Librairies insolites à Paris : 6 trésors cachés pour les amoureux des livres

Librairies insolites à Paris : 6 trésors cachés pour les amoureux des livres

Paris est un paradis pour les amoureux des librairies. On connaît tous la célèbre Shakespeare and Company, ce repaire anglophone face à Notre-Dame, mais la capitale cache bien d’autres échoppes littéraires insolites et atypiques. Certaines se nichent dans des lieux improbables, d’autres invitent à voyager par leurs collections en langues étrangères. Que vous soyez apprenant de français ou simple flâneur polyglotte, préparez-vous à une balade hors des sentiers battus, de librairie en librairie. Dans ces sept lieux d’exception, chaque rayon raconte une histoire et chaque recoin réserve une surprise. Suivez le guide pour un tour du monde littéraire sans quitter Paris !

Shakespeare and Company,  l’incontournable librairie anglophone face à Notre-Dame

Impossible de parler des librairies insolites de Paris sans mentionner Shakespeare and Company. Ce monument littéraire, installé en face de Notre-Dame, transporte les visiteurs dans une autre époque. Sous les poutres centenaires et les lampes tamisées, les étagères débordent de classiques et de trésors contemporains en anglais. Fondée par George Whitman en 1951, cette librairie-bibliothèque a accueilli des générations d’écrivains et de voyageurs en quête d’inspiration. On y feuillette un roman de Hemingway assis sur de vieux fauteuils, tandis que le piano à l’étage et le chat de la maison ajoutent au charme bohème du lieu. La boutique propose aussi un café littéraire attenant, idéal pour bouquiner en dégustant une pâtisserie. Symbole d’échange culturel, Shakespeare and Co est bien plus qu’un magasin de livres : c’est une légende vivante où chaque visiteur écrit à son tour quelques lignes de l’histoire.

The Abbey Bookshop – La caverne aux trésors du Quartier Latin

À quelques ruelles de là, une porte discrète du Quartier Latin mène à The Abbey Bookshop, un autre paradis anglophone bien que plus confidentiel. Fondée en 1989 par un Canadien passionné, Brian Spence, cette petite librairie se cache rue de la Parcheminerie dans une ancienne bâtisse du 18ᵉ siècle. Dès l’entrée, on est frappé par l’odeur du vieux papier et le spectacle insolite des piles de livres qui s’élèvent jusqu’au plafond. Romans, essais, polars et éditions rares forment un labyrinthe serré où l’on circule à pas de souris, enchanté par l’atmosphère intime du lieu. L’Abbey Bookshop est réputée pour son accueil chaleureux : on vous offrira volontiers un café pour accompagner vos fouilles bibliographiques. Ici, chaque centimètre carré est exploité, des caves voûtées remplies de bouquins jusqu’à la mezzanine croulant sous les romans. Cette abondance donne au lieu des airs de caverne d’Ali Baba de la littérature anglophone. On y déniche autant un vieux Dickens d’occasion qu’un guide insolite de Paris en anglais. Un détour obligatoire pour tout voyageur-bibliophile en quête de pépite cachée.

 « Je me suis perdu entre les rayonnages étroits de l’Abbey Bookshop… et j’ai adoré ça ! J’ai même trouvé un vieux roman londonien introuvable ailleurs. Ce fouillis de livres, c’est magique. » 
Connor, 17 ans, étudiant irlandais

Librairie du Globe – La littérature russe à deux pas de la Bastille

Changeons de registre linguistique en mettant le cap sur l’Europe de l’Est. Librairie du Globe est une adresse mythique pour tous les passionnés de culture russe. Nichée boulevard Beaumarchais, non loin de la place de la Bastille, cette librairie fondée en 1953 est la plus ancienne librairie russe de Paris. Derrière une vitrine sobre se cache un véritable voyage littéraire en terre slave. Les étagères regorgent de romans de Tolstoï, Dostoïevski ou Pouchkine en version originale, mais aussi de traductions françaises et d’ouvrages bilingues. On y trouve également des livres d’histoire, de poésie contemporaine russe, des bandes dessinées, sans oublier des méthodes pour apprendre le russe. La Librairie du Globe a longtemps été un lieu de rendez-vous des exilés et étudiants russophones ; aujourd’hui encore, elle perpétue cet esprit de partage autour de la langue et la littérature. L’accueil y est chaleureux, parfois bilingue, et l’on peut feuilleter un livre en cyrillique tout en discutant avec le libraire des dernières parutions à Moscou. C’est un petit bout de Moscou en plein Paris, idéal pour s’évader autrement.

« Entendre des clients parler russe entre les rayons, à Paris, ça m’a fait chaud au cœur. J’ai même pu acheter le dernier roman de ma romancière préférée en russe, comme si j’étais chez moi. » 

Nina, 17 ans, voyageuse russe

Librairie Japonaise Junku – Le paradis des mangas et de la culture nippone

Avis aux amateurs de mangas et de culture japonaise : Paris abrite aussi la grande Librairie Japonaise Junku, ouverte depuis 1977. Située rue des Pyramides, à deux pas de l’Opéra, Junku est une véritable institution pour qui cherche un coin de Japon en France. Dès l’entrée, les couvertures colorées de mangas, romans graphiques et bandes dessinées nippones attirent l’œil. Les rayons proposent un choix immense d’œuvres en version originale japonaise, mais aussi des traductions en français et en anglais pour les non-japonisants. On y trouve également de la littérature japonaise classique et contemporaine, des ouvrages d’art, des magazines importés de Tokyo, ainsi qu’un étage entier dédié à la papeterie et aux arts traditionnels (calligraphie, origami…). Feuilleter un manga dans sa langue originale au milieu de Paris est une expérience insolite en soi. Les fans d’Anime s’y sentent chez eux, et les curieux pourront s’initier à un univers littéraire différent sans quitter la capitale. Avec son personnel bilingue et ses étagères garnies de trésors du pays du Soleil-Levant, Junku offre un dépaysement total – l’endroit rêvé pour tous les otakus en voyage ou les étudiants passionnés par le Japon.

La Tour de Babel (Librairie italienne) – L’Italie littéraire au cœur du Marais

Dans le charmant quartier du Marais, une petite vitrine verte attire l’attention des amoureux de l’Italie. La Tour de Babel, librairie italienne fondée en 1984, est bien plus qu’une librairie : c’est un lieu de rencontre pour la communauté italophone et les italophiles de passage. Derrière ce nom évocateur s’alignent environ 11 000 titres, dont la grande majorité en langue italienne. Des classiques de Dante, Eco ou Calvino aux derniers prix Strega fraîchement parus, les nouveautés côtoient les œuvres patrimoniales sur les étagères élégamment garnies. On y trouve aussi des manuels pour apprendre l’italien, des DVD de films en version originale et de la littérature jeunesse transalpine – un vrai coin d’Italie à Paris. L’ambiance y est conviviale et un brin nostalgique, portée par l’accent chantant du libraire qui conseille aussi bien en français qu’en italien. La Tour de Babel organise régulièrement des rencontres avec des écrivains italiens de renom, faisant vibrer la librairie au rythme de la dolce vita littéraire. Pour un voyageur apprenant le français qui parle italien, c’est l’endroit parfait pour bouquiner un peu dans sa langue maternelle tout en échangeant quelques mots de français avec les habitués.

 « Entrer ici, c’est comme pousser la porte d’une librairie à Rome ou à Milan… J’ai pu discuter en italien avec le libraire, au beau milieu de Paris ! Je repars avec un roman en VO et le sourire aux lèvres. » 

Giulia, 16 ans, étudiante italienne

L’Eau et les Rêves – Une librairie flottante au fil du canal

Pour une expérience vraiment atypique, embarquez à bord de L’Eau et les Rêves, la librairie flottante de Paris. Amarrée le long du canal de l’Ourcq, dans le 19ᵉ arrondissement, cette péniche-librairie porte bien son nom : elle marie l’élément de l’eau et le rêve des livres. À l’intérieur de la péniche, on découvre un univers botanique et littéraire unique en son genre. De véritables plantes vertes grimpent entre les rayonnages, et les livres exposés sont spécialisés autour de la nature, du jardinage, de l’écologie, mais aussi du voyage et de l’aventure maritime. Le parquet de bois qui craque doucement sous les pas et la lumière du jour filtrant par les hublots créent une atmosphère chaleureuse et apaisante. On peut s’installer sur le pont en été avec un roman et un thé, ou bouquiner au chaud près d’une fenêtre en admirant l’eau qui clapote le long du bateau. L’Eau et les Rêves fait aussi office de café-restaurant, ce qui permet de prolonger la pause lecture avec une gourmandise. Ce lieu insolite donne l’impression de voguer sur un océan de savoir, tout en restant à quai. Un havre de paix littéraire, idéal pour s’évader du tumulte urbain et laisser libre cours à ses rêves d’ailleurs.

« Lire un livre sur le pont d’un bateau-librairie, entouré de fleurs et avec le clapotis du canal en bruit de fond… On se croirait dans un conte. C’est la pause la plus relaxante que j’ai faite à Paris ! »

Anna, 17 ans, voyageuse allemande

Paris ne cesse de surprendre les bibliophiles explorateurs. Des rives de la Seine aux quais de l’Ourcq, des langues de Shakespeare à celles de Mishima ou Dante, ces librairies insolites offrent chacune un voyage différent. Chacune de ces six adresses est une porte ouverte sur un univers : on peut y perfectionner son français tout en gardant un pied dans sa culture d’origine, ou simplement y vivre un moment hors du temps, entre découvertes littéraires et rencontres chaleureuses. Alors, lors de votre prochain séjour linguistique en France, n’hésitez pas à suivre ce parcours des librairies pas comme les autres.

Envie d’intégrer ces découvertes à votre voyage ? Vacances Actives Linguistiques vous accompagne pour apprendre le français autrement, au fil de Paris et de ses trésors cachés. 

Carnet de voyage : cinq jours en Belgique francophone

Carnet de voyage : cinq jours en Belgique francophone

Et si le français s’apprenait entre deux gaufres, quelques marches et une poignée de conversations inattendues ?

Emily, 16 ans, étudiante anglaise curieuse et un brin rêveuse, partage son séjour linguistique en Belgique francophone. De Louvain-la-Neuve à Bruxelles, en passant par Namur et Liège, elle raconte — en français, bien sûr — ses découvertes, ses progrès, ses maladresses… 

Jour 1 : Louvain-la-Neuve, ville suspendue au-dessus du bitume

Première impression : un décor sans voitures

À peine descendue du car, j’ai eu l’étrange impression d’atterrir dans une maquette géante. Une ville en miniature, sans voitures, sans bruit, posée sur une dalle.
Louvain-la-Neuve, comme son nom l’indique, est récente. Trop récente pour avoir ses fantômes, mais assez vivante pour donner envie d’y poser son sac. On y circule à pied, librement. Les voitures passent sous la ville, comme un secret bien gardé.

Les bâtiments, eux, racontent une autre histoire : celle d’une Belgique divisée en deux langues, où les étudiants francophones ont dû inventer leur propre ville après leur départ forcé de Louvain. Résultat : une ville universitaire construite pour le français, par le français, autour du français.
Et aujourd’hui, on y apprend le français en se croisant sur les places, entre deux affiches d’expo ou un banc partagé.

Sur le campus : un rythme à réinventer

Le campus où nous logeons ressemble à une résidence étudiante en sommeil, mais derrière les portes, tout s’anime.
Nos cours de FLE se déroulent dans des salles baignées de lumière, avec vue sur les arbres et les toits plats. Nos profs, deux femmes enthousiastes et un assistant un peu rêveur, nous font jouer, débattre, raconter. Tout en français, évidemment.

Et même entre nous, jeunes venus d’Espagne, d’Italie, des Pays-Bas ou de Flandre, le français est devenu la langue du quotidien. Pas par obligation. Par curiosité. Et peut-être aussi par défi.

Une ville où l’on respire

Le soir, nous marchons jusqu’à la Grand-Place. Rien à voir avec celle de Bruxelles. Celle-ci est discrète, un peu brute, mais les terrasses débordent d’étudiants qui parlent fort et rient en plusieurs accents.
On partage une gaufre, bien croustillante, bien beurrée, et je me surprends à comprendre toutes les conversations autour de moi. Ce n’est pas tant la grammaire qui me revient. C’est la musique de la langue, sa façon de se glisser partout.

Jour 2 : Namur, une citadelle entre deux rivières

Sur les hauteurs : la ville vue d’en haut

Namur ne cherche pas à impressionner. Elle se laisse découvrir comme un carnet qu’on ouvre lentement.
Au sommet de la citadelle, le vent s’invite dans les cheveux et le regard s’étire jusqu’à l’horizon. La Meuse et la Sambre s’y rejoignent comme deux lignes d’encre, et tout en bas, la ville déplie ses ruelles et ses toits gris.

On écoute notre guide, accent doux, gestes précis, nous raconter les batailles, les souterrains, les garnisons d’antan. Je regarde mes camarades silencieux. Il y a des lieux qui imposent le calme sans rien exiger.

Un déjeuner sur les quais

Après la descente, la promenade nous mène au bord de l’eau. Sur une petite place, les serveurs connaissent les prénoms des habitués.
Je commande timidement, en français, un plat inconnu au nom trop long. Il arrive fumant, nappé d’une sauce brune sucrée-salée, avec une pile de frites bien dorées.
Personne ne m’explique vraiment ce que c’est, mais c’est bon. Vraiment bon.

Un commerçant m’aborde à la sortie : “Vous n’êtes pas d’ici ?” Je hoche la tête. Il me répond en souriant, lentement, comme si chaque mot devait m’aider à mieux comprendre ce pays. C’est là que j’ai senti que je progressais.

Jour 3 : Liège, escaliers, bouillons et accent qui chante

La Montagne de Bueren

Liège est tout l’inverse de Namur. Elle vibre. Elle grimace. Elle rit fort.
Et elle grimpe.
Nous attaquons les 374 marches de la Montagne de Bueren comme des soldats en mission.

Un passant nous salue, dans un français roulé de voyelles longues. Son accent est chantant, presque italien. Il nous recommande une adresse où manger “les vrais boulets”. Nous obéissons.

Pause au comptoir

La taverne est sombre, mais les assiettes brillent. J’y découvre ce fameux plat local : des boulettes de viande, sauce aux oignons et sirop de Liège.
La serveuse me glisse discrètement un petit mot : “C’est sucré, mais c’est comme ça qu’on aime ici.”
Je hoche la tête, la bouche pleine, incapable de répondre.

Jour 4 : Bruxelles, entre institutions et éclats de sucre

La Grand-Place en technicolor

Bruxelles n’a pas volé sa réputation. La Grand-Place surgit comme un décor d’opéra : dorures, colonnes, écussons. C’est presque trop. Mais j’y prends goût, comme à une pâtisserie trop chargée qu’on finirait quand même.

Notre guide nous promène entre les façades baroques et les pavés usés. Nous croisons le Manneken-Pis, vêtu ce jour-là d’un costume improbable. Il fait le malin, ce petit bonhomme. Et il résume bien l’esprit bruxellois : insolent, mais jamais prétentieux.

Une langue, mille usages

L’après-midi, changement d’ambiance. Direction le Parlement européen.
Audioguides, casques, institutions. Tout paraît très sérieux — jusqu’à ce qu’un camarade néerlandais me glisse, en français, qu’il ne comprend rien au système politique belge. Je ris. Moi non plus.

Bruxelles est officiellement bilingue. Mais en réalité, c’est le français qui mène la danse dans les rues, les magasins, les bouches.
Et dans une boutique de chocolat, je tiens bon : je commande mes pralines en français, jusqu’au bout. Le vendeur me félicite. Ou peut-être salue-t-il mon accent anglais. Je décide que c’est la première option.

Jour 5 : Louvain-la-Neuve, nature et mots en liberté

Matinée de jeux de rôle et débats

Pour notre dernier matin sur le campus, le cours de FLE avait des airs de théâtre : chacun devait défendre une opinion sur un sujet tiré au hasard, en improvisant, bien sûr. C’était un exercice à haut risque lexical, mais riche en éclats de rire. J’ai hérité du sujet « défendre les frites contre les pâtes ». Mon vocabulaire culinaire n’a jamais été aussi mobilisé.

Puis, nous avons imaginé des scénarios quotidiens : commander à la boulangerie, demander son chemin, réagir à un malentendu. En groupe, en français, avec gestes et mimiques. Une prof nous filmait. On s’est trouvés ridicules. Et un peu fiers aussi.

Après-midi entre nature et musée

Le déjeuner avalé sur le pouce (un sandwich au fromage de Chimay, relevé d’une moutarde sucrée étonnante), nous avons quitté le campus pour une longue balade dans le bois de Lauzelle. C’est une réserve naturelle qui borde la ville. On y marche sur des sentiers de terre, on croise des joggeurs, des écureuils roux, et surtout… du silence.

Au retour, nous avons visité un lieu que je n’attendais pas : le Musée L, installé dans l’ancien bâtiment de la bibliothèque universitaire. C’est un musée interdisciplinaire, où les œuvres d’art dialoguent avec des objets scientifiques. Un microscope voisinait un tableau, une citation de Rimbaud était calligraphiée à côté d’un fossile.

Derniers pas et chocolat chaud

En fin de journée, nous avions quartier libre. Avec quelques camarades, nous avons retrouvé notre banc favori, place de l’Université. Un accordéon jouait au loin. J’ai commandé un chocolat chaud dans un café voisin, et la serveuse m’a demandé d’où venait mon accent. J’ai répondu en français, sans hésiter.

Avant de rentrer, j’ai acheté un petit carnet bleu à la papeterie de la rue des Wallons. Il est resté vide pour l’instant, mais j’ai l’intuition qu’il va vite se remplir.

Grâce à cette semaine de voyage linguistique, j’ai appris à penser un peu en français, à oser, à ne pas tout comprendre du premier coup — et à aimer ça.
J’ai découvert des villes qui parlent plusieurs langues, parfois sans le dire, et des habitants qui vous accueillent avec une gaufre à la main.
Et surtout, j’ai compris que parler une langue, c’est un peu comme habiter une ville : il faut se perdre un peu, poser des questions, faire des détours.

Visiter la France à travers les paysages impressionnistes

Visiter la France à travers les paysages impressionnistes

Rien de plus inspirant pour un artiste en herbe que de découvrir la France à travers les paysages qui ont façonné un grand mouvement artistique : l’Impressionnisme. 

Anita, étudiante aux Beaux-arts d’Amsterdam, apprenante du français depuis 5 ans, rêvait souvent d’Impression, soleil levant de Monet. Son souhait : poursuivre ses études en France et y faire ses premières armes en tant que restauratrice d’œuvres d’art. 
Elle nous partage son carnet de voyage qui relate les meilleurs moments de son séjour linguistique en France, à travers les paysages de l’Impressionnisme, organisé avec son groupe d’études. 

L’étudiante découvre Paris, la Normandie et la Provence en 10 jours d’immersion francophone et d’expériences artistiques, et s’émerveille des paysages colorés qui ont inspiré les peintres fabuleux du XIXe siècle. 

Carnet de voyage en France, à travers les paysages de l’impressionnisme

Je consacre ce joli carnet –  illustré de mes propres croquis – aux meilleurs moments de mon premier voyage en France, partagé avec mes amis étudiants, tous aussi passionnés d’art que moi. Pendant 10 jours, nous avons exploré les paysages qui ont inspiré les plus grands noms de l’impressionnisme : Monet, Van Gogh, Cézanne, Pissarro… De Paris à la Normandie, jusqu’à la Provence, chaque étape nous a permis de pratiquer le français, de découvrir des musées d’exception, de peindre en plein air, et de contempler les œuvres et les paysages réels à la fois.

Paris et sa région : les musées, les rues et mes premières impressions

Le Musée d’Orsay. Rencontre avec les chefs-d’œuvre impressionnistes

Dès notre première matinée à Paris, je retrouve mon groupe de 15 amis étudiants, hollandais, eux aussi, pour la visite du musée d’Orsay. Nous avions tous hâte de démarrer ce séjour, motivés par notre envie de mieux parler français, certes, mais surtout de voir en vrai les paysages et les plus grandes œuvres qui ont forgé l’Impressionnisme.

Le Musée d’Orsay est étourdissant (aussi parce qu’il y a beaucoup de visiteurs !). Cette ancienne gare avec ses grandes horloges et ses verrières lumineuses abrite des chefs d’œuvres immenses que je rêvais d’ausculter de près. J’ai passé de longues minutes devant « La Gare Saint-Lazare » de Monet, après tant d’années à l’étudier dans les livres, cela m’a profondément émue. 

L’atelier linguistique proposé dans la grande salle dédiée à Monet et Renoir nous a permis de mettre des mots français sur nos émotions esthétiques, et d’apprendre à décrire les techniques des Impressionnistes. Un exercice très formateur, merci à notre guide expert !

Balade à Montmartre : ambiance bohème et jeu de piste culturel

L’après-midi, direction Montmartre !  En gravissant les escaliers qui mènent à la place du Tertre, j’ai retrouvé l’ambiance bohème que j’imaginais : les chevalets, les portraits, les ruelles pavées. C’est un peu une image d’Epinal comme le dit l’expression idiomatique, mais ça a son charme ! Valérie nous a programmé un jeu de piste plein de défis et de “gages” à réaliser pour interagir avec les commerçants du quartier et pour nous en apprendre davantage sur la vie des artistes du XIXe siècle. Obligés de passer à l’action ! J’ai même demandé à une passante de dessiner mon portrait en 1 minute, sans lever le crayon ! Le résultat était un peu…. décevant…

Barbizon et la forêt de Fontainebleau : initiation à la peinture sur le motif

Après Paris, nous avons pris le bus pour revenir aux sources de L’impressionnisme : le village de Barbizon dit “le Village des Peintres”… Au début du XIXe siècle, les artistes se rejoignaient ici pour peindre la nature «sur le motif », in situ. Nous sommes passés devant la fameuse épicerie–auberge des Ganne, devenue Villa des Artistes et hôtel de l’Exposition, le point de ralliement des peintres, sculpteurs (français et étrangers), écrivains, journalistes, comédiens et politiciens même… Ce village est une invitation à peindre ou à rêver, avec ses maisons basses, ses rues pavées, et partout, des galeries d’art.

Dans la forêt de Fontainebleau, non loin de Barbizon, nous avons suivi un atelier de peinture sur le motif. J’adore peindre en extérieur (heureusement nous avions beau temps). Excellent exercice que nous avons partagé avec mes amis étudiants : un vrai concours d’artistes comme à l’époque à l’Auberge de Ganne !

Normandie :  « l’Impressionnisme du Nord »

Giverny : vivre la vie de Claude Monet

Nous voici enfin arrivés en Normandie. Nous y sommes restés 2 jours et tant mieux ! Monet disait : “Un paysage ne vous imprègne pas en un jour. “ 

La campagne, les ciels changeants, les étendues vertes… tout est sujets à peindre à la mode impressionniste. À Giverny, dans la maison de Claude Monet, j’ai passé plus de temps à flâner dans ses jardins : le pont japonais, les nymphéas, des fleurs à profusion… Au calme (il y avait peu de touristes ce jour-là), mon groupe et moi avons participé à un atelier de peinture au bord du bassin principal, sur le thème : que vous inspire l’eau ? Avec mon français encore approximatif à l’oral, j’ai pu expliquer l’intention de mon esquisse. 

Auvers-sur-Oise, les derniers jours de Van Gogh

À Auvers-sur-Oise, l’atmosphère était bien différente. Plus sombre, plus intense. Nous avons visité l’Auberge Ravoux, où Van Gogh a passé ses derniers jours et peint près de 80 tableaux de manière presque frénétique. Sa chambre, minuscule et sobre, faisait peine à voir ! En suivant le sentier balisé avec notre guide, nous avons reconnu plusieurs lieux qu’il a peints : l’église d’Auvers, les grands champs de blé et les corbeaux, les sentiers… jusqu’à sa tombe, à côté de celle de son frère Théo. Nous avons tenté aussi de déchiffrer les lettres que se sont adressées les deux frères, notamment à la fin de la vie de Vincent, c’était particulièrement émouvant. 

Étretat et Honfleur : entre falaises et ports paisibles

Changement de décor : nous avons rejoint la côte normande et les falaises immenses d’Etretat. Carnets à la main, nous avons marché longtemps sur le sentier qui surplombe la mer, profitant de la vue et des pauses pour faire quelques croquis.

À Honfleur, j’ai découvert le musée Eugène Boudin. Je ne connaissais pas cet artiste avant, mais ses marines m’ont beaucoup plu ! Les plages de Trouville, le port de Deauville et celui de Honfleur… J’aime la technique de ce précurseur de l’Impressionnisme qui a été l’un des premiers à peindre en dehors de son atelier.

En Provence : lumière, chaleur et nouvelles inspirations

Aix-en-Provence : Cézanne et la Montagne Sainte-Victoire

Grande diagonale en direction du Sud chantant et fleurant bon la lavande et les pins. Par le train c’est très efficace ! Nous posons nos valises à Aix-en-Provence : quel charme ! 

La visite commentée de l’atelier de Cézanne m’a impressionnée : ses objets sont encore là, c’est très réaliste : un crâne, une bouteille, une chaise… 

Depuis la terrasse, on aperçoit la Montagne Sainte-Victoire qui a tant inspiré le peintre : il l’a représentée dans plus de 80 toiles ! Le lendemain, nous avons arpenté les sentiers de cette fameuse montagne lors d’une randonnée qui nous a rempli les poumons de bon air provençal et permis de contempler les paysages de restanques, et la végétation du maquis.

Institut des Frères Lumière à Lyon<br />
Institut des Frères Lumière à Lyon<br />

Arles et Saint-Rémy

Retrouvailles avec Van Gogh ! À Arles, nous avons suivi un itinéraire qui retraçait la mémoire du peintre : le Café de la Nuit, l’Hôpital d’Arles, la Fondation Van Gogh… C’est ici que Van Gogh, après avoir quitté Paris, a trouvé une lumière nouvelle, a transformé sa palette et a peint certaines de ses œuvres les plus célèbres : Les Tournesols, La Nuit étoilée sur le Rhône, Le Pont de Langlois.

À Saint-Rémy-de-Provence, nous avons visité avec une grande émotion le Monastère Saint-Paul-de-Mausole, l’ancienne maison de repos où Van Gogh fut interné. C’est là qu’il a peint La Nuit étoilée, toile où l’on retrouve les oliveraies, les champs de blé blonds,…  Nous avons profité de ce paysage pour faire un dernier atelier de peinture en plein air, visant à reproduire les techniques de Van Gogh : touches, couleurs, textures, … Trop difficile pour moi ! Mes amis étaient bien plus doués !

Nice, le bleu des peintres et de la Méditerranée

Dernière étape de notre séjour francophone : destination Nice ! Nous avons partagé un petit déjeuner à côté du marché aux fleurs puis prolongé la matinée par une marche au bord de la Méditerranée, sur la Promenade des Anglais, au soleil. Quelle douceur de vivre !

J’ai été enchantée par la visite guidée du Musée Matisse, installé dans une jolie villa ocre : ses papiers gouachés découpés sont fascinants et le vitrail de L’Arbre de vie pour la Chapelle du Rosaire de Vence est incroyablement lumineux. Très inspirant… beaucoup plus que Chagall à mon goût. C’est une question d’univers !

Institut des Frères Lumière à Lyon<br />

Anita repart à Amsterdam avec un carnet rempli de croquis, d’esquisses, d’essais de gouachés, et des phrases en français mieux construites, une confiance nouvelle dans sa voix.
Ce séjour thématique a permis au groupe de découvrir des lieux de France rendus emblématiques par le travail des Impressionnistes et de se plonger dans la culture française, par l’art et la géographie. Les visites, les rencontres, les activités ont offert aux apprenants FLE une nouvelle assurance dans la prise de parole et un enrichissement lexical utile pour leurs études et leurs projets professionnels. Anita, bientôt de retour en France pour un stage en restauration d’œuvres d’art ?

Anniversaire : Les 7 souvenirs de voyage de Vacances Actives Linguistiques

Anniversaire : Les 7 souvenirs de voyage de Vacances Actives Linguistiques

Votre agence de voyages linguistiques VAL fête ses 7 ans ! 

Une étape importante – un cap ! – que Vacances Actives Linguistiques souhaite célébrer en vous partageant 7 souvenirs de voyage… une odyssée à travers toutes nos destinations fétiches pour des séjours culturels toujours pleins de rebondissements et de surprises! 

1. Une fondue au fromage au mois de juin

Ce groupe de voyageurs américains se souviendra longtemps de ce déjeuner léger sur les hauteurs de Lausanne au mois de juin 2023… Les étudiants FLE en séjour linguistique entre Lyon et la Suisse avaient besoin d’un plat bien reconstituant après une matinée de cours de français. L’après-midi de visites sous un beau soleil d’été s’annonçait dense : il fallait un déjeuner riche en calories ! Rien de tel que cet incontournable de la gastronomie franco-suisse, cette préparation savoureuse et très gourmande : la Fondue savoyarde !

2. Les sables mouvants du Mont Saint-Michel

Attention à l’enlisement ! Et oui, il y a bien des sables mouvants dans la baie du Mont Saint-Michel. C’est ce qu’ont découvert nos jeunes explorateurs américains en expédition sur cette vaste étendue de sable, loin d’être si placide qu’elle n’en a l’air. 

Emmenés par un guide rompu aux aléas de ce lieu mythique, nos élèves FLE ont traversé les grèves, reproduisant le parcours millénaire des pèlerins qui se rendaient au Mont Saint-Michel à pieds nus. 

Pantalons retroussés, coupe-vents et cirés boutonnés, orteils bien accrochés au sol, ils ont assisté à l’enlisement progressif de leur guide dans les sables mouvants… Stupeur, effarement, alerte ! Incroyable phénomène de la nature, le sol mou se dérobe sous les pieds et absorbe le chef de randonnée…jusqu’au genou ! Pas de panique, les sables mouvants ont leurs limites et le corps finit toujours par flotter… Il suffit juste de trouver l’énergie (ou un bon partenaire) pour s’extirper des grèves au pied du Mont Saint-Michel. 

3. Un cheese shop tour dans le village d’Auteuil

En 2024, nous avons mis nos jeunes voyageurs à l’épreuve de la dégustation de fromages français ! Il y a du choix et c’est tout un art ! C’est pour cela qu’il nous fallait un spécialiste, un expert du produit pour guider la dégustation de fromages, du plus léger au plus …. goutu ! Dans cette fromagerie du Village d’Auteuil, les étudiants venus des USA ont fait l’expérience des incontournables camemberts, briques de chèvre, comtés, roqueforts …. jusqu’à grimacer en dégustant l’indescriptible époisse ! 

4. Atelier de parfum à Grasse 

Pour notre tout premier groupe ouzbek, à la découverte de la Provence, nous avons fait étape dans le cœur historique de la parfumerie française : Grasse. Nos jeunes apprenants FLE se sont transformés le temps d’un atelier dans une des plus anciennes maisons de parfums françaises, en apprentis “nez”, maîtres des senteurs et des associations d’effluves… Devant l’orgue à parfums composés de plus d’une centaine de notes, ils ont joué aux magiciens pour créer leur propre parfum, unique et personnel. Mariant les familles hespéridés, boisées, gourmandes, fleuries…. en respectant la pyramide olfactive : notes de tête, de cœur, de fond. 

Un excellent souvenir dans ce beau village provençal de Grasse, en découvrant la satisfaction des apprenants ouzbeks au moment de recevoir leur diplôme et de nommer leur flacon de parfum personnalisé.

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5. Cooking Class de Flammekueche à Strasbourg

Au cours de ce séjour alsacien, les lycéens hongrois de Gödöllö, près de Budapest se sont transformés en apprentis chefs, maîtres de la spécialité régionale : la Flammekueche ! Pas de bataille de farine mais presque ! Dans ce véritable chantier culinaire, toques sur la tête, nos voyageurs ont été mis à l’épreuve de l’étalage de pâte et de confection de la tarte flambée : à chacun sa dose de crème fraîche, de lardons et de petits oignons tranchés ! Expression parfaite de la culture française, la cuisine a réuni tous les élèves hongrois autour du plan de travail et de la table pour un moment très convivial et gourmand à Strasbourg !

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6. Un photo challenge dans les rues de Paris

Le centre de Paris n’a plus de secrets pour les étudiants FLE venus des Pays Bas : notre quiz conçu comme un jeu de piste, a été pris comme un véritable défi olympique par les élèves. Des énigmes et challenges à relever dans les lieux emblématiques et les boutiques de la ville, au contact des locaux, le tout en un temps record : ils se sont pris au jeu et se sont surpassés ! On court partout, on rit beaucoup, et on récolte une série de photos mémorables prêtes à ranger dans son carnet de voyage !

Institut des Frères Lumière à Lyon<br />

7. Visite au Conseil de l’Europe à Strasbourg

Moment de solennité lors de la visite du Conseil de L’Europe avec notre groupe de lycéennes Maltaises. Dans l’enceinte du Palais de l’Europe, impressionnant par son architecture, les élèves ont appris beaucoup sur le rôle et la structure de l’union européenne. Ce jour-là, elles ont pu assister à une présentation de ce lieu emblématique strasbourgeois, poser des tas de questions sur les perspectives d’emploi, le fonctionnement, et le rôle de cette administration. Peut-être la naissance d’une vocation européenne …?

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Vacances Actives Linguistiques célèbre les 7 ans de sa création avec fierté et s’appuie plus que jamais sur 7 valeurs fondamentales : la réactivité, la créativité, l’indépendance, l’originalité, la fiabilité, la confiance, le sur-mesure, l’écoute.

Notre équipe redouble d’énergie, pour 7 nouvelles années et plus encore, en poursuivant son objectif de promouvoir la langue française et la mobilité des jeunes du monde entier, à travers des activités culturelles dans les plus belles destinations de l’Hexagone.

Prêts à créer d’autres souvenirs de voyages culturels avec nous ?

Carnet de voyage linguistique à Marseille

Carnet de voyage linguistique à Marseille

Thian, professeur de français langue étrangère d’origine argentine, nous partage les meilleurs souvenirs de son voyage linguistique à Marseille aux côtés de ses élèves de Buenos Aires, et accompagné de l’agence Vacances Actives Linguistiques. Un carnet de voyage riche de saveurs et d‘accents chantants, qui a porté beaucoup de joie au groupe, en découvrant la culture et la langue française à la mode provençale. 

Récit de notre séjour français à Marseille

La ville de Marseille est sonore, animée, et ses habitants ont bien la réputation de ne pas avoir la langue dans leur poche ! Voilà une destination parfaite pour mon groupe d’étudiants en français langue étrangère : le contact y est facile, les lieux d’interaction avec les habitants sont multiples, et les Marseillais parlent fort ! Certes l’accent local ne facilite pas la compréhension orale, mais il la pimente !

Nous avons suivi un itinéraire provençal fabuleux, riche d’histoire, d’architecture et de paysages scéniques, d’anecdotes toutes aussi passionnantes que farfelues, et d’une gastronomie savoureuse.

2 emblèmes marseillais à visiter, 8 siècles les séparent 

La Basilique Notre-Dame de la Garde ou Bonne Mère pour les intimes

Cette basilique était d’abord une modeste chapelle au 13e siècle, perchée sur la colline surplombant la cité phocéenne. Elle devient populaire lorsque des marins, ayant survécu à un naufrage, en font leur lieu de prière principal. Au 19e siècle, une immense Vierge Marie de cuivre est érigée au sommet du monument, désormais basilique, protectrice et emblème de la ville, visible depuis chaque point de Marseille.

Je me souviendrai toujours de notre ascension à pied, accédant au site par une pente infiniment raide !! C’était le moment sportif du jour pour tous les élèves ! Arrivés au sommet, un mistral étourdissant s’est levé… Face à ce panorama à 360°, la scène était à couper le souffle dans tous les sens du terme ! A l’intérieur de la basilique, son décor de mosaïques était somptueux, à l’inverse de sa crypte, bien plus austère. Notre Dame de la Garde est un lieu totem à visiter absolument pour bien comprendre le culte voué à La Bonne Mère ! 

Visiter le MUCEM, un nouveau phare dans le port de Marseille

Quelle étrange vision dans ce MUCEM, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée… Au-delà de ses expositions passionnantes, ce musée présente une architecture fascinante. 

Posé sur le front de mer de Marseille, il prend la forme d’un cube enrobé d’une dentelle de béton joliment dessinée, qui laisse le visiteur voir le paysage au travers. On peut alors observer la mer par ce filtre de résille, ainsi que le Fort Saint Jean et le beau patrimoine maritime de la ville. 

Un vrai plaisir pour les yeux, que les élèves n’ont pas manqué de photographier en mode selfie !

Des paysages scéniques à faire rêver 

 Une randonnée jusqu’aux calanques de Marseille

C’était une de nos grandes attentes de voyageurs : les incontournables Calanques! C’est en partie pour cela que nous avions choisi Marseille comme destination de voyage linguistique avec l’agence VAL : le soleil, la mer et ses incroyables plages d’un bleu paradisiaque. Nous avons choisi d’y aller en randonnée, pour apprécier la nature sauvage du site. Plusieurs heures de marche dans les collines de garrigue nous ont permis d’accéder à ce lieu privilégié. Après une pause pique-nique, nous avons pris le temps d’étudier la flore locale aux noms caractéristiques: chêne kermès, figuier de Barbarie, griffes de sorcières… Une façon de travailler un vocabulaire français spécifique, et de prendre conscience des dangers qui menacent la zone : incendies, sécheresse, disparition de la biodiversité, etc. 

Et tout d’un coup, du haut de la colline, la vue s’ouvre sur les eaux scintillantes de la calanque. Après une baignade rafraîchissante, le chemin retour nous attendait…

Le château d’If, vu de loin

La mer, on ne s’en lasse pas ! Pour ce troisième jour de voyage linguistique à Marseille, nous voilà partis en bateau de bon matin, direction les Îles du Frioul. Sur l’itinéraire, nous avions pour étape le Château d’If, accroché à son rocher. Malheureusement, la houle de la mer Méditerranée ne nous a pas permis d’accoster. Nous avons donc relaté l’histoire de ce lieu rendu mythique par le Comte de MonteCristo : ce personnage de roman écrit par Alexandre Dumas. 

Cette forteresse royale édifiée par François 1er au 16e siècle a fait office de prison d’État pendant plus de 300 ans. Lieu historique, magique et effrayant à la fois, a beaucoup inspiré mes élèves en cours de FLE. Quelques mois plus tôt, nous avions étudié en classe la légende de Monte Cristo, lu un passage de l’œuvre et organisé un concours de rédaction sur ce personnage. Et si Edmond Dantès avait eu un complice dans le Château d’If ? 

Ce jour-là à Marseille, la mer agitée a décidé de notre sort : nous n’avons pas pu découvrir le Château d’If et nous sommes arrivés aux îles Frioul à moitié trempés par les éclats de vagues !

French jeu de piste aux  îles du Frioul

Les jeux de piste : rien de tel pour apprendre le français en s’amusant. Dans cet environnement encore préservé, fait de roches, de criques sablonneuses et d’eaux translucides, nous avons organisé un jeu à énigmes sur l’île de Ratonneau, la principale de l’archipel. Les étudiants devaient répondre au questionnaire en un temps limité, à la recherche d’informations auprès des locaux (commerçants principalement) ou en travaillant leur sens de l’observation. Cet exercice organisé en équipe et sans smartphone, oblige les élèves à penser et à  s’exprimer en français. Le jeu de piste organisé par l’agence leur a permis de découvrir par eux-mêmes l’histoire de l’archipel du Frioul, si intrigante : des aventures militaires, un lieu de quarantaine pour les bateaux étrangers après la grande peste, « L’hôpital Caroline », le fort de Ratonneau… Les élèves ayant donné les bonnes réponses aux énigmes ont eu droit de se baigner en premier dans les calanques !

Explorer la Grotte Cosquer : le clou de notre voyage linguistique à Marseille !

Nos étudiants en français sont tombés sous le charme de la Grotte Cosquer, grotte préhistorique sous-marine (seule la reproduction se visite, l’originale étant entièrement protégée). Un univers hors du temps, et hors de l’espace. L’histoire de la découverte de ce lieu est tout aussi insolite et enchanteresse. Henri Cosquer, un plongeur passionné explore les côtes marseillaises et découvre fortuitement la grotte sous-marine en 1985, puis ses peintures pariétales quelques années après ! La grotte a été fréquentée par les hommes il y a plus de 33000 ans … La reconstitution du site et des peintures se visite en petits groupes, au sein d’une base sous-marine imaginaire, en suivant 3 niveaux sous la mer. Les étudiants ont été passionnés par cette plongée ultra réaliste dans la Préhistoire. 

Marseille, Ville cinéma

Nos étudiants ont pu découvrir Marseille avant d’y voyager ! En effet, certains ont visionné le film Stillwater, une réalisation américaine de 2021 avec Matt Damon et Camille Cottin, entièrement tournée dans les rues et les calanques de Marseille.

Le quartier typique du Panier que nous avons exploré dans ses moindres ruelles ensoleillées et colorées, avec ses artisans et ses bars restaurants animés, est un véritable décor de cinéma. Le guide nous informe que ce quartier est le set d’une série connue et diffusée dans le monde entier et dans toutes les langues : Plus Belle la Vie. Puis nous l’avons suivi jusqu’au Pôle Média de la Belle de Mai, pour visiter les studios de tournage de la série, où sont reconstituées les scènes de vie quotidienne du fameux quartier du Panier.

Découvrir la gastronomie marseillaise en direct du Vieux Port

Ce voyage linguistique à Marseille passe obligatoirement par les bonnes tables et la dégustation de produits typiques de la région provençale. On apprend mieux le français le ventre bien rempli, paraît-il. A commencer par ce plat au nom surprenant et difficile à prononcer pour un étranger : la bouillabaisse. Nous avons retracé les étapes de la recette en allant sur le Vieux Port le matin, au moment du retour des bateaux de pêche, pour reconnaître les poissons utilisés dans cette concoction locale. La rascasse n’a pas séduit beaucoup de nos jeunes gourmets. Les élèves ont préféré discuter avec les commerçants et regarder les jolis bateaux amarrés… 

La soupe au pistou a fait plus d’amateurs au dîner ! Les saveurs du basilic ont fait chanter les papilles comme on dit dans la région ! Enfin, les petites navettes, biscuits croquants en forme de barque, et parfumés à la fleur d’oranger, ont fait office de goûter. La boutique les Navettes des Accoules dans le quartier du Panier a été dévalisée !

Une légende urbaine marseillaise… 

Saviez-vous qu’il y a bien longtemps, le Vieux-Port de Marseille a été mystérieusement bloqué par un sardine géante, obstruant l’accès des navires au port. Malgré tous leurs efforts, les marins n’ont pu la déloger! La sardine monstre resistait obstinément. 

La solution est venue d’un jeune garçon : il utilisa un petit poisson appelé le muge, comme appât pour attirer la sardine géante hors de l’entrée du port. Victoire! l’effet diversion a fonctionné, et le port était libéré. Voilà une légende insolite qui participe de l’histoire orale de MArseille et du lien intangible que la ville entretient avec la mer… . 

Faire un séjour linguistique à Marseille, c’est aller à la rencontre de la culture française en lien avec la mer. L’histoire (et la préhistoire), le patrimoine, l’architecture, les paysages, la cuisine … tout est tourné vers la Méditerranée. Cette semaine rythmée par les cours de français le matin et les sorties l’après-midi, a généré un enrichissement culturel et humain sans pareil pour tout le groupe scolaire. Une belle aventure bleu marine où les élèves ont échangé avec d’autres étudiants marseillais malgré quelques difficultés à comprendre l’accent provençal très chantant !

Carnet de voyage au Mont Saint-Michel : les coups de coeur d’Ava.

Carnet de voyage au Mont Saint-Michel : les coups de coeur d’Ava.

Sur un itinéraire entre Normandie et Finistère breton, Ava, notre étudiante américaine et son groupe scolaire venu de Philadelphie ont profité d’une belle journée d’étape au Mont Saint-Michel. L’occasion pour Ava d’y consacrer une page de son carnet de voyage en français langue étrangère. 

Mon carnet de voyage au Mont Saint-Michel

château fort Blandy-les-Tours

“Dans mon carnet de voyage, je voulais consacrer un article entier au Mont St Michel, car ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme “La Merveille de l’Occident”. Ce site fantastique est absolument magique, je ne m’y attendais pas !

Après avoir quitté notre auberge de jeunesse de Saint-Malo, nous sommes arrivés avec le bus à proximité du Mont Saint-Michel. La Normandie nous fait plaisir avec beau soleil et de rares nuages! Nous avons pu accéder au site en navette puis  en traversant le pont-passerelle. Quelle drôle d’impression… on se sent tout petits !

Nous y sommes arrivés de bon matin alors que la marée descendait lentement : ouf, il n‘y a pas encore de foule à cette heure-ci… Profitons-en, c’est le 3e site touristique le plus visité de France !!

Première étape : l’abbaye du Mont Saint-Michel 

Incroyable découverte. L’abbaye est immense. Je suis impressionnée par sa grandeur, car elle rassemble plus de vingt salles. Elle domine cet énorme rocher de granit, et les pèlerins s’y rendent depuis le VIIIe siècle. L’abbaye est une prouesse d’architecture. Comme le dit notre guide, elle est un modèle remarquable de l’architecture militaire et religieuse, le tout perché sur un rocher au milieu d’une baie marécageuse! A son sommet, on aperçoit la statue de l’archange Saint-Michel culminant à plus de 157 mètres, si je me souviens bien. 

Lors de notre visite, nous avons traversé le réfectoire des moines, mais aussi le cloître de la Merveille, la crypte aux grands piliers… tout cela est enchanteur! Nous avons même entendu résonner les prières des moines, réunis dans une pièce qui leur est réservée. 

Quand je pense que cette abbaye a servi de prison pendant des années… Grâce à plusieurs personnes, comme Victor Hugo, le monument est redevenu public.

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Le village du Mont Saint-Michel 

Après la visite de l’abbaye, nous avons pris le temps de découvrir le village du Mont Saint-Michel, et de déambuler dans ses ruelles étroites du Moyen Âge. Pas toujours très authentiques car il y a beaucoup de boutiques de souvenirs, notamment dans la Grand Rue.  Mais on trouve aussi beaucoup de commerce d’objets religieux, car il ne faut pas oublier sa fonction de lieu de pèlerinage. 

Je plains un peu les 40 habitants du village, qui croisent presque 3 millions de visiteurs dans l’année ! En réalité, les résidents sont principalement des religieux, et ils acceptent volontiers les pèlerins et les touristes !

Faire le tour des remparts

Nous avons suivi le guide pour faire un tour des remparts du Mont Saint-Michel : un circuit idéal pour profiter des plus beaux points de vue panoramiques sur la baie mais aussi sur les maisons en pierre, et sur de jolis jardins fleuris qui ressortent autour du village. 

J’aime beaucoup ces constructions médiévales à colombages : c’est unique, et les maisons ont beaucoup de charme. Cela me rappelle celles que nous avons vues à Saint Malo 🙂

Les remparts ont été édifiés au cours de la Guerre de Cent Ans, et ils relient 7 tours de pierre par un chemin de ronde.

 J’ai pu prendre les plus belles photos de mon voyage, et je recommande tout particulièrement la vue depuis la Tour Gabriel, mon panorama préféré sur toute la baie du Mont Saint-Michel !

Passage serré dans la Venelle du Guet

La Venelle du Guet est la rue la plus étroite du Mont Saint Michel et parmi les plus étroites de France. Difficile de s’y faufiler, il faut marcher en crabe pour la traverser ! Elle est aussi appelée “Ruelle des cocus”, car on ne pourrait pas y passer avec des cornes, dit-on. 

Le Mont Saint-Michel est-il une île ? 

Oui! Le Mont Saint Michel est une bien une île ! 

Ce jour-là, nous sommes arrivés à marée descendante. Parfois, la mer s’éloigne jusqu’à 15 kilomètres du Mont. Les bancs de sable apparaissent : ici, on les appelle les tangues. Il y a des reflets incroyables, un effet de miroir éblouissant avec tant de couleurs différentes. Sous le soleil, le cadre est merveilleux !

Lorsque la marée monte, l’eau vient recouvrir le sable et rejoint le rocher, avec une force impressionnante paraît-il. Les marées y sont très  puissantes et spectaculaires.

Notre guide français nous apprend que l’abbaye, le village et la baie entière font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. L’architecture mais aussi le paysage, et toute la vie de la faune et de la flore locale sont très riches, et doivent être protégés. 

Finir en beauté par la traversée de la baie avec un guide 

Comme le font les pèlerins, nous avons eu la chance de traverser la baie avec un guide spécialisé. La zone peut devenir dangereuse à marée montante, on peut vite se faire surprendre. Au milieu de la zone marécageuse, on découvre un paysage extraordinaire et une vue imprenable sur le mont Saint-Michel et les étendues de sable. Notre accompagnateur nous a enseigné le système des sables mouvants… et la technique pour s’en extraire ! Une expérience passionnante et un peu stressante au début !

La visite au Mont Saint Michel fait partie de mes plus beaux souvenirs de voyage en Normandie et en Bretagne avec le groupe de Français Langue Etrangère. Le site est grandiose et sans pareil. Je le recommande à tous les voyageurs venus en France ! Après cette journée bien remplie, nous poursuivons notre voyage à Dinard…

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