Visiter Notre Dame de Paris en 2025 : nos conseils et astuces

Visiter Notre Dame de Paris en 2025 : nos conseils et astuces

Notre-Dame de Paris a rouvert ses portes dans une grande ferveur portée par un public de fidèles, d’amoureux et d’”amis” de la cathédrale. Vous aussi, vous prévoyez de visiter Notre Dame en 2025 ?

Voilà un avant-goût de la visite de Notre-Dame qui réserve à chaque visiteur, fidèle ou non, son lot de surprises et de splendeurs.
La lumière… c’est ce qui frappe le plus les chanceux qui ont eu l’opportunité de visiter la cathédrale enfin rénovée : la blancheur immaculée de la pierre et l’éclat des œuvres et des vitraux révèlent une luminosité insoupçonnée au cœur de l’édifice.

Alors pour l’apprécier du début à la fin, il est indispensable de préparer sa visite et de connaître les trésors et les lieux clés de Notre Dame de Paris pour en tirer la meilleure expérience de (re)découverte. 

AVANT LA VISITE

Ce qu’il faut savoir pour réserver une visite à Notre Dame en 2025

Commençons par les informations pratiques, pour préparer votre visite de Notre Dame. 

Groupes ou individuels, les dates d’entrée changent :

  • Dès le 16 décembre 2024 : Pour les individuels uniquement (visiteurs seuls, fidèles ou curieux), la cathédrale de Notre-Dame retrouve son ouverture “à temps plein” accueillant ses visiteurs de 7h45 à 19h00. Trois messes journalières sont données, quatre le dimanche.
  • À partir de mars 2025 : c’est la date de réouverture des réservations pour les groupes. Les groupes de visiteurs “culturels”, pour des accompagnateurs munis de cartes professionnelles ou pour des enseignants exclusivement.

Crédit photos : ©Justine DEHARO

Visiter Notre Dame de Paris : faut-il réserver ou non ? 

La réservation n’est pas obligatoire, mais fortement recommandée ! 

En effet, compte tenu de l’engouement des visiteurs pour la réouverture de Notre-Dame, il y aura embouteillage au portillon ! Donc, pour éviter un temps d’attente prolongé (au risque de ne pas pouvoir rentrer en cas de forte affluence, car la jauge est limitée à 3 000 personnes à l’intérieur de la cathédrale), il vaut mieux anticiper. Pour cela, il est possible de choisir un jour et un créneau horaire en ligne, soit sur le site, soit sur l’application créée expressément à cet effet.

L’entrée de Notre-Dame est-elle gratuite ?

Oui, la visite restera gratuite (hormis la visite du Trésor) malgré de vifs débats à ce sujet. Notre-Dame est considérée comme une exception si on la compare à d’autres grands édifices du même ordre. Le Dôme de Milan, l’Abbaye de Westminster… et tant d’autres monuments prévoient une entrée à plus de 20 euros. 

Des parcours de visite variés

Le sens de visite et la signalétique a changé au sein de la cathédrale. Le parcours est désormais organisé de gauche à droite, et permet de se concentrer sur 10 points d’intérêt, décrits par des notes pédagogiques accessibles à tous. À cela s’ajoutent différents parcours de visite, en fonction du profil de visiteur : visite générale, visite famille-enfants, audiodescription, parcours FALC (facile à lire et à comprendre). Ces derniers sont réservables en ligne. Pour des parcours plus spécifiques comme la visite du pèlerin, il est possible d’acheter des guides papier à l’entrée de la cathédrale pour accompagner la visite. Le guide du pèlerin coute 5 euros.

Visiter le Trésor de Notre Dame

Le Trésor de Notre-Dame recouvre des reliques et des objets précieux qui sont « en contact avec le corps du Christ sous la forme de l’hostie et du vin », et qui servent la liturgie catholique. Il s’agit notamment de calices, de ciboires, d’accessoires, de livres et de vêtements. Ces objets ont tous été fabriqués avec des matériaux nobles et rares : ​​or, pierres précieuses, nacre ou perle, tissus riches… et confectionnés par des artisans au savoir-faire hors pair. Ces œuvres sont encore être utilisées aujourd’hui pour la Messe, les sacrements et offices. 

La visite du Trésor est payante (tarif plein 2025 : 12 euros). Mais son intérêt est incontestable, car elle permet d’apprécier des objets d’une grande valeur historique, culturelle et artistique, et nous aide à saisir le rôle majeur de la cathédrale Notre Dame dans l’histoire de la capitale parisienne.

Crédit photos : ©Justine DEHARO

Touristes et pèlerins : comment “bien visiter ensemble” ? 

La cathédrale Notre Dame reste un lieu sacré où les pèlerins et croyants viennent se recueillir et prier. Il est important que tous les visiteurs, notamment les plus jeunes, n’oublient pas le respect du silence et du recueillement des plus pieux. Pour cela, chacun doit veiller à ne pas parler près de chapelles de confession, à proximité du transept, et à libérer les premières rangées de la nef devant l’autel, lesquelles sont réservées aux fidèles en prière. D’autres espaces sont aussi réservés à la dévotion comme le reliquaire de la Couronne d’épines, la chapelle Saint-Guillaume, le chœur et les rangs devant la statue de Notre-Dame.

Crédit photos : ©Justine DEHARO

PENDANT LA VISITE

Quelques trésors et curiosités de Notre Dame à ne pas manquer

La couronne d’épines a un nouvel écrin

La couronne d’épines représente l’une des reliques les plus importantes pour les croyants : et celle-ci a bien failli disparaître à jamais dans les flammes de l’incendie du 15 avril 2019.

D’abord conservée à la Sainte-Chapelle, joyau architectural bâti pour l’accueillir sur l’Ile de la Cité, la couronne est gardée dans la cathédrale Notre-Dame depuis le XIXe siècle. Sauvée de l’incendie (et dissimulée à la Mairie de Paris jusqu’à sa restauration, elle a été mise en valeur dans la cathédrale rénovée grâce à un nouveau reliquaire commandé par l’archevêque de Paris, conçu par le designer Sylvain Dubuisson. Dans un bloc de marbre de Carrare, les tailleurs de pierre ont ciselé un autel marqué d’une croix et illuminés de petites bougies à LED. Au-dessus vient se poser une grande auréole couverte de pavés de verre, fixée sur une structure en bois de cèdre. Au centre de l’auréole, une demi-sphère d’un bleu profond assorti à la voûte et aux vitraux de Notre-Dame abrite la couronne d’épine. Cette niche, éclairée avec de la fibre optique pour éviter tout risque d’incendie, accueillera la couronne à l’occasion de certaines célébrations uniquement !

Pour l’admirer, les visiteurs devront se rendre dans la chapelle située la plus à l’Est de Notre Dame, dans un espace un peu secret pour cet objet de culte légendaire qui a traversé les siècles…

Les Mays de Notre Dame

Qu’est-ce qu’un May ? 

Les Mays de Notre-Dame sont de grands tableaux commandés par la corporation des orfèvres parisiens offerts à Notre Dame le 1er mai, entre 1630 et 1707. Ils ont été réalisés par des peintres célèbres à leurs époques : Charles Le Brun, Guido Reni, Lubin Baugin et Laurent de La Hyre en font partie. À ce jour, il ne reste que treize Mays dans la cathédrale, avec neuf autres tableaux. « La Conversion de saint Paul » de Laurent de La Hyre, visible dans la deuxième chapelle Nord, est l’un des plus beaux !

La chapelle Saint-Martin

Cette chapelle est sortie de sa noirceur… Fermée au public, elle était couverte de poussières et de la crasse du temps, ua point de dissimuler le décor conçu par Viollet-Le-Duc au XIXe siècle. Après l’incendie, sa restauration a réveillé sa splendeur, ses couleurs et révélé toutes les scènes narratives et les motifs décoratifs polychromes d’une beauté exceptionnelle. Et qui sont apparus sous l’épaisseur noirâtre ? Les “fantômes” d’anciens éléments sculptés qui avaient été déplacés dans une autre chapelle.

La « Pietà » de Nicolas Coustou, et les stigmates de plomb…

En 1723, sous Louis XIV, la P Pietà de Nicolas Coustou, inspirée de celle de Michel-Ange à la basilique Saint-Pierre de Rome, est un chef-d’œuvre baroque. Dans le détail, on perçoit même des larmes ciselées par le sculpteur sur les joues de la Vierge. Durant l’incendie, la Vierge et le Christ ont été éclaboussés par des coulées de plomb et de suie jaillissant de la charpente et de la voute en feu.. Et dire que la sculpture avait été restaurée juste avant la catastrophe de 2019 ! 

Lors du nettoyage de l’œuvre, une décision a été prise : préserver la “mémoire de l’incendie”  en laissant des gouttes de plomb tombées dans la main du Christ.

Crédit photos : ©Justine DEHARO

Du nouveau mobilier… made in France

La nef de Notre-Dame se meuble de nouvelles chaises en chêne massif issu de Sologne, et disposera d’un mobilier liturgique renouvelé. 

Attention, point vocabulaire FLE !  Ce mobilier liturgique se compose du baptistère, de l’autel, de l’ambon, du tabernacle et de la cathèdre. Ces éléments ont tous été conçus en bronze par une fonderie du département de la Drôme, Barthélémy Art.

Les “veilleurs” et gestionnaires de Notre-Dame anticipent la venue de 15 millions de visiteurs par an environ, avec une affluence particulièrement soutenue jusqu’à la Pentecôte 2025.

Avant l’incendie destructeur du 15 avril 2019, Notre-Dame de Paris attirait déjà 12 millions de visiteurs par an ! La Cathédrale représentait le site « culturel » le plus fréquenté de Paris, devant le musée du Louvre. 

L’agence VAL se tient prête à répondre à l’engouement de ses voyageurs pour cet édifice incontournable de la capitale, en ménageant les meilleures conditions de visite ces prochains mois (voire années !)

Carnet de voyage linguistique en Suisse francophone

Carnet de voyage linguistique en Suisse francophone

Prenons un peu d’altitude avec ce carnet de voyage linguistique en Suisse romande, du côté de Lausanne,Matilda, élève de FLE à Munich, a passé une belle semaine de vacances studieuses. Avec ses camarades, ils ont suivi des cours de français le matin, et apprécié les particularismes de cette région francophone, ses paysages, sa gastronomie, et… son phrasé un peu spécial !

Suivez la guide Matilda dans cette découverte des paysages et traditions de Romandie.

Bienvenue en Romandie

Nous voici en Suisse romande pour effectuer notre séjour FLE. Mais qu’est-ce que la Romandie et pourquoi cette destination pour perfectionner notre français ? La Suisse romande est une région helvétique réunissant plusieurs cantons : Vaud, Genève, Neuchâtel, Valais, … où le français est la langue prédominante, mais avec des nuances locales charmantes ! 

Lausanne médiévale et chocolat chaud

Lausanne était notre port d’attache : nous y avons passé plusieurs jours, le temps d’explorer la ville en détails et de suivre nos cours de FLE le matin. Cette jolie cité helvétique se niche entre le Lac Léman et les Alpes : quel décor aquatique apaisant. 

Dès notre arrivée, nous avons arpenté les pavés de la vieille ville : les maisons médiévales à colombages y sont nombreuses et très bien conservées. Après avoir déambulé dans les rues étroites du Vieux Lausanne, nous avons goûté au meilleur chocolat chaud de la ville dans un petit café près de la place Palud.

La cathédrale de Lausanne

Direction la majestueuse cathédrale gothique de Lausanne ! 

Perchée sur les hauteurs de Lausanne, cette église du XIIIe siècle offre une vue panoramique sur la ville et le Lac Léman… Rien que pour ça, cela valait la peine de grimper ! On dit à Lausanne que les femmes ont les plus belles jambes du monde…à cause des ascensions quotidiennes !

Passé le joli portail peint (plutôt rare !), nous avons découvert les nombreuses statues ultra réalistes des personnages bibliques qui habitent l’intérieur de la cathédrale. Puis les vitraux, le beffroi vertigineux : tout impressionne. 

Le guide nous partage alors une étonnante tradition vieille de 600 ans : chaque nuit, de 22h à 2h du matin, le Guet crie l’heure pile aux Lausannois de sa belle voix rauque !!! Drôle de coucou …

L’Olympisme à Lausanne

Lausanne est la capitale de l’olympisme : elle accueille le siège du CIO (Comité international olympique) ainsi que le Musée de l’Olympisme. Une visite incontournable ! Très moderne et intéractif, cette exposition nous a beaucoup appris sur l’histoire des JO, sur les grands noms du sport et leur impact social ou politique. Films, photos d’archives, équipements : la visite est complète et passionnante.
A la fin de la visite, je me suis lancée un petit challenge (au final, aussi amusant que ridicule…).  Je me suis mesurée à la performance d’Usain Bolt sur un 100 mètres simulé ! J’avais à peine démarré ma course que le voyant rouge s’allumait : Usain Bolt avait franchi la ligne d’arrivée…

Profiter du Lac Léman

C’est ce que j’ai préféré de ce séjour linguistique en Suisse : le Lac Léman avec toutes ses variations de couleurs, du matin au soir, et fonction du ciel : le zen absolu ! Et la présence des voiliers et des cygnes, élégants et calmes, ne faisait que rendre l’endroit encore plus séduisant. Nous y avons fait des balades sur les rives, et des activités nautiques (il y a beaucoup de choix, les Suisses sont très friands des sports nautiques sur le lac). Après un pique-nique sur les plages de Vidy, nous avons tenté le paddle ! Au milieu de ce lac immense avec les Alpes en toile de fond, l’expérience a conquis tout le monde.

Deux jours plus tard, nous avons eu la chance de faire un tour en bateau et d’explorer les différents paysages sur le pourtour du lac, et notamment les vignes étagées du Canton de Vaud…

Gruyères et sa Maison

Après Lausanne, nous avons pris le train pour Gruyères, un village connu par son château médiéval, et bien sûr, son célèbre fromage. Avec ou sans trous ? La réponse est bien détaillée à la Maison du gruyère, où nous avons pu visiter les caves d’affinage (qui peuvent abriter 7000 meules !) et découvrir le métier des maîtres fromagers. Tout un art ! Cette belle étape s’est conclue par une excellente dégustation de gruyère, d’autant plus savoureuse qu’elle a eu lieu au beau milieu des verts pâturages suisses !

Cailler et la chocolaterie

Après le fromage…. le dessert ! Tout près du Château de Gruyères, nous avons rejoint la Maison Cailler, une chocolaterie historique où nous avons suivi un parcours intéractif présentant l’histoire et la confection du chocolat (des chocolats) !
Les origines du cacao, le savoir-faire de préparation du chocolat, des différents arômes et façon de le déguster, la conservation et les bonnes recettes pour l’apprécier… De quoi être incollable sur le sujet. Et cette visite ne pouvait se terminer autrement que par une dégustation exquise ! Nous avons prolongé l’expérience par un atelier de confection de chocolats et de pralinés : chacun est reparti avec une petite boîte individuelle (rapidement dévorée).

Voyage dans le temps à Montreux

La découverte de Montreux est comme un court voyage dans le temps : le village est absolument charmant, avec ses ruelles pavées et ses maisons vigneronnes du XIIIe siècle. Et ça grimpe ! Pire qu’à Lausanne ! Nombreux sont les personnages célèbres qui ont arpenté les rues et les studios de Montreux : les compositeurs Tchaïkovski , Stravinski, les écrivains Tolstoï ou Hemingway, ou encore le fameux Freddie Mercury. 

En se promenant sur les quais du Lac Léman, bleu turquoise en ce jour ensoleillé, nous avons admiré les élégantes maisons de maître qui faisaient face à l’eau. Villas et hôtels particuliers de style Belle Epoque se succèdent sur de longues séquences jalonnés par des palmiers et d’autres arbres remarquables. 

Puis nous avons pris le chemin du Château de Chillon, emblème de la région de Montreux, installé fièrement sur une petite île rocheuse au milieu du Lac Léman. Cette forteresse est le résultat de constructions et adjonctions successives, depuis le XIIe siècle. Au centre, on y trouve un superbe donon très préservé, cerné de corps de logis reliés par un chemin de ronde. Chillon est un exemple rare de château d’eau, relié à la terre par un pont (autrefois pont-levis dont on peut encore voir les restes de poulies qui l’actionnaient).

La fondue, une expérience de saison !

Malgré la chaleur du mois de juin, nous avons goûté à la spécialité locale : la fondue ! 

La gourmandise l’emporte toujours… surtout lorsqu’on se réunit autour d’un caquelon fumant rempli de fromage onctueux et fondant…  Nous avons fait le plein de calories et d’énergie pour la suite de la journée. Et collectivement nous avons respecté la tradition : au moment de tremper le pain dans le fromage, gare à celui qui le laisse tomber au fond du bol de fondue ! Celui qui perd son morceau écope d’un gage, autour des mots et expressions de la langue française bien sûr… Un vrai moment de convivialité !

Genève et les…Schtroumpfs

En allant à Genève, nous étions nombreux à faire la confusion : non, ce n’est pas la capitale de la Suisse ! C’est bien Berne qui assume ce rôle.  Genève est une métropole internationale certes, mais elle reste tellement suisse !


Un quartier à Genève fait mouche. Très original, il se distingue par son architecture : c’est le quartier de Grottes, aussi surnommé le quartier des Schtroumpfs. Composé de petites habitations à l’architecture tarabiscotée et extrêmement colorée, il était autrefois peuplé d’artisans; aujourd’hui, les artistes y sont désormais majoritaires. On y voit des habitations ondulantes, des balcons en forme de papillon ou des poteaux-champignons le long de la rue ! Par moments, cela m’a rappelé les folies de Gaudì à Barcelone avec sa Casa Mila !

Les particularismes linguistiques des Suisses de Romandie

Chaque matin nous avions deux heures de cours de FLE pour perfectionner notre français. Et notre compréhension de la langue était véritablement mise à l’œuvre lors de nos activités et interactions avec les Suisses romands le reste de la journée. En effet, dans cette région francophone, les Suisses romands ont un accent et un vocabulaire bien à eux... Ils utilisent des expressions locales, idiomatiques, qui nous ont beaucoup surpris, et fait parfois sourire… En Romandie, on dit « septante » pour 70 et « nonante » pour 90… Ce qui m’a semblé étrange au début, mais tellement logique par la suite. On dit aussi « pédzer » (coller) ou encore « il roille » (il pleut à torrent). Nous avons transformé ces spécificités linguistiques en jeux, en défis de compréhension pour mieux s’intégrer et s’immerger dans la culture locale.

Après avoir visité Paris et Marseille, j’étais ravie de découvrir avec mes amis étudiants cette région francophone qu’est la Suisse romande. J’y ai apprécié les grands paysages et la sérénité du Lac Léman, et surtout la rencontre d’une toute autre culture, autour du sport de plein air, de la montagne et d’une gastronomie très riche (dans tous les sens du terme). Ma pratique du français s’est améliorée, enrichie même, mais je suis restée vigilante : je n’ai pas pris l’accent suisse !

Apprendre le FLE à travers la gastronomie française

Apprendre le FLE à travers la gastronomie française

Découvrir la culture et la langue françaises sous le signe de la gastronomie : une évidence pour Vacances Actives Linguistiques ! 

Difficile de résister aux bonnes recettes et à la culture du bien manger français, qui fait partie intégrante de l’identité de la France et de son patrimoine : le “repas gastronomique français” est inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2010. 

N’est-ce pas une “matière”  particulièrement fédératrice et facilitatrice pour des apprenants FLE qui cherchent à améliorer leur français tout en s’immergeant dans les pratiques sociales et culturelles ? 

Cuisiner ensemble, déguster, acheter de bons produits et découvrir les savoir-faire culinaires : autant d’activités pour apprendre le français sous le signe du goût et de la gourmandise.

Faire un food tour en français dans les quartiers de Paris 

Faire son marché dans le quartier des Halles de Paris 

Les Halles de Paris et le quartier du Marais sont des lieux phares de la scène gastronomique parisienne et un des sites emblématiques de l’histoire culinaire de la capitale.

Le Ventre de Paris, comme on a longtemps appelé les Halles en référence au roman d’Emile Zola, s’est transformé désormais en un vaste quartier de commerces de bouche, où il fait bon se promener, goûter et sélectionner les meilleurs produits pour cuisiner un savoureux repas. 

La traversée des Halles et du Marais est l’occasion pour les apprenants FLE d’interagir avec les commerçants, de s’épanouir dans un exercice du quotidien : faire son marché avec un panier, une liste de courses et un budget déterminé. 

Charcuteries, fromages, baguettes et pains tradition, petits plats de spécialité des traiteurs du midi (carottes râpées – céleri rémoulade !), quelques fruits du maraîcher et hop ! l’atelier linguistique en immersion se transforme en un repas collectif convivial. 

En fonction de la saison, le groupe d’apprenants accompagnés de leur guide, se réunit autour d’un atelier cuisine pour préparer transformer les ingrédients du marché en un déjeuner typiquement français. Ou bien, à la belle saison, on jette la nappe à carreaux dans un parc du quartier pour partager un excellent pique-nique.

Grâce à cette visite au marché et ce repas partagé, les étudiants FLE peuvent retracer les grands moments de l’histoire culinaire de Paris, et surtout saisir l’ampleur de la culture gastronomique française : l’importance du bien manger,  de la diversité des plats, des produits et des saveurs, et combien la cuisine est au centre de toutes les discussions des Frenchies !!

Faire une dégustation de fromages à Paris 16e Arr.

Voilà un atelier dégustation qui met à l’épreuve le palais des visiteurs. Organisé dans une fromagerie du 16e arrondissement de Paris, les participants apprennent tout d’abord les techniques de fabrication des différents fromages en fonction des laits – vache, brebis, chèvre – et découvrent les origines et les typologies qui déclinent de ce fameux produit. Du lait cru ou du lait pasteurisé, des pâtes molles, persillées, pressées, des croûtes fleuries, … il existe des centaines de fromages, avec mille et une variantes régionales et façons de les conserver et de les cuisiner. 

Alors lesquels choisir ? Comment reconnaître un bon fromage ? Comment le déguster ?

Durant cet atelier à la fromagerie, notre experte guide la dégustation du fromage le plus léger au fromage au goût plus prononcé. Certains connaisseurs se risquent à la dégustation à l’aveugle : réussiront-ils à reconnaître les grands classiques des fromages de l’Hexagone ? 

Avec du bon pain, les apprenants goûtent le camembert de Normandie, la brique de chèvre de Touraine, le Comté (fromage préféré des Français!) et progressent vers le roquefort et l’inoubliable époisse ! Après ces derniers fromages, le chewing gum à la menthe ou un brossage de dents s’imposent !!!

Participer à un atelier pâtisserie, viennoiserie ou confiserie à Paris

Notre voyage gastronomique en France passe aussi par l’étape sucrée. Le croissant du petit déjeuner, ou encore le macaron pour accompagner le café ou le thé, sans parler des tartes aux framboises, des Paris-Brest ou de Saint Honoré…la pâtisserie française a aussi bonne réputation dans le monde entier que son vin.

Durant ce séjour, nous proposons à nos voyageurs de suivre un atelier pâtisserie, avant de passer à la dégustation. Aussi technique qu’il soit, le macaron fait partie des favoris : quel luxe de savoir les faire à la maison ! a moins que l’atelier croissant ou le workshop chocolat emporte l’adhésion de la majorité ? Quoi qu’il en soit, c’est gourmandise assurée et technique maîtrisée. 

Un food tour régional en France

Et si on quittait Paris pour apprendre et déguster la gastronomie française dans une autre région ?  
Il y a de la ressource dans les autres villes…

Faire un atelier flammekueche à Strasbourg

L’Alsace n’est pas en reste lorsqu’il s’agit de spécialités culinaires, dans un registre tout aussi…calorique !

Pour s’immerger pleinement dans l’univers gastronomique de la région, nous proposons des ateliers cuisine autour de la flammekueche – tarte flambée en français. 

Rien de trop complexe techniquement : la recette de la flammekueche implique de bons ingrédients, de bien réussir la pâte et sa cuisson. A chacun son plan de travail, ses ingrédients, sa technique, sa générosité : avec de l’attention et du cœur, le résultat à la sortie du four n’en sera que meilleur ! Un excellent exercice de partage et de convivialité qui invite les apprenants à concourir pour la meilleure tarte flambée. Challenge, gourmandise, bonne humeur…et parler français langue étrangère n’est plus un effort mais un plaisir.

Institut des Frères Lumière à Lyon<br />

Faire un tour du marché des Halles Bocuse à Lyon

Institut des Frères Lumière à Lyon<br />
Institut des Frères Lumière à Lyon<br />

Lyon, c’est l’étape indispensable d’un tour de France culinaire : elle est LA capitale de la gastronomie française, ville de la gourmandise, de la cuisine d’ouvrier comme de la cuisine de grand chef, à l’image du chef étoilé Paul Bocuse.

Reconnue pour ces bouchons lyonnais, où l’on sert sur des nappes à carreaux une cuisine de bistrot qui tient au corps, Lyon offre une grande variété de spécialités qu’il faut déguster en prenant le temps d’un tour au marché…

Les Halles Bocuse offrent un lieu idéal pour explorer tous les stands de maraîchers, charcutiers, fromagers et de traiteurs, et oser remplir son panier de plats et de produits typiquement locaux : de la cervelle de Canuts (attention, rien à voir avec les abats…), du saucisson brioché, un Saint-Marcellin avec du bon pain et une tarte aux pralines… Tout y est pour faire un délicieux pique-nique régional. 

La gastronomie française est un parfait vecteur de communication pour développer les interactions sociales et permettre aux apprenants FLE de parler français avec décontraction, spontanéité, dans un contexte immersif. Les moments d’ateliers culinaires, de dégustations et de repas resserrent le groupe étudiant et amical et initient les apprenants à la culture du repas gastronomique et du bien manger, un des fondements de l’identité française. 

Nous aimons personnaliser les  itinéraires et les expériences en fonction des attentes et du niveau des voyageurs : du novice à l’apprenti chef, du niveau B2 à A1 en FLE !

Une seule chose est sûre, ce voyage ne sera pas diététique 🙂

Les Carnavals de Provence 

Les Carnavals de Provence 

Direction le Sud français, à la découverte de trois carnavals emblématiques de la Provence : le Carnaval de Nice, la Fête du Citron de Menton et la Fête du Mimosa de Mandelieu. Ces trois festivals annuels ont des histoires, des déroulés et des saveurs 100% locales, aux couleurs acidulées, adoucies par le soleil hivernal de la Méditerranée. 

On se déguise, on s’amuse, on s’immerge dans un océan de fleurs et d’agrumes, sur fond de ciel azur… : départ immédiat pour la Côte d’Azur, très prisée par nos voyageurs FLE du monde entier !

Le Carnaval de Nice, une féerie très colorée

Histoire du Carnaval de Nice, patrimoine de l’UNESCO

1294 : c’est la date de la première mention du Carnaval de Nice dans les écrits. Alors, Charles d’Anjou, Comte de Provence, évoque son passage dans la cité niçoise pour célébrer les « jours joyeux de Carnaval ».
Au XVIe siècle, les festivités sont très réglementées et organisées en fonction des classes sociales des participants : 4 bals (nobles, marchands, artisans et ouvriers) étaient célébrés dans la cité niçoise, contrôlés par les “abbés des fous”.
En 1830 : le Carnaval de Nice adopte son organisation moderne, comme on le connaît aujourd’hui. La cité est reconnue “capitale de la villégiature hivernale », et ce sont les notables niçois qui gèrent le déroulement des festivités.
En 1873, un « Comité des fêtes » est fondé et les festivités prennent de l’ampleur ! Les cortèges de chars, les ymagiers ou illustrateurs, les tribunes payantes, les grandes mises en scène d’Alexis Mossa… le Carnaval de Nice fait grand retentissement. Les confettis en plâtre dit confettis italiens parsèment les allées des défilés. Les premières batailles de fleurs font leur apparition en 1876 sous l’impulsion du poète et jardinier Alphonse Karr.

Le Carnaval a son vocabulaire niçois

Les personnages emblématiques

Le Carnaval de Nice, c’est d’abord une famille de personnages que les visiteurs retrouvent chaque année sous des allures et des ambiances différentes, au gré du thème choisi. Le Roi, la Reine, et Carnavalon, le dauphin, ouvrent le cortège majestueux des défilés.
Parmi les figures emblématiques du Carnaval de Nice, on compte cet étrange pantin, Lou Paillassou (“le bonhomme de paille”) : il s’agit d’un grand mannequin bourré de paille, que l’on envoie l’air depuis une toile bien tendue. Ce geste symbolique aurait plusieurs significations… La plus populaire est la suivante : le pantin de paille contient en lui tous les soucis et les malheurs de l’année écoulée. En le faisant voltiger, on envoie dans les airs tous nos tourments et on se libère pour l’avenir. Un vrai ménage de printemps !

Et des caricatures !

Cela fait partie du folklore et de l’âme du Carnaval de Nice : les chars sont aussi là pour faire rire et tourner en dérision certains grands de ce monde, personnalités du sport, de la politique ou encore de la mode. De Jacques Chirac à Karl Lagerfeld, en passant par Trump ou Depardieu, ces VIP à la tête plus grosse que le corps, sont facilement reconnaissables grâce au travail exceptionnel des ymagiers et des carnavaliers.

Les grands événements du Carnaval

La cérémonie d’ouverture est grandiose, réunissant les protagonistes de Carnaval, des chars fleuris, des hérauts et porte-drapeaux, des troupes musicales et des danseurs, et un spectacle son et lumière. Ces cortèges sont traditionnellement appelés les “corsos”, défilant sur la Promenade des Anglais et paradant dans toute la cité niçoise. Les chars exceptionnels qui composent les corsos sont préalablement sélectionnés parmi des centaines de dessins, par l’Office de Tourisme. Pour mieux les admirer, la Ville les expose près de la Place Masséna, avant même le grand défilé. 

La cité niçoise est en effervescence pendant plusieurs jours car le Carnaval est synonyme d’arts de la rue, d’animations artistiques pour tous : c’est là l’essence même du Carnaval de Nice. Des troupes d’artistes locaux comme internationaux rythment la fête et les corsos, et se mettent en scène à divers endroits de la ville pour le plaisir des petits et grands. 

Enfin, comme le veut la tradition, Carnaval est brûlé à la fin des festivités !

Après le feu vient l’eau…. Clou du spectacle, le traditionnel Bain du carnaval encourage les plus vigoureux à se baigner dans la Baie des Anges, défi collectif dans une eau proche des 12 degrés en moyenne en ce mois de février…

La bataille de fleurs 

Moment le plus poétique et charmant du carnaval de Nice, la Bataille de Fleurs est un émerveillement pour tous. Lors d’un défilé unique au monde, des chars couverts de fleurs mettent en lumière les essences locales puisque 80% des fleurs sont produites dans la région. Des comédiennes portant des costumes aussi originaux que splendides, distribuent à grande brassée des mimosas, des gerberas et autres lys au public ! Ces fleurs sont récupérées plus tard par les visiteurs ravis de pouvoir composer des bouquets en souvenir ! 

La Fête du Citron de Menton : Un carnaval vitaminé

Les origines de la Fête du Citron de Menton 

Pourquoi donc fêter le citron dans cette jolie cité de Menton ? Car c’est la capitale européenne de l’agrume jaune ! Et l’attractivité de cet événement est impressionnante : plus de 200 000 personnes chaque année se pressent dans les rues de Menton pour assister à ces festivités uniques au monde. 

Tout commence en 1875, lorsque les hôteliers de Menton imaginent l’animation d’une nouvelle fête pour les divertir et attirer davantage de clientèle venue passer l’hiver en villégiature sur la Côte d’Azur. Grand succès ! Défilés, costumes et masques, spectacle musical et dansant : dès sa première édition, ce carnaval a séduit les locaux et les riches vacanciers hivernants. Les princes, les artistes et même les rois affluent dans les palaces de Menton et sur tout le littoral !

Dans les années 20, Menton devient le premier producteur de citron en Europe. En 1936, la première exposition d’agrumes et de fleurs est lancée dans les jardins Biovès, puis citrons et oranges viennent orner les chars des corsos de la grande fête de février. 

Aujourd’hui encore, les spectateurs affluent des quatre coins du monde pour assister à la Fête du Citron de Menton, inscrite en 2019 à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel français.

Les temps forts de la Fête du Citron

Comme à Nice, on retrouve les traditionnels corsos, les défilés de chars éblouissants. Ceux de Menton sont tout aussi hauts en couleurs, acidulés car entièrement revêtus d’agrumes ! Les défilés ont lieu les jeudis et les dimanches, y compris la nuit : les corsos sont illuminés et accompagnés de fanfares et de danses folkloriques. Un travail minutieux caractérise la création de ces chars décorés avec beaucoup de maîtrise et d’inventivité, en respectant le thème de l’année. 

Le Corso des Fruits d’Or est le plus célèbre et le plus attendu, véritable institution de la Fête du Citron, symbole de la beauté et de la fraîcheur des agrumes de Provence. Les festivités durent plus de 15 jours permettant à tous d’admirer les créations citronnées, lors des défilés ou en se rendant dans les jardins de Biovès où sont exposées les structures d’agrumes.

La Fête du Mimosa à Mandelieu

Un carnaval parfumé

Au mois de février, la Côte d’Azur ne cesse d’éblouir par des explosions de couleurs et de parfums… A Mandelieu, elle révèle son plus précieux trésor hivernal : le mimosa ! Ces petites boules jaunes cotonneuses sont d’une grande douceur et embaument l’air hivernal d’un parfum très réconfortant… 

La Fête du Mimosa, véritable emblème de la ville, a lieu à la mi-février : un corso (défilé) s’étire sur 1.2 km, dans les quartiers du Capitou ou de La Napoule le long du littoral. Défilés splendides, parades lumineuses et fleuries : chaque rue, marché, et place de Mandelieu se métamorphosent en un véritable jardin de mimosa. Nous aimons proposer aussi à nos voyageurs de suivre un parcours de randonnée pour rejoindre le Tanneron, la plus grande forêt de mimosa d’Europe. 

Institut des Frères Lumière à Lyon<br />

Ça donne envie de passer les vacances de février en Provence non ? Ces grands Carnavals, fleuris ou citronnés, sont l’occasion de découvrir la richesse des productions locales et le cadre idyllique de la côte méditerranéenne. 

Cette période de fin d’hiver, si agréable dans la région, rend très favorable les séjours linguistiques et l’apprentissage du français avec un petit accent du Sud très charmant ! 

C’est pour nous l’occasion (et la chance !) d’organiser pour nos voyageurs et apprenants FLE des séjours bien remplis, entre nature et culture : visites de musées et lieux artistiques, découverte des bords de mer comme de l’arrière-pays, ateliers de cuisine ou de parfumerie, etc.

Fêter le Nouvel An à la française…

Fêter le Nouvel An à la française…

Le 31 décembre est célébré partout dans le monde, à des dates différentes, et chaque culture et chaque pays a sa manière.

Pourquoi parle-t-on de Saint-Sylvestre dans les pays francophones ? Y a-t-il des traditions pour passer le Nouvel An ?
Pour les voyageurs découvrant les traditions françaises, il faut savoir deux choses incontournables pour cette nuit de fête : se mettre sur son 31 et préparer de bonnes résolutions !

Les origines du Réveillon du Nouvel An

Réveillonner le 31 : une invention de la Première Guerre Mondiale 

1915 : Les soldats français sont enlisés dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. L’état-major décide, pour soutenir le moral des troupes, de distribuer sur le front de la Meuse une bouteille de vin mousseux pour quatre soldats, avec instruction de la déboucher à… minuit ! Pour chaque Poilu, un panier garni accompagne la bouteille, avec 100 grammes de jambon, 75 grammes de confiture, une orange, deux pommes et un cigare. Les années suivantes, l’opération est reconduite sur l’ensemble du front de l’Ouest. 

1918 : après l’Armistice, les soldats rentrent chez eux avec cette tradition du passage à la nouvelle année…

Le 1er janvier : une date impériale !

Fêter la nouvelle année un 1er janvier ? C’est un choix impérial de Jules César ! 

L’empereur romain a en effet fixé le début de l’année ce jour précis, consacré dans la culture romaine à Janus, le dieu du renouveau. 

Dans la Rome antique, les jours qui précèdent sont dédiés à la célébration des Saturnales, associées au solstice d’hiver (autour du 24 décembre). C’était le moment d’échanger des pièces de monnaie et des vœux ! 

En France, Il faudra attendre le Roi Charles IX pour que la date du 1er janvier soit adoptée comme date de la nouvelle année. Car durant des centaines d’années en Europe, c’est la tradition celtique qui  perdure en plaçant la nouvelle année en avril, autour de la fête de Pâques.

Qui est ce Saint-Sylvestre ? 

Le 31 décembre, on fête la Saint-Sylvestre : cela vient du nom du 33e Pape Sylvestre. Selon la tradition catholique, ce citoyen romain s’est illustré en protégeant un certain Timothée, un chrétien d’Antioche, défenseur de la foi mort en martyr. Sylvestre est élu pape en 314, et sous son règne, le christianisme est reconnu religion de l’empire romain, avec la conversion de l’empereur Constantin 1er.

Les us et coutumes de la Saint Sylvestre

« Se mettre sur son 31 »

Une expression française idiomatique est parfaitement associée à ce jour de la Saint Sylvestre : “Se mettre sur son 31” signifie porter des habits de fêtes, se mettre en beauté en toute élégance. Toutefois, la référence au chiffre 31 reste flou…. L’une des explications pourrait être linguistique…  L’expression serait issue d’une déformation du mot « trentain » utilisé au Moyen Âge pour évoquer un drap très raffiné, composé de trente fois cent fils et destiné aux vêtements de luxe. Le trentain n’étant porté que par des personnes riches, ce tissu était méconnu du reste de la population, qui aurait déformé le terme en prononçant « trente-et-un ». “Se mettre sur » autrement dit : « mettre sur soi » un tissu raffiné, serait devenu une expression populaire pour exprimer le fait de s’apprêter pour une grande occasion.

Le gui, la bise, et encore les Celtes.

Le gui est un symbole de la Saint Sylvestre, incontournable décoration végétale des maisons pour les fêtes de fin d’année. On le suspend au-dessus des portes et des tables, et l’on s’embrasse sous sa branche, gage de bonheur pour l’année qui vient… Réveillonner sous le gui est une tradition celtique : d’après les druides, cette plante sacrée possède des vertus magiques, en témoigne sa verdeur perpétuelle (il ne vieillit ni ne fane donc jamais ?). Voilà un porte-bonheur et une plante censée apporter la fertilité aux femmes, la protection contre le mauvais sort, l’abondance et la prospérité…. Prometteur ce gui !

Que dîne-t-on le soir du 31 ? 

Pendant longtemps, le festin des fêtes de fin d’année était réservé à Noël…  À l’origine, on évoquait plutôt un petit repas tardif en compagnie, avant la célébration religieuse de minuit. 

Il y avait donc un repas maigre avant la messe, suivi, passé minuit, d’un repas plus consistant à base de viande. Et l’on passait au « jour gras ».

Aujourd’hui, il n’existe pas de repas traditionnel pour le réveillon du 31 décembre mais certains mets sont devenus peu à peu des incontournables du dîner de Saint-Sylvestre. Le Champagne s’invite généralement à l’apéritif ou pour trinquer à minuit. Les petits fours, le foie gras, les huîtres, les escargots, les noix de Saint-Jacques, le saumon fumé font partie des ingrédients favoris et presque rituels de la Saint Sylvestre. Et pour le dessert, on retrouve parfois la bûche, traditionnelle à Noël et qui se réinvite à la table du réveillon du Nouvel An. 

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Présenter ses vœux : 31 janvier, date limite !

Dès le 1er janvier, il est d’usage de présenter ses vœux aux personnes de son entourage pour leur porter bonheur. A l’origine, en France, il était coutume de rendre visite à ses proches et à ses relations professionnelles dans les quinze jours suivant le Nouvel An, mais aussi à des personnes dans le besoin, sans abri ou malades. Cette pratique – contraignante – a été esquivée par certaines personnes préfèrant envoyer leurs vœux par la Poste plutôt que d’assumer un tour de visites parfois fastidieux. Elles y échappaient sans paraître désobligeantes, en laissant au concierge une carte de visite formulant leurs vœux. L’invention du timbre poste et la démocratisation de l’imprimerie en Europe ont ainsi permis à la carte de vœux envoyée par la poste de prendre le relais. 

Les Réveillons du Nouvel an insolites en France : Top 3 des Saint Sylvestre les plus originales

1. Fêter le Nouvel An à Vaux le Vicomte : 

Le château de Vaux-le-Vicomte propose des animations féériques pour le Réveillon du 31. Une projection architecturale son et lumière sur la façade du château fait revivre la fête inaugurale du château du 17 août 1661 organisée par Nicolas Fouquet pour le Roi Soleil. Au programme s’ensuivent des jeux pour petits et grands dans les jardins à la française, le Bal des animaux dans le musée des équipages et la visite des salles somptueusement décorées pour l’occasion. 

2. Prendre un bain de mer sur la Côte d’Azur

C’est la tradition à Antibes, sur la plage de la Salis! Depuis plus de 20 ans, Les Antibois se jettent à l’eau dès 11h le 1er janvier, pour éliminer les excès de la veille et aborder la nouvelle année avec les idées fraîches.  Dans une eau qui dépasse rarement les 15 degrés, ce  rituel vivifiant est encouragé par l’association Day One d’Antibes et les visiteurs venus découvrir la région. Plus chaleureux, un concert de  jazz et un feu d’artifice attendent les Antibois le soir même. 

3. Faire les vendanges nocturnes dans le Gers

Voici une tradition toute particulière dans la région occitane : les vendanges (très) tardives des raisons de Pacherenc dans le village de Viella. En effet, le soir du 31 décembre, les vignerons, habitants et villageois récoltent les derniers raisins du Pacherenc de Vic Bilh, gorgés de sucre. La tradition remonte à cette année 1991 quand le gel printanier a poussé les vignerons à attendre longtemps pour faire mûrir le fruit sur la vigne…jusqu’à la Saint Sylvestre ! Aujourd’hui, ces vendanges exceptionnelles sont suivies d’un repas convivial au Château de Crouseilles. Lorsque les 12 coups de minuit approchent, les convives égrènent les douze raisins de la dernière grappe récoltée !

 

Fêter le Nouvel an en France est l’occasion de découvrir le pays dans une ambiance relativement festive, sous les lumières de Noël. La Saint Sylvestre à la française est davantage une fête amicale ou familiale « à la maison », mais les gens sortent de plus en plus, dans les villes particulièrement, pour célébrer le passage à la nouvelle année dans les bars ou sur les places publiques… Le champagne est toujours de rigueur !

Fête des Lumières de Lyon : le guide du visiteur

Fête des Lumières de Lyon : le guide du visiteur

Le 08 décembre à Lyon se tient la Fête des Lumières, événement majeur de la vie lyonnaise, qui rassemble des milliers de visiteurs chaque année. La capitale des Gaules s’illumine de milliers de bougies, offrant aux habitants et visiteurs, un spectacle enchanteur… Voilà une occasion spéciale d’explorer la ville, dans une ambiance nocturne et féérique. Nous vous confions nos connaissances et astuces pour profiter pleinement de la Fête des Lumières de Lyon, 4e plus grande fête populaire du monde !

La Fête des Lumières en chiffres clés

  • 20 kilomètres :

C’est la distance de l’itinéraire qui relie la première installation (généralement à la cathédrale Saint-Jean) jusqu’à la dernière (souvent à l’hôpital Saint-Joseph Saint-Luc), qui permet de découvrir toutes les illuminations. Un véritable parcours du combattant avec la foule de visiteurs qui encombrent les rues. Patience !

  • 2 millions de visiteurs

Le nombre de visiteurs est habituellement compris entre 1,8 et 2 millions sur les quatre jours selon la Ville, dont 50% venus de la Région du Rhône), et 100 000 touristes internationaux. Ce qui représente une moyenne d’environ 500.000 personnes par jour qui déambulent dans les rues de Lyon.

  • Des millions de lumignons

Chaque année la fête des lumières bat de nombreux records :

    • 8 millions de lumignons ont été vendus sur le territoire du Grand Lyon en 2014,
    • 12 millions ont été utilisés sur la seule œuvre les Lumignons du Coeur en 2022 !
  • 4e Fête populaire du monde

La Fête des lumières est aujourd’hui considérée comme le 4e événement le plus festif au monde, en termes de visiteurs ! En 2007, la Fête des Lumières est récompensée par le trophée du « meilleur événement Grand Public ».

L’histoire à l’origine de la Fête des Lumières

Une tradition du XIXe siècle.

Tout commence au XVIIe siècle, au 8 septembre 1643, alors que la peste arrive au sud de la France, les conseillers municipaux lyonnais décident de prier la Vierge Marie à Fourvière, afin qu’elle épargne Lyon de l’épidémie. Parce que leurs prières sont exaucées, le pèlerinage continue d’avoir lieu chaque 8 septembre en signe de reconnaissance.

Le 8 septembre 1852, à l’occasion de ce pèlerinage, la Ville doit inaugurer la statue du sculpteur Joseph Fabisch au sommet de Fourvière. Mais la crue de la Saône chamboule l’actualité et reporte  l’événement au… 08 décembre. Ce jour-là, le temps fait des siennes et perturbe à nouveau l’inauguration. Mais la météo finit par s’apaiser et les Lyonnais disposent des bougies à leurs fenêtres pour célébrer le moment. L’Église imite l’initiative des habitants, et illumine Fourvière toute la nuit, devant les yeux ébahis de tous les Lyonnais. Feux de Bengale, feux d’artifice et bougies : ainsi est née la Fête des lumières.

Une part du patrimoine culturel lyonnais

D’un geste de foi, la fête des lumières est devenue la fête officielle de la ville de Lyon.

Depuis 1852, la tradition d’allumer des bougies sur le rebord de sa fenêtre le soir du 08 décembre se perpétue dans toutes les familles, toutes religions confondues.

Depuis 1989, sous l’impulsion du maire de la ville, Michel Noir (c’est un comble!), les sites emblématiques de Lyon sont habillés de lumières et des installations artistiques mettent la ville en éveil. Et depuis 1999, la fête dure 4 jours, entièrement consacrés aux festivités et à l’accueil de millions de visiteurs.

Lyon et la lumière : toute une histoire !

Cet événement était fait pour exister à Lyon !  Il s’inscrit parfaitement dans l’histoire de la ville. Lumières, sons, couleurs, …. Cela ne vous rappelle pas le cinéma ? Et les frères Auguste et Louis Lumière qui ont inventé le cinématographe en 1896 à Lyon ? De même, Auguste invente également l’autochrome, premier procédé de développement des photos couleurs. 

Et enfin, André-Marie Ampère, autre génie lyonnais, s’est fait connaître pour ses expériences avec le télégraphe électrique. Il a d’ailleurs laissé son nom à l’unité de courant électrique, l’ampère.

Institut des Frères Lumière à Lyon<br />

Une fête à dimension internationale 

La Fête des Lumières revêt une dimension internationale pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’elle met à l’honneur des artistes – lyonnais en majorité – mais aussi des artistes étrangers (11 sur 37 en 2022), pour la plupart venus du continent européen. 

Sa renommée est mondiale, elle attire des visiteurs par millions venus des quatre coins du globe, pour admirer les spectacles interactifs. 

Et enfin, les créations artistiques, lumineuses et sonores, s’exportent dans le monde. La Fête des Lumières constitue un véritable laboratoire et offre une excellente vitrine à tous les artistes avant-gardistes, innovants et créatifs du spectacle lumineux. Désormais, d’autres grandes villes du monde entier ont emprunté le pas de la Ville de Lyon et ont créé leur propre Fête des Lumières, comme Dubaï, Turin, Montréal ou Rio de Janeiro.

Fêtes des Lumières : Guide de survie pour visiteur venu d’ailleurs

Parler local : c’est quoi un lumignon?

Ce sont eux qui font la magie simple de la fête. Il s’agit de petits verres garnis d’une bougie, appelés « lumignons » ou « lampions ». Dès le mois de novembre, les magasins foisonnent de sacs de ces fameuses bougies, courtes et cannelées comme des gâteaux, et d’assortiments de verres. Le 8 décembre au soir, les Lyonnais et visiteurs allument les bougies et les placent sur le bord des fenêtres ou sur les places publiques.

Bien s’équiper 

L’hiver est rude à Lyon, surtout avec l’humidité des rives de la Saône et du Rhône… Alors mieux vaut prévoir la tenue adéquate…. Rappelons que Lyon est toute proche de la montagne, donc on peut oser la combinaison de ski… ou le pull moche, la bonne doudoune flashy, pour errer dans la  ville toute la nuit sans craindre le froid !

Siroter un vin chaud

C’est la boisson réconfortante et traditionnelle de la Fête, dont il ne faut pas abuser bien sûr… Vin rouge chaud sucré et infusé d’oranges, de gingembre, de cannelle, de vanille et de badiane… ça fleure bon les épices et la gourmandise ! A accompagner de bretzels ou d’une bonne brioche aux pralines en marchant, pour prendre des calories et affronter le froid !

Les lieux clés de la Fête des Lumières

Pendant 4 jours, la capitale des Gaules (en savoir plus sur le patrimoine de Lyon) est entièrement truffée d’œuvres et de spectacles. Entre la Saône et le Rhône, en se faufilant par les traboules des Pentes de la Croix-Rousse, ce sont 20 kilomètres de parcours à travers la cité qui permettent de découvrir toutes les oeuvres et de s’imprégner de l’atmosphère féérique des rues illuminées par les millions de lumignons. 

Les monuments et les places sont transformés en scènes de spectacles ou supports de vidéo mapping, comme sur la place Bellecour, la place des Terreaux, les places des Jacobins, de la République et des Célestins, la cathédrale Saint-Jean, la gare Saint-Paul, ou encore le parc de la Tête d’or. Du quartier renaissance à la Confluence, tout point de la ville offre des scénographies et des spectacles de lumière, parfois traditionnels, parfois innovants et surprenants. Et pour accéder au point culminant de la Fête des Lumières ? Rendez-vous sur la colline de Fourvière pour contempler Lyon depuis la Basilique…

La grandeur de la fête tient au travail des services de la ville et des artistes et concepteurs nationaux et internationaux qui créent des spectacles inédits mettant en valeur le patrimoine architectural. Le panorama nocturne de la ville est un émerveillement pour les petits et grands ! La Fête des Lumières est une événement particulier où des visiteurs venus du monde entier se rassemblent et envahissent littéralement la capitale des Gaules ! Ce n’est pas le moment le plus aisé pour visiter la cité, mais c’est un lieu de ferveur internationale et une mise en scène unique des quartiers et du patrimoine de Lyon !