pour récolter un maximum de réponses aux questions en un minimum de temps. Challenge relevé ! Maisons à pans de bois et aux toits pointus, linteaux de portes sculptés et fontaines secrètes, les indices étaient cachés partout ! Ce village coloré parmi les préférés des Français (foi de Stéphane Bern!), offre un joli labyrinthe propice au jeu et de splendides vues sur les collines alsaciennes. 

Dernière étape : Colmar, la plus charmante et apaisante, surnommée la Petite Venise. On retrouve les maisons à colombages cette fois bordant des canaux et de petites ruelles pavées. En l’absence du Marché de Noël et de ces milles artisans et commerçants, nous avons jeté notre dévolu sur l’Ecomusée d’Alsace : un village traditionnel alsacien reconstitué pour redonner vie aux constructions, métiers et costumes d’antan. On y a rencontré le forgeron, le tonnelier, le charron… mais aussi l’instituteur qui au sein de sa salle de classe tient un cours sur l’histoire de l’Alsace ! Silence !

7. La Cité du Train, patrimoine SNCF à Mulhouse

Un voyage dans le voyage… La cité du train de Mulhouse nous a tous embarqués dans l’univers des voyages en train, à travers la visite des matériels roulants et la découverte de tous les objets utilisés à bord, et leur évolution dans le temps.

D’espaces en espaces, les visiteurs approchent le monde du train dans toutes ses dimensions, parfois ludiques (Le train et les vacances, les congés payés de 1936), parfois géographiques (le train et la montagne, un défi technique !), parfois géopolitique et dramatique (le train et les guerres mondiales). Les élèves se sont passionnés pour les authentiques locomotives à vapeur des années 1850, les voitures à Impériale ou les luxueux wagons-restaurants de la Compagnie des Wagons-Lits, au service du fascinant Orient Express. Et le TGV n’est pas en reste !  Les trains modernes et à grande vitesse ont attiré la curiosité des élèves, et suscité bien des vocations !

Nos séjours linguistiques en Alsace allient la nature fraîche et montagneuse des Vosges à la richesse de l’histoire et de la culture locale. Facilement combinables avec des visites de métropoles emblématiques comme Paris ou Lyon, ils s’organisent en toute saison, avec un esprit encore plus magique pendant les Fêtes de Noël.