A la rencontre des bouquinistes de Paris

A la rencontre des bouquinistes de Paris

On aime les bouquinistes de Paris car ils font partie du paysage des quais de Seine, et appartiennent à ces moments de flânerie, de déambulation, de ce temps de relâche au cours d’une balade ou d’une visite. Cet étalage de livres, sur plusieurs centaines de mètres, invite à la lecture, à la chine ou aux bavardages avec les tenanciers de ces boîtes vert-wagon.  On s’y arrête parce que l’on cherche un volume particulier, et ou parce que notre œil est attiré par une couverture, une affiche vintage, un titre insolite.

Incontournables du décor parisien, les bouquinistes sont des coffres à trésors et à souvenirs, si tant est que l’on prend le temps de chercher un peu dans ces boîtes densément fournies. 

Découvrons l’histoire des bouquinistes, que nos voyageurs chérissent particulièrement et dont la tradition et le savoir-faire sont inscrits au Patrimoine culturel immatériel de la France depuis 2019.

Les bouquinistes en quelques chiffres-clés : 

  • 230 bouquinistes en 2022 
  • 900 boites environ réparties sur 3 km 
  • 300 000 oeuvres littéraires anciennes ou contemporaines
  • 2019 : inscription au Patrimoine culturel immatériel  en France

Parlons la langue bouquiniste

A l’origine : le boucquain

Bouquiniste vient du mot bouquin signifiant livre en langage familier, orthographié ainsi dès le 16e siècle. A l’origine, il faut remonter la piste de la langue flamande, avec le mot « boek » : livre en néerlandais médiéval, et son dérivé « boeckin », signifiant petit livre (livre de peu de choses). 

Sa première apparition dans le dictionnaire, le Trévoux de 1752, le définit comme “ce qui se dit des vendeurs de vieux livres, de bouquins. »

La boîte : rien d’anodin, tout est bien pensé

Le bouquiniste range toute sa marchandise, non pas dans une librairie ou une bibliothèque, mais dans des boîtes, c’est le terme technique officiel. Celles-ci constituent un véritable coffre-fort, outil précieux du bouquiniste, attribué par la Mairie. Les boites ont un design bien spécifique et étudié pour apparaître comme un élément de mobilier urbain représentatif de l’identité parisienne et respectueuse du paysage. Ainsi, les boites des bouquinistes doivent être de couleur vert-wagon, comme le tout premier métro, et assorties aux fontaines Wallace et aux colonnes Morris. Leur couvercle, une fois ouvert, ne doit pas dépasser 2,10 m au-dessus du sol, pour ne pas fermer les perspectives des passants. Tout de bois zingué pour la plupart, bien patinées et même un peu rouillées par les brumes et les pluies, les boîtes résistent au temps, pour certaines depuis plus de 120 ans… 

Enfin, c’est à chaque bouquiniste d’avoir sa marque de fabrique, sa décoration et ses habitudes de rangement. Un petit cœur rouge sur les livres coups de cœur, une jolie pince dorée pour suspendre une nouveauté au bout d’un fil… Tout est fait pour que les boîtes soient dans leur élément, pleines de charme et participent au paysage caractéristique des quais de Seine.

Devenir bouquiniste : comment ça fonctionne ? 

Pour devenir bouquiniste de Paris et obtenir une ou plusieurs boîtes attitrées, il faut déposer une candidature à la Mairie, qui délivre des autorisations d’occupation pour une durée de 5 ans. Durant cette période de concession, les libraires de plein air n’ont rien à payer : ni loyer ni impôts, mais ils se doivent d’ouvrir leur emplacement au moins 4 jours par semaine, sauf en cas d’intempéries. 

Les produits autorisés à la vente sont très précis dans le respect du credo du bouquiniste qui “est et doit rester fondamentalement un libraire”. En d’autres termes, la boîte n’est pas un bazar à bibelots, ni un magasin de souvenirs, bien que la tentation soit grande face à la demande des touristes. Ainsi, un bouquiniste peut vendre des vieux livres neufs ou d’occasion, des vieux papiers et affiches, des gravures, des cartes postales et timbres anciens, et même des monnaies, médailles, objets de petites brocantes et… des souvenirs de Paris (incontournable porte-clé Tour Eiffel).

L’itinéraire découverte des quais de Seine

Cette grande librairie de plein air s’étire sur près de 3 kilomètres le long des parapets des deux rives de la Seine. On les rencontre : 

  • sur la Rive droite, du pont Marie au pont des Arts, du quai de l’Hôtel de Ville au quai du Louvre;
  • sur la Rive gauche, du pont Sully au pont Royal, du quai de la Tournelle au quai Voltaire. 

L’itinéraire est parfait à la fois pour flâner, chiner dans les boîtes vertes, mais aussi pour apprécier les merveilles architecturales qui jalonnent cette partie du fleuve : le Louvre, l’Institut de France, l’hôtel de la Monnaie, l’île de la Cité, la cathédrale Notre-Dame, la Conciergerie, etc.

Leur histoire

C’est à l’avènement de l’imprimerie en 1450 et avec l’essor du commerce du livre, que de petits marchands de bouquins ont fait leur apparition sur les quais de Seine : les colporteurs – avec leur panier porté au col ou en bandoulière, ou les estaleurs – avec leurs tréteaux et leur toile tissée, vendaient spontanément des exemplaires de livres d’occasion sur les quais maçonnés. Le Pont-Neuf, construit en 1606 était, leur point de ralliement et lieu de vente favori. 

Mais ce petit commerce improvisé et peu contrôlé dérangeait, surtout les libraires : sous leur pression, en 1649, l’étalage de livres sur le Pont-Neuf est interdit ! Une façon de réduire cette concurrence déloyale, et de limiter la diffusion de certaines gazettes satiriques et pamphlets politiques ou religieux, librement exposées et partagées dans ces petites boîtes de Pandore…

La reconnaissance du bouquiniste viendra sous le Premier Empire, lorsque leur profession est assimilée, par l’administration, aux Commerçants publics de la Ville de Paris. 

Ils ont failli disparaître sous Napoléon III, lorsque le Baron Haussmann, engagé dans de grands aménagements urbains, cherche à les faire déguerpir des quais. Mais les bouquinistes ont défendu leur place : ils obtiennent le droit de vendre et de laisser leur marchandise la nuit sur le lieu de vente, et l’officialisation des boîtes, concédées par la municipalité.

Les bouquinistes : un patrimoine, une référence culte

On retrouve la figure des bouquinistes et le décor des boîtes à livres dans nombre de scènes cinématographiques. Des plus anciennes au plus récentes, des réalisations françaises comme internationales, on pense par exemple à Archimède le clochard, film de 1959 avec Jean Gabin, à Charade, où Audrey Hepburn et Cary Grant se promènent sur les quais, aux rêveries du personnage américain Gil joué par Owen Wilson dans Midnight in Paris, à Amélie Poulain et son fabuleux destin,  ou encore à l’héroïne de série désormais culte : Emily in Paris.

Les boîtes vert-wagon ont même inspiré un décor de défilé de mode Chanel : sous la verrière du Grand Palais, Karl Lagerfeld a souhaité reconstituer des allées de bouquinistes de part et d’autre de la piste du défilé, pour sa collection automne-hiver 2018-2019 (Voir le défilé en video).

Paris, la seule ville au monde où coule un fleuve

encadré par deux rangées de livres

Blaise Cendrars.

Les bouquinistes appartiennent au patrimoine culturel et littéraire de Paris : que l’on soit résidents, promeneur, voyageur, on gagne toujours à échanger avec un de ces libraires passionnés, ou à chiner dans l’une de ses boîtes pour y dégoter un souvenir, un exemplaire unique de son livre préféré, un élément pour sa collection de timbres ou de monnaies, ou un joli souvenir de Paris. 

Aux dernières nouvelles, l’organisation des Jeux Olympiques 2024 et notamment le passage de la flamme olympique dans les rues de Paris, menacent l’existence des bouquinistes. Leur présence pose un problème de sécurité, et l’image d’Epinal que représente cette grande librairie de plein air, pourrait bien disparaître. Mais rappelons-le, époque après époque, d’événements en gouvernements, les bouquinistes ont toujours résisté et su défendre leurs boîtes ! 

Alors, pour votre prochain séjour linguistique à Paris, nous rendrons visite aux bouquinistes, comme un incontournable de la découverte de la capitale.

Créer son propre parfum à Grasse : tout savoir sur l’art de la parfumerie française 

Créer son propre parfum à Grasse : tout savoir sur l’art de la parfumerie française 

L’arrière-pays niçois séduit par son charme et son patrimoine si… parfumé… Grasse, capitale mondiale des parfums est une étape incontournable de nos séjours en Provence. Les maisons de parfums emblématiques de France accueillent les visiteurs pour leur faire découvrir l’univers onirique du parfum et partager savoir-faire et expériences lors d’ateliers passionnants. 

Dans cette cité médiévale aux couleurs provençales, partageons un atelier de création de parfums pour tout apprendre des secrets de fabrication de cette précieuse potion. 

Ce récit fait référence au voyage linguistique d’un groupe d’étudiants en FLE d’origine ouzbek, venus découvrir le Sud de la France, pour apprendre le français en voyageant ! 

Pour en savoir plus : 

Visiter Grasse, capitale mondiale du parfum

Grasse et l’art du parfum, patrimoine mondial de l’UNESCO

C’est reconnu mondialement ! La région de Grasse en Provence et ses savoir-faire en matière de parfumerie font partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité reconnu par l’UNESCO. Voilà une bonne raison pour les visiteurs étrangers de découvrir cet univers passionnant. Ce classement se justifie par plusieurs savoir-faire séculaires :

  • la culture de la plante à parfum, 
  • la connaissance des matières premières naturelles et leur transformation,
  • l’art de composer le parfum. 

Tout un art en effet : le Pays de Grasse cultive les matières premières et développe des méthodes artisanales d’assemblages odorants depuis le XVIe siècle…

Le parfum de Grasse : des savoir-faire artisanaux historiques

Après la visite de Nice, Antibes, et de la côte méditerranéenne, la découverte des richesses de l’arrière pays s’impose. 

Ce n’est pas le fait du hasard si Grasse est devenue le berceau de la parfumerie française. Sa région réunit toutes les conditions favorables à la culture des fleurs et de matières premières pour la fabrication de nombreuses fragrances. Et elles sont aussi avantageuses pour le tourisme ! Du soleil, de la douceur, peu de précipitations… ainsi qu’un sol fertile et des savoir-faire artisanaux transmis de génération en génération, perfectionnés à l’ère industrielle.

Des paysages parfumés de renom 

Des paysages idylliques et colorés entourent les villages provençaux : des collines et des champs,  peignées de rangs de lavande, de roses, de violettes et tant d’autres plantes aromatiques, dont les essences servent à la fabrication des parfums les plus raffinés. La fleur mythique de Grasse ? Le jasmin, cultivé depuis la première heure pour le plus grand plaisir des artisans et des habitants, profitant de ses effluves ravissants. 

Grasse est aussi la ville natale de nombreux parfums de luxe et de renommée mondiale : Chanel, Dior ou encore Rochas ont trouvé l’inspiration dans cette cité si poétique et créative. 

Un village provençal de caractère 

Et que dire du village ! Ramassée sur un promontoire rocheux, dominant les champs de cultures odoriférantes, la cité de Grasse est un petit trésor architectural typiquement provençal. Avec ses rues étroites abritées du soleil et ses bâtisses ocres, ses chapelles romanes et ses placettes ombragées, la balade respire l’ambiance méridionale ! 

Les amateurs de littérature et de cinéma se remémorent la même référence : le roman noir Le Parfum de Patrik Süskind a pour principal décor la cité médiévale de Grasse. L’auteur a sans nul doute été inspiré par la région lorsqu’il y a étudié l’histoire médiévale.

Faire un atelier de création de parfum : un souvenir unique !

Les maisons de parfums sont pour la plupart installées dans de splendides villas provençales, ce qui rend la visite et l‘atelier de création encore plus enchanteurs ! 

Avec nos jeunes voyageurs étudiants FLE, nous avons suivi un atelier de création de parfum : cette expérience complète et immersive a fait l’unanimité ! Toutes les parfumeries emblématiques de Grasse proposent des ateliers de création de parfum : Fragonard, Galimard, Molinard. Cette initiation permet à chacun de se révéler… nez ! Ce métier si mystérieux et talentueux inspire l’admiration et fait tant rêver ! Elle donne accès à des savoir-faire exceptionnels, et renseigne sur les traditions culturelles françaises, avec son lot de lexique spécifique transmis de manière ludique.

La visite de la maison du parfumeur

Tout commence par une visite de la maison du parfumeur, des lieux de conservation des matières premières et des laboratoires de fabrication : des fûts aux alambics, le parcours est un véritable voyage des sens. On y découvre des flacons sculptés d’une élégance rare, en cristal, conçus par de grands noms (Baccarat, Lalique); mais aussi de vieilles affiches publicitaires des tout premiers parfums à succès international,… 

Puis les participants apprennent les rudiments du travail olfactif : comment sentir, connaître les essences et les associer pour composer une fragrance unique. Accompagnés d’un parfumeur expérimenté, ils apprennent les bases du métier avec le vocabulaire et les techniques spécifiques d’un art qui fait appel à la sensibilité, l’attention et la précision. Une occasion parfaite pour développer cette partie du dictionnaire français et d’encourager les apprenants à participer activement en partageant leurs sensations, leurs préférences olfactives, etc.

L’atelier étape par étape : 

La découverte des matières premières 

Avant de les manipuler, il faut connaître les matières premières qui offrent une palette de senteurs très variée. Fleurs, fruits, épices, bois, … Elles sont à l’origine de l’identité olfactive d’un parfum, en fonction de leurs caractéristiques et de leur concentration. Des expressions bien spécifiques interpellent : « essence de jasmin », « absolue de rose », « huile essentielle de bergamote », “eau de parfum”, “eau de toilette”, “eau de Cologne”… un pot-pourri de senteurs et de vocabulaire français !

Associer les notes olfactives :

Étape suivante : choisir les notes olfactives par ordre de priorité en fonction de ses propres préférences : 

  • d’abord une note de fond  (la note du parfum qui persiste sur plusieurs heures)
  • puis une note de coeur (la note ressentie après quelques instants)
  • et enfin une note de tête (la première note qui chatouille le nez!)

A chacun de choisir ses notes favorites : florales, fruitées, hespéridées, boisées, orientales pour construire sa propre pyramide olfactive!  L’exercice fait réfléchir et suscite la curiosité : On interroge son voisin : “Tu as choisi quoi toi?” Les goûts et les couleurs ne se discutent pas !

Le temps de la formulation est venu

Une fois les accords sélectionnés, il s’agit de passer à la formulation : doser les différentes notes en prenant en compte leur puissance, leur caractéristiques. Chacun se transforme en chimiste, on parle pourcentage de dilution, proportion, équilibre, … pour atteindre la composition harmonieuse que l’on espère ! 

L’assemblage

Puis les apprentis nez passent à l’action : l’assemblage des matières premières. En respectant les proportions que chacun a déterminées, les essences sont mesurées, prélevées avec les accessoires adéquats et assemblées dans un flacon vaporisateur.

Le parfum est prêt : chacun vaporise légèrement sa création avec fierté et retrouve les notes choisies soigneusement au début de l’atelier.

Les voyageurs, avec leur certificat d’apprenti parfumeur en poche, repartent avec un souvenir unique dans leur valise. Un parfum créé sur-mesure par leurs soins, dans un univers hors pair où l’âme des artisans parfumeurs français plane encore.

A tous les professeurs et accompagnateurs de voyage : cet atelier est un cours de FLE qui ne dit pas son nom ! Si particulier, immersif et stimulant, il offre une plongée exaltante dans le patrimoine français, l’univers provençal, et combine des aspects linguistiques, culturels, et même scientifiques. 

Une activité 100% validée par nos voyageurs ! 

Comment aborder les régionalismes en cours de FLE ?

Comment aborder les régionalismes en cours de FLE ?

La question du traitement des régionalismes dans l’apprentissage du français langue étrangère a surgi en regardant les photos de nos étudiants en séjour linguistique à Paris, en train de déguster de délicieuses viennoiseries françaises : des pains au chocolat. A moins que ce ne soit des chocolatines ?

On ne refera pas le débat. La bataille a eu un retentissement international ! Et l’on ne mettra personne d’accord au final.

Les Français perpétuent et défendent certains mots de vocabulaire propres à leur région d’origine, tout comme comme les Italiens ou les Espagnols par exemple. C’est un signe d’appartenance et une fierté d’affirmer son identité régionale par ce biais. Mais quel casse-tête pour les apprenants du FLE ! Ces variations linguistiques leur donnent du fil à retordre et demandent une certaine capacité d’adaptation… parfois source de situations comiques ! 

Alors, comment les apprenants et les professeurs gèrent-ils les régionalismes dans l’apprentissage du FLE ? Comment sont-ils pris en compte ? Sont-ils un frein à l’intégration ? 

Définir les régionalismes de la langue française

Les régionalismes linguistiques constituent de véritables perturbateurs à l’apprentissage de la langue française. Comment les définir ? Il s’agit de variations de vocabulaire, d’expression, de syntaxe, de prononciation même, qui sont propres à une région française ou une communauté. 

Il ne faut pas confondre avec les langues ou les dialectes régionaux tels que le breton, le basque, ou encore le créole. Ici nous parlons de particularismes de la langue nationale, qui la diversifient et l’enrichissent de tournures et de termes spécifiques. 

En cours de FLE, les professeurs évoquent plus fréquemment les différences avec le français parlé au Québec ou au Luxembourg par exemple, et plus rarement des variations entre les régions françaises.

La typologie des régionalismes

Les régionalismes se perçoivent surtout à l’oral, dans le français parlé, et s’expriment beaucoup moins à l’écrit, avec l’usage d’un français plus soutenu et plus “conventionnel”. Ces variations peuvent être classées en 3 types : 

1. Les variantes de vocabulaire 

C’est l’expression la plus flagrante des régionalismes de la langue française. Il faut presque un petit dictionnaire à part entière pour les saisir ! 

“Peux-tu me passer le pichet s’il te plait” ? 

  • Ici on dit “carafe” – répondrait un toulousain.
  • Ici on dit “brodo”, répondrait un francilien.
  • Ici on dit “cruche”, répondrait un alsacien.
  • Ici on dit “pot d’eau” répondrait un lyonnais. 

Pas simple !

2. Les variantes de prononciation et de phonétique

Si l’on écrit “persil” ou “sourcil” : pas de doute, tous les Français écriront et comprendront la même chose. En revanche, la prononciation diffère. Dans le centre de la France, on ne prononce pas le L final !

Autre exemple : la phonétique autour de la lettre O est un critère discriminant en France… Prononcez les mots rose et jaune , et vous révélerez à vos interlocuteurs votre région d’origine à coup sûr ! Un son [o] vous rattache plutôt aux régions du nord, tandis qu’un son [ɔ] vous relie plutôt à la France méridionale. Voilà un petit jeu qui prête à sourire et suscite beaucoup de sympathie et de musicalité dans les dialogues ! 

3. Les variantes grammaticales

Plus complexes à aborder, les différences de syntaxe peuvent parfois choquer, et être assimilées à des fautes de grammaire proprement dites.

Prenons l’exemple frappant de l’emploi – dans certaines régions – du “y” dans de nombreuses tournures de phrases telles que “c’est-y pas sympa cette soirée ?”, ou encore “je vais y faire ” (traduction : je vais le faire, je vais m’en occuper). Cette tournure peut surprendre si vous sortez du grand Est français, car elle est fréquemment usitée autour de Lyon, de la Bourgogne, de la Savoie, du Dauphiné, etc. Voilà une tournure syntaxique à faire pâlir les ayatollahs de la grammaire française !

Cette complexité a fait l’objet de cartographies pour identifier les limites (approximatives) des régionalismes.

L’intérêt de connaître ‘le parler local’

Apprendre les nuances linguistiques régionales n’est pas primordial pour l’apprenant, mais c’est une plus-value ! Tout particulièrement lorsqu’il voyage, étudie ou travaille sur le territoire français : la connaissance du “langage local” peut faciliter son intégration, son immersion sociale et professionnelle. C’est un petit coup de pouce qui lui permettra d’attirer l’attention des natifs, agréablement surpris par sa maîtrise des subtilités régionales. Sans cette connaissance préalable, il faudra s’adapter et apprendre par l’expérience, sur le terrain, quitte à se faire corriger ! 

Comment les professeurs abordent-ils les régionalismes en classe de FLE ?

Tout dépend de la sensibilité des professeurs à cette problématique, du niveau et des objectifs des apprenants du FLE. Les professeurs peuvent se prêter au jeu et commencer par sensibiliser les élèves débutants aux variations phonétiques et de prononciation. Puis, ils traitent les variantes lexicales et grammaticales avec les apprenants plus avancés. 

C’est une façon de mieux préparer les apprenants à un éventuel stage, emploi ou séjour linguistique dans une région française spécifique. Ces aspects linguistiques s’intègrent dans une approche culturelle de la langue française, comme on aborde les spécialités gastronomiques qui ont leur propre vocabulaire aussi.

La sensibilisation des régionalismes n’est pas une priorité dans l’enseignement FLE. Elle peut être abordée lorsque l’occasion se présente par exemple. Ce rôle revient au professeur mais aussi aux guides ou aux hôtes français qui reçoivent les apprenants. C’est ce que nous nous efforçons de faire au cours de nos séjours linguistiques, lorsque nous accueillons étudiants ou adultes dans différentes villes et régions de France. La “traduction des régionalismes” fait partie de l’intégration et de l’immersion linguistique de nos élèves voyageurs. Cet exercice révèle la différence entre ce que les manuels présentent et la réalité linguistique quotidienne !

Et pour les apprenants, comment gérer les particularismes linguistiques ?

Il faut commencer par tendre l’oreille et avoir une bonne écoute. La compréhension orale et l’entraînement sont indispensables pour saisir les nuances linguistiques et les interpréter correctement. Les radios locales, certains podcasts peuvent aider à mieux appréhender les accents et les lexiques régionaux. 

En France, au contact des natifs, les apprenants peuvent se tourner vers leur guide ou leur professeur accompagnant pour lever le mystère sur certaines prononciations incongrues ou des mots de vocabulaire inconnus. En situation, il ne faut pas hésiter à interroger les locaux eux-mêmes, qui seront ravis d’expliciter les particularismes de leur langue et d’en évoquer l’histoire. 

Les régionalismes sont plus qu’une curiosité : ils participent du patrimoine et de la richesse de la langue française. Plus présents à l’oral qu’à l’écrit, ils sont révélateurs du dynamisme et de la vitalité de cette langue. Ils montrent combien la langue française est variée et se distingue de celle présentée dans les manuels pédagogiques. Les régionalismes interpellent et perturbent les apprenants du FLE, notamment lorsqu’ils deviennent une barrière pour bien communiquer et interagir avec les natifs. Mais ils sont aussi sources de situations comiques, d’échanges et d’enrichissements culturels ! 

Auvers-sur-Oise : voir les derniers paysages de Van Gogh

Auvers-sur-Oise : voir les derniers paysages de Van Gogh

70 jours, 78 œuvres :

Vincent Van Gogh a battu des records de créativité artistique dans cette période pourtant bien sombre de sa fin de vie à Auvers-sur-Oise. 

Ce village pittoresque du Vexin a sans nul doute été une source d’inspiration et un moteur pour le peintre, et pour beaucoup d’autres artistes… Visiter Auvers-sur-Oise vous immerge dans des paysages champêtres et bucoliques, et dans les derniers jours de la vie chaotique du peintre impressionniste. Une journée émouvante, passionnante et dépaysante à 1h de Paris.

Suivez le guide de Vacances Actives Linguistiques, réservez votre escapade à Auvers-sur-Oise

Les paysages du Vexin : ressourçants et inspirants

Auvers-sur-Oise est un village pittoresque lové au cœur du parc naturel régional du Vexin, et de ses grands champs ouverts et colorés. Irrigué par l’Oise, affluent de la Seine, ce paysage offre une grande bouffée d’air à ceux qui l’arpentent, au gré des chemins ruraux. Des ruelles bordées de maisons bourgeoises et de fermes en pierre calcaire, des manoirs et des chaumières, des champs de blé et de vastes étendues parsemées de fleurs. Ce décor a inspiré Van Gogh et bien d’autres artistes paysagistes et impressionnistes. Pissarro, Daubigny, ou encore Gauguin s’y sont ressourcés et y ont trouvé l’inspiration créative au contact de cette campagne. 

“ Il y a beaucoup de bien-être dans l’air. Un calme à la Puvis de Chavannes j’y vois ou y crois voir, pas d’usines, mais de la belle verdure en abondance et en bon ordre.” 

Lettre du 25 mai 1890 de Vincent Van Gogh à son frère Théo

Si vous avez déjà suivi notre guide à Fontainebleau, alors vous vous souviendrez du village d’artistes de Barbizon, et de son école de peintres… Nombre d’entre eux, représentants du mouvement des Impressionnistes, ont aussi fait étape à Auvers-sur-Oise, couchant sur leurs toiles les paysages du Vexin. 

Le Docteur Gachet et sa maison

Un autre point commun relie tous ces artistes : le Docteur Gachet, peintre, collectionneur d’art, et médecin homéopathe. Il s’est lié d’amitié avec les peintres impressionnistes et cubistes, comme Pissarro et Gauguin. Van Gogh, enchanté par cette rencontre, réalisa le portrait du docteur et représenta plusieurs fois dans ses tableaux la jolie maison bourgeoise du praticien. 

Le jour du suicide du peintre, le Docteur Gachet fut dépêché sur place, à l’Auberge Ravoux.

Le Château d’Auvers sur Oise

Le Château d’Auvers sur Oise est une splendide demeure bourgeoise du XVIIe siècle érigée par un puissant homme d’affaires italien proche de Marie de Médicis. En visitant ce domaine de style classique et ses jardins étagés, on découvre un parcours immersif et sensoriel sur le mouvement Impressionniste et ses nombreuses influences dans l’art. Une parfaite expérience pour s’imprégner des techniques et du contexte de ce courant pictural, si bien représenté par Van Gogh. D’ailleurs, le peintre hollandais immortalise le château d’Auvers-sur-Oise sur une toile intitulée Le château d’Auvers au coucher du soleil.

La promenade du parc y est très agréable et mène à un nymphée, une grotte circulaire artificielle surprenante, disposant d’un éclairage zénithal et décorée de coquillages. 

Toquez à la porte de l’Auberge Ravoux, entrez dans la dernière “maison de Van Gogh”

Vincent Van Gogh est venu se réfugier à Auvers-sur-Oise sur les conseils de son frère Théo, qui lui a vanté les mérites de cette campagne apaisante. Après des années tumultueuses, tourmenté par son âme et son art, Vincent Van Gogh passe les dernières semaines de sa vie à l’Auberge Ravoux. Le peintre y prend pension en mai 1890 dans une petite mansarde de 7m2, où il dessine inlassablement, et peint frénétiquement près de 80 tableaux.

Il a ses habitudes à l’Auberge, choisit toujours la même place pour se restaurer… jusqu’à ce jour de juillet 1890. Au milieu des champs de blé qui cernent le village, Van Gogh se tire une balle dans la poitrine, et se traîne jusqu’à sa chambre où il décède le surlendemain, le 29 juillet 1890. 

En découvrant ces lieux parsemés d’objets du quotidien, de reproductions de peintures et de lettres écrites à son frère… l’émotion est saisissante. 

L’un de ses derniers tableaux illustrent l’ultime paysage qui marquera son œuvre et sa vie : Champ de blé aux corbeaux. 

L’église et le cimetière d’Auvers sur Oise

Voici un autre motif récurrent des dernières peintures de Van Gogh : l’église d’Auvers-sur-Oise. Par son tableau éponyme, le peintre lui confère une notoriété mondiale ! 

Au Nord de l’église, le cimetière abrite la tombe de Vincent et de son frère Théodore Van Gogh. Tous deux décédés à quelques mois d’intervalle, ils furent inhumés côte à côte. Un lierre, issu du jardin du Docteur Gachet, recouvre et réunit les deux tombes d’une grande sobriété. Elles sont marquées par une pierre simple avec leurs noms gravés dessus.

Vincent Van Gogh n’est pas le seul artiste à être inhumé dans ce modeste cimetière. On croise aussi les sépultures d’Émile Boggio – peintre postimpressionniste, de Léonide Bourges – peintre, élève de Daubigny, ou encore Charles Sprague Pearce – peintre américain, élève de Bonnat.

Visiter Auvers-sur-Oise est un voyage dans le temps et dans l’esprit de Van Gogh. Riche d’émotions et de souvenirs, l’itinéraire retrace la fin de vie du peintre hollandais, et permet de s’immerger dans les paysages ruraux colorés qui ont inspiré de nombreux artistes. Lieu de vie, lieu de mort, lieu de création, lieu de folie, Auvers sur Oise et ses décors bucoliques et rustiques vous offrent une pause artistique et culturelle dépaysante à moins d’une heure de Paris !

Vacances Actives linguistiques vous invite à suivre les derniers pas de Van Gogh jusqu’au Vexin français : on attend vos réservations !

En visite à la braderie de Lille

En visite à la braderie de Lille

Envie de visiter la France en profitant des grands événements populaires du pays? La Braderie de Lille est une occasion à ne pas manquer ! 

Partez à Lille pour un voyage dans le Nord de la France, dans le plus grand marché aux puces d’Europe. Le temps d’un weekend, Lille devient un vaste bazar de brocantes et de moules-frites! 

Un rendez-vous festif unique qui donne l’occasion aux voyageurs d’apprendre les rudiments de la brocante et de la négociation, et de découvrir les traditions culturelles et culinaires partagées par des milliers de visiteurs, venus de France et du monde entier. 

La Braderie de Lille en quelques chiffres : 

  • 10000 emplacements, totalement gratuits ! 
  • 100 km d’étals
  • 2,5 millions de visiteurs, chineurs, badeaux, camelots en 2019
  • 33h de braderie non stop
  • Chaque 1er week end de septembre 

Quelle est l’origine de la Braderie de Lille ?

L’histoire de la Braderie de Lille remonte au Moyen Âge (première mention en 1127), on parlait alors de « franche foire » quand la municipalité de Lille autorisait les commerçants de l’extérieur à venir vendre sans payer de taxe. 

Au 16e siècle, la braderie devient un grand vide-grenier quand les domestiques sont autorisés à vendre les objets accumulés dans les greniers de leur maître, une fois par an entre le coucher et le lever du soleil. 

Cet événement populaire lillois a été plusieurs fois représenté par divers artistes, parmi lesquels le peintre romantique Watteau, qui y a consacré une œuvre désormais culte : La Braderie de Lille en 1800.

Comment se préparer pour la Braderie de Lille ?

La Braderie de Lille se résume en 3 composants : chine, fête populaire et moules-frites. Avis aux voyageurs : un chineur bien préparé est armé de patience, de bonnes chaussures, d’un parapluie, et d’un caddie ! Car la météo lilloise en septembre peut être capricieuse et venir perturber la fête.

A la braderie, on peut y trouver absolument de tout, du petit objet du quotidien à 1 euro, jusqu’aux perles rares, meubles et œuvres d’art pas forcément reconnus, qui font le bonheur des antiquaires professionnels et des collectionneurs. Si bien que l’événement attire curieux et experts du monde entier. 

Lille, une ville où règne l’art de négocier 

La négociation des prix des objets fait partie du jeu de la braderie de Lille. Le prix est “indicatif”! Alors il faut s’armer d’audace et de bagout, et se lancer dans le marchandage afin de conclure la meilleure transaction. Comme disent les Lillois : On parle la langue du billet ici !

La culture du commerce est ancrée dans l’histoire de Lille, qui s’est développée grâce à sa fonction de place de marché et de négoce dès le Moyen Age. 

Bien s’orienter pour bien acheter à la braderie de Lille

La Braderie occupe toute la ville, le linéaire des stands recouvrent des kilomètres de rues du centre de Lille. Alors il faut être stratège lorsque l’on est acheteur et bien connaître la géographie de la braderie. Il faut savoir que chaque quartier a son “style” d’objets et de vendeurs. Par exemple, pour les amateurs de meubles, mieux vaut se rendre aux boulevards Louis XIV et de la Liberté; pour les jouets, le rendez-vous est principalement à la gare Saint Sauveur; au royaume de la fripe, le parc Lebas et les squares Foch et Dutilleul se transforment en vaste vide-dressing !

On trouve forcément son quartier favori à la braderie de Lille, et on trouve toujours quelque chose à ramener! Mieux vaut anticiper la place dans la valise !

Traditions et attractions de la braderie de Lille

La surenchère sur les moules frites

C’est le plat incontournable de tout participant à la braderie de Lille. Traditionnelle et rapide, le plat de prédilection des chineurs et des vendeurs est préparé par tous les restaurants de la ville, et est servi sur des tables en banquet. Partager, festoyer ensemble à la même table : voilà l’âme de cette fête populaire.

Les moules marinières sont numéro 1 des ventes, mais la sauce au Maroille se défend, et réjouit les palets les plus aguerris. En moyenne, 500 tonnes de moules sont cuisinées le temps de la braderie.

Que faire des restes alors ? 

Les Lillois aiment décidément la surenchère ! Au lieu d’être jetées, les coquilles sont entassées minutieusement pour former un monticule le plus haut possible, appelant de nouveaux records chaque année. Rendez-vous ​​place Rihour pour voir les tas de moules les plus spectaculaires. 

Et après ? 

Les coquilles de moules sont enfin collectées et traitées pour être transformées en dalles de carrelage… Rien ne se jette, tout se recycle !

Un banquet hors du commun au Musée d’Histoire Naturelle

La Braderie est synonyme de banquets conviviaux pour les chineurs et les camelots… ainsi que pour les animaux ! Les visiteurs peuvent venir gratuitement rendre visite aux toucan, ourson, émeu et autre gorille, positionnés autour d’une table dans la salle principale du Musée d’Histoire Naturelle. une façon originale de découvrir les animaux dans un environnement peu commun, attablés pour honorer la tradition du banquet de la Braderie de Lille. 

Rendez-vous à La Vieille Bourse, pour la braderie du livre

Bienvenue au paradis des bouquinistes ! Quelle impression de grandeur en entrant dans la Vieille Bourse de Lille, bâtiment remarquable composé de 24 maisons de marchands. Ses façades majestueuses et colorées, ses têtes de lions et ses guirlandes, son architecture maniériste flamande, conjuguant Renaissance et Baroque, révèlent toute la richesse des commerçants du XVIIe siècle. 

En ce weekend de braderie, livres de poches en vrac et beaux livres en tout genre recouvrent des étals disposés dans ce lieu prestigieux. Nos voyageurs et apprenants du français pourront faire de belles trouvailles et glisser un livre souvenir dans leurs bagages, parfait pour continuer à travailler la langue de Molière…

Prêts pour faire un voyage au pays de la brocante ? 

L’agence Vacances Actives réserve le meilleur accueil (et les meilleures tables pour dévorer un moules-frites local!) aux voyageurs apprenant le français. A Lille, on y parle le français, le ch’ti, et le langage de la négo! Mais les voyageurs ne seront pas les seuls à déchiffrer les dialogues lillois, tant la braderie attire de visiteurs du monde entier !

Rendez-vous sur contact@vacancesactiveslinguistiques  pour préparer un séjour haut en couleurs dans les Hauts de France!

14 juillet : comment célèbre-t-on la fête nationale en France ?

14 juillet : comment célèbre-t-on la fête nationale en France ?

Voilà plus de 130 ans que la France a fait du 14 Juillet sa fête nationale. 

C’est l’occasion pour tout le peuple français, et pour les visiteurs étrangers de profiter d’un grand rassemblement populaire animé autour de nombreuses manifestations et événements officiels et festifs,…. Ce jour férié fait partie des symboles de la France, au même titre que La Marseillaise ou le drapeau bleu-blanc-rouge.

Voyons comment on célèbre la fête nationale en France et quels sont les événements à vivre pour cette occasion, partout dans le pays.

Pourquoi la fête nationale française est célébrée le 14 juillet ? 

A chaque pays son histoire et sa date symbolique pour la célébrer. La France a choisi le 14 juillet en commémoration de 2 événements successifs du XVIIIe siècle. En France, on fête tout d’abord la prise de la Bastille (prison symbole du pouvoir absolu) en 1789, une insurrection populaire interprétée comme « l’éveil de la liberté » par Victor Hugo.

Puis, le 14 juillet 1790 c’est aussi la fête de la Fédération nationale, jour où le roi Louis XVI fait la promesse au peuple de respecter la Constitution. En somme, ces deux dates marquent l’adhésion de la République française aux Droits de l’homme. Les trois idées de la République représentées sur le drapeau tricolore ont pris ce jour-là un sens : la liberté, l’égalité et la fraternité.

Comment fêter le 14 juillet à Paris : les événements incontournables

Assister au défilé militaire sur l’Avenue des Champs-Elysées

Le 14 juillet connaît toujours un grand succès et attire les foules, françaises comme étrangères. Être en visite à Paris à cette période, avec son guide francophone, c’est l’occasion de vivre un moment unique dans l’année : le traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées.  Il s’agit de la plus ancienne et la plus grande parade militaire en Europe! Après une préparation minutieuse, le matin du 14 Juillet à Paris, le spectaculaire défilé militaire réunit jusqu’à 4000 militaires et civils à pied, ainsi que des centaines de cavaliers, de véhicules et d’appareils aériens. L’événement se clôt par une démonstration de la patrouille de France, toujours impressionnante. Depuis plus d’un siècle, cette parade à la fois solennelle et populaire est donnée sur les Champs-Elysées pour que chaque citoyen puisse y assister librement. Alors bienvenue aux voyageurs étrangers et aux apprenants du français qui veulent vivre à 100% la fête nationale française à Paris !

Profiter de l’entrée gratuite de certains espaces culturels

Pour le 14 juillet, flâner à Paris est un bon plan ! Car de nombreux espaces culturels et musées sont ouverts au public et en accès gratuit. C’est le moment de se mêler aux Français qui profitent de ce jour férié et de la gratuité pour se rendre dans les musées et visiter une exposition… Par exemple, vous pourrez faire un tour au Louvre, qui ouvre ses portes gratuitement à tous les publics ce jour-là. ou encore au Musée Grévin, aux Invalides, … et pourquoi pas se mettre au frais en visitant les Catacombes même sans un sous en poche !

L’opération est mise en place aussi dans d’autres villes, qui décident de donner l’entrée gratuite à leurs visiteurs pour ce grand jour de fête nationale. Il faut donc se renseigner sur les opportunités dans chaque ville.

Ecouter le grand concert de la Tour Eiffel

Après une visite au musée, direction le Champs de Mars, au pied de la Tour Eiffel. C’est là que se tiendra un grand concert populaire. Il réunit des chanteurs et groupes français mais aussi internationaux ! C’est le moment de prévoir un pique nique et de réserver sa place au pied de la Grand Dame de Fer.

Admirer le feu d’artifice à 23h 

Ne bougez pas de votre place car après le concert, vous pourrez assister au tant attendu feu d’artifice du 14 Juillet. Depuis les Jardins du Trocadéro et la Tour Eiffel, un feu d’artifice spectaculaire est tiré devant les yeux ébahis de tous les spectateurs. Toujours féérique, innovant, il raconte en couleurs, sons et lumières une nouvelle histoire chaque année. Un incontournable pour fêter le 14 juillet à Paris. 

Comment fêter le 14 juillet dans les villes françaises ?

Partout en France, le 14 juillet se célèbre activement ! Dans chaque ville et village de France, feux d’artifice, défilés et bals populaires sont garantis sans jamais déroger à la règle.

Fêter le 14 Juillet à Bordeaux

Dans la capitale du vin, la fête nationale se célèbre sur les bords de Garonne. Les Bordelais se réunissent rive droite et rive gauche, entre l’historique Pont de pierre et le moderne pont Chaban Delmas, pour admirer un feu d’artifice tiré depuis le fleuve. Accompagnée d’un son et lumière, la féerie opère grâce aux splendides couleurs du ciel qui se reflètent dans l’eau de la Garonne. En 2022, Bordeaux fête le 14 juillet avec un immense pique-nique populaire sur les rives de Garonne, suivi d’une animation surprise pour marquer les 200 ans du Pont de pierre, monument historique construit sur ordre de Napoléon Bonaparte.

 Fêter le 14 Juillet à Lyon

Les Lyonnais ne sont pas en reste pour festoyer et proposer des animations aux habitants et aux visiteurs de passage. Lyon présente aussi un défilé militaire matinal organisé sur les hauteurs de la ville, ainsi que divers bals populaires animés sur les rives de la Saône et du Rhône.

Le grand show démarre le soir avec un feu d’artifice de grande hauteur tiré depuis la Colline de Fourvière. Un spectacle pyrotechnique hors pair et éblouissant, qui se marie avec les illuminations du monument dominant la ville. De quoi émerveiller petits et grands. A vous de jouer pour trouver le meilleur spot pour admirer le feu d’artifice !

Fêter le 14 Juillet à Marseille 

Démarrez la journée de fête nationale à Marseille par le défilé militaire, accompagné des aubades traditionnelles ! Le point d’orgue des célébrations est évidemment le fameux feu d’artifice tiré depuis le Vieux-Port. Des dizaines de milliers de personnes se rassemblent dans les rues et sur le parvis de ce lieu emblématique de la Cité Phocéenne, pour admirer le show pyrotechnique. Les fusées, lancées depuis différents pontons, se reflètent dans l’eau du port avec un effet miroir d’une grande beauté. Un moment vibrant, hors du temps à vivre au gré des cliquetis des mâts des bateaux amarrés dans le Vieux Port. 

La fête nationale dans les villages 

Partout en France, la Fête nationale est célébrée, y compris dans les petits villages. Où que vous soyez pour visiter le pays, en ville comme en campagne, des festivités ont lieu pour marquer cet événement de ferveur nationale. Il y aura donc un bal populaire et un feu d’artifice à découvrir mais attention ! La plupart des villages organisent leurs célébrations le 13 juillet, pour laisser la population admirer les grands événements des villes majeures le lendemain, le jour J.

Comment profiter à 100% de vos vacances en France pour le 14 juillet ? Faites confiance à Vacances Actives pour organiser votre séjour et vous proposer les meilleures visites et activités pour célébrer la fête nationale en France dans les meilleures conditions !